François HOLLANDE est notre nouveau Président de la REPUBLIQUE

Je souhaite à la FRANCE qu’il réussisse à rassembler    les français pour sortir de la crise économique et sociale et redresser notre pays avec justice.

Nicolas SARKOZY reste le Président qui a permis à la    France de traverser une crise financière mondiale. Il restera aussi celui qui a réformé. Il a sauvé notre système de retraites, donné leur autonomie aux universités, instauré le RSA et permis le    Grenelle de l’environnement qui nous engage dans l’économie du XXIème siècle. Il avait osé une composition    audacieuse de son 1er gouvernement avec Rachida DATI, Rama YADE, Fadela AMARA, Martin HIRSH, Bernard KOUCHNER et Jean-Louis BORLOO aux finances.

Hélas, trop de maladresses et un virage à droite depuis    l’été 2010 sous couvert de « recentrage sur les fondamentaux » ont rétréci considérablement sa majorité. La tonalité de sa campagne n’a pas été, non plus, à la hauteur d’une présidence    qui a fait traverser une crise mondiale à la France. Il s’est abaissé à exploiter les peurs et les faiblesses des Français qui se réfugiaient chez Marine LE PEN. Lorsque des gens ont    peur, ils ne sont pas rassurés par ceux qui viennent crier avec eux. Au contraire, cela augmente leur peur et les pousse au désespoir.

Le Parti Radical, avec tous les républicains    humanistes, a proposé de revenir aux valeurs de la République : la liberté, l’égalité, la fraternité. Nous attendions GUAINO, nous avons eu BUISSON !

Tous les modérés responsables ont été déçus. Cela    n’excuse pas ; à mes yeux, la décision personnelle de BAYROU. Son échec à incarner tout le centre, son refus de participer au rassemblement des forces du centre, guidé par l’idée qu’il    se fait de lui-même et de son destin national, ne justifie pas un tel changement d’alliance.

La gauche a fait le choix d’une coalition    socialiste-communiste-front de gauche et écolo. Ce n’est pas notre projet de société. Notre devoir est de proposer    une opposition intelligente et respectueuse. La démocratie nécessite que chacun tienne dignement sa place. Il faut soutenir toutes les propositions réalistes et tirer le futur    gouvernement vers une direction responsable. C’est l’engagement que nous devons prendre devant nos électeurs, c’est la participation républicaine que nous devons à la démocratie et c’est le    plus grand service que nous rendrons à la FRANCE.

Le budget 2012 du Conseil Général

Pour la 7ème année consécutive le Conseil Général du Rhône n’augmente pas ses impôts. Pourtant la situation financière est tendue compte tenu des dotations d’État qui ne progressent plus comme avant et des péréquations auxquelles est soumis le Département du Rhône en faveur des Départements en difficulté.

Le désendettement se poursuit avec une vigilance particulière et une renégociation constante d’emprunts structurés qui pourraient devenir « toxiques » mais qui pour l’instant ont fait économiser 40 millions d’euros au Département. Le pire n’est jamais sur, aussi il convient de ne pas dramatiser une situation que le Département du Rhône pourrait assumer. Le plus important est de renégocier sans cesse un réaménagement des emprunts avec des conditions stables.

Ce qui a marqué la séance du Conseil Général c’est l’irruption de 250 grévistes sur les 6 000 agents du département qui ont empêché la séance de se dérouler et ont obligé une reprise de 21 heures à 1 heure du matin. De nombreux collégiens étaient présents qui ont vu une triste image du fonctionnement démocratique de notre société.

Le droit de grève doit être respecté, mais une manifestation de grévistes qui représentent 4.5% des agents et qui empêchent l’expression des élus est inadmissible. Comment respecter maintenant des organisations syndicales qui participent aux commissions paritaires, aux avis techniques en vertu de leur légitimité syndicale alors qu’elles ne respectent pas le débat démocratique des élus du peuple. Il faut que les syndicats choisissent entre une attitude révolutionnaire, qui ne respecte rien, et les bénéfices financiers qu’ils tirent de leur représentativité officielle. C’est trop facile d’exiger de la République une reconnaissance et des financements et ne pas en respecter les règles.

Que vont rapporter en instruction civique les collégiens qui assistaient à ce triste spectacle ? Que dire des élèves qui feront du chahut pendant le cours pour couvrir la parole du professeur ? Qu’ils se comportent comme des syndicalistes irresponsables ?

Notre République mérite autre chose que ces comportements qui remettent en cause les équilibres de la vie en société.

 

Le budget 2012 de la Communauté de Communes Beaujolais Val de Saône (CCBVS)

Que n’a-t-on lu et entendu sur l’état des finances de la CCBVS ? Lorsque nos voisins s’interrogeaient sur l’intérêt de s’associer dans une nouvelle intercommunalité, c’était au plus alarmiste pour s’inquiéter de notre état financier. Et bien leur incompétence à lire un bilan aura été révélée par la seule vraie réponse à apporter : notre compte administratif et notre budget primitif. Que nous disent-ils ?

1- Que nous n’augmenterons pas les impôts, au contraire nous allons réduire la Taxe d’Enlèvement d’Ordures Ménagères (TEOM) pour récompenser les efforts de nos concitoyens qui ont mieux trié leurs déchets. C’est aussi le fruit de l’investissement que nous avons fait dans la communication sur ce sujet et le travail du personnel performant et motivé que nous avons recruté.

2- Que nous continuerons à redistribuer autant à toutes les communes de notre Communauté de Communes par la dotation de solidarité qui est maintenue en plus de la dotation de compensation de l’ancienne T.P.

3- Que nos recettes progressent de 300 000 euros mais surtout que nos impôts économiques : Contribution Foncière des Entreprises (CFE) et la Contribution sur la Valeur Ajoutée (CVAE) progressent de 10 % chacuns grâce au développement économique de notre territoire ; Ce ne sont pas les élus qui ont le mérite de ces performances, ce sont les entrepreneurs et tous ceux qui y contribuent par leur travail. Nous pouvons seulement revendiquer les conditions d’installation et de développement des entreprises de notre territoire puisque elles ont été notre 1ère préoccupation depuis la création de notre Communauté de Communes. Notre détermination et quelques décisions courageuses portent leur fruit aujourd’hui.

4- Enfin nous allons réaliser un équipement culturel important : médiathèque et cinéma, important pour donner toutes les chances à notre jeunesse de s’instruire et s’épanouir et aussi à toutes les générations qui profiteront de cet équipement. Nous savons le bien fait de tels équipements pour la santé de ceux qui en bénéficient. Cet investissement se fera sans recours à l’emprunt, comme l’an dernier cela veut dire que nous continuons à désendetter la Communauté de Communes des emprunts réalisés pour le gymnase GARDENT, pour tous les lycéens du nord de la Région Rhône-Alpes et l’achat de la gendarmerie que nous allons enfin pouvoir rénover afin d’héberger dignement les militaires chargés de nous protéger.

La charge de la dette est très basse et ne compromet donc en rien notre capacité d’investissement grâce à notre dynamisme économique. Plus que de longs discours ou d’inutiles polémiques, les chiffres sont là pour dire que les choix opérés ont été les bons et que la solidarité pourra continuer à s’exercer.

Rapport Développement Durable – Conseil Général

Le rapport que j’ai présenté à la séance du Conseil Général du 30 mars dernier répond  à plusieurs objectifs :

> il s’agit du 1er rapport de situation de notre collectivité en matière de Développement Durable (D.D), préalable au budget 2012 pour répondre aux nouvelles dispositions du code de l’environnement issues de la loi Grenelle II. 

> ce rapport prend également acte de notre obligation réglementaire d’établir pour le 31 décembre 2012 un Plan Climat Énergie Territorial (PCET) et un bilan de gaz à effet de serre, toujours en application de la loi Grenelle II.

> enfin de soumettre notre avis sur le Schéma Climat Air Énergie (SRCAE) co-piloté par le Préfet et le Président de la Région Rhône-Alpes.

Ce rapport signe un engagement fort de notre collectivité dans la démarche de D.D. Nous ne nous résignons pas à ce que l’avenir soit ce qui doit arriver, nous nous engageons pour qu’il soit ce que nous ferons, ensemble. Nous savons tous que nous vivons la fin d’une ère d’abondance des ressources naturelles qui nous a vu recourir sans retenue à des réserves que nous savons aujourd’hui épuisables. Nous savons tous que l’euphorie et même l’irresponsabilité financière engendrée par ce sentiment de toute puissance a provoqué une crise sans pareil. Le budget que nous avons adopté prend déjà en compte les limites des redistributions que notre collectivité ne pourra désormais accorder, comme par le passé. Plutôt que de gérer comptablement des réductions, le temps est venu de redéfinir ensemble un nouveau projet responsable, raisonnable, « soutenable » pour reprendre le terme qui a inspiré la notion de D.D mais qui doit être une formidable occasion de dessiner un « vivre ensemble » solidaire, épanouissant et rassurant par le respect de ce que nous avons de plus essentielle : la vie. La vie des êtres humains, la vie de tous les êtres vivants et la vie des milieux naturels qui est indispensable aux autres vies.

Notre assemblée ne répond donc pas seulement aux obligations réglementaires de rapport de situation, de PCET ou d’avis sur le SRCAE. Nous proposons une démarche plus vaste d’agenda 21 dans laquelle nous allons nous engager dans les 24 mois qui viennent. Le Grenelle de l’Environnement est né d’une certitude, la certitude que nous ne pouvons pas continuer à prélever plus que a planète ne peut supporter. Mais le Grenelle s’apparente surtout à une méthode qui repose sur un constat simple : aucun corps social aussi puissant soit-il ne peut engager à lui seul une mutation d’une telle ampleur. Le Département doit tenir sa place en faveur d’une gouvernance de D.D.

Il y a déjà 20 ans qu’au sommet de la terre à Rio en 1992, la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, (avec la France) a signé une programmation d’actions pour le XXIème siècle, l’agenda 21 et définit les principes qui permettaient de concilier les   3 piliers du développement durable :

–          la protection de l’environnement,

–          l’efficacité économique,

–          l’équité sociale.

Nous n’avons pas attendu ce jour pour prendre en compte ces 3 dimensions mais nous ne sommes pas non plus les « Monsieur JOURDAIN » du Développement Durable qui auraient fait du D.D sans le savoir. Mettre en œuvre des politiques territoriales soutenables ne se résume pas à une simple juxtaposition des 3 dimensions du D.D mais bien à un renouvellement des approches et des modes d’actions. L’ambition du développement durable est de viser 5 finalités à la fois, complémentaires et complexes :

–          dynamiques de développement suivant des modes de production et de consommations responsables,

–          lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère,

–          cohésion sociale et solidarité entre territoires et entre générations,

–          épanouissement de tous les êtres humains,

–          préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources.

La démarche qui doit relever de la gouvernance repose sur 5 composantes :

–          participation des acteurs,

–          organisation du pilotage

–          transversalité de l’approche,

–          dispositif d’évaluation partagé,

–          stratégie d’amélioration continue.

Ces modes d’élaboration et de suivi, au centre du D.D, sont indispensables pour donner la parole à tous les acteurs concernés et entendre ceux qui l’ont peu (les plus démunis, les enfants, les générations futures mais aussi ceux dont le handicap ou la dépendance ne permet pas de s’exprimer) et se réinterroger en permanence sur l’efficacité de son action.

Si notre collectivité à bien la culture de ces publics auxquels nous sommes chargés d’assurer la solidarité départementale il nous faut aussi prendre en compte la nature, qui ne s’exprime pas, mais qui peut réagir par des catastrophes, des catastrophes naturelles lorsqu’elle n’est pas prise en compte dans notre développement. Ces catastrophes ont un coût immédiat que nous mesurons bien au regard des sollicitations d’aide que nous ne manquons pas de recevoir mais aussi des conséquences qui peuvent être irréversibles. C’est la mobilisation de tous ces outils dans un objectif visant l’ensemble des finalités qui caractérisent un projet territorial de D.D, ou agenda 21, comme le reflet d’une volonté et d’une vision politique permettant de construire un devenir viable et vivable pour tous.

Le rapport de situation 2011 a pour objet de rendre compte de notre action au regard de la situation en matière de D.D. Pour ce 1er exercice, la description exhaustive à l’échelon départemental n’a pu être établie. Cet état des lieux constitue un objectif à remplir pour accompagner l’élaboration d’une stratégie territoriale de D.D. Il est indispensable de disposer d’indicateurs objectifs pour établir un profil simple et clair du territoire en matière de D.D, actualisables chaque année, permettant de mettre en avant les forces, faiblesses et enjeux sur le département et de cibler là où il est nécessaire d’agir pour apporter des réponses viables aux besoins économiques et sociaux du Rhône.

Nous travaillerons dans le cadre des référentiels d’analyse des enjeux au regard du D.D construit par le Conseil Économique social et environnemental pour accompagner la stratégie nationale de Développement Durable et parallèlement par le Commissariat Général du D.D et la DATAR afin de disposer de référentiels pertinents en fonction de leur capacité à être renseignés à rythme régulier et de la possibilité d’en disposer à différents échelons pour une mise en comparaison.

Les indices suivants seront analysés :

–          indice de santé sociale départementale,

–          indice de bien être humain,

–          indice de vulnérabilité du territoire face au changement climatique,

–          indice de qualité de l’environnement et de préservation des écosystèmes,

–          indice de consommation et de production responsable,

–          indice de gouvernance.

Le Plan Climat Énergie Territorial (PCET) est un document phare de la territorialisation du Grenelle de l’Environnement, il correspond au volet de l’agenda 21 relatif aux enjeux de lutte contre le changement climatique et d’adaptation aux effets de cette évolution. L’obligation de la démarche doit prendre la forme d’un bilan gaz à effet de serre et l’approbation d’un PCET au plus tard le 31 décembre 2012. Ces dispositions législatives doivent permettre à la France d’atteindre ses objectifs en terme :

–          de réduction des émissions de gaz a effet de serre de 20 % des émissions en 2020 par rapport à 1990 pour l’Union Européenne et  17 % pour la France,

–          de maitrise de la demande énergétique : baisse de 20 % de la consommation énergétique d’ici 2020 pour l’Union Européenne par rapport à 1990,

–          développer des énergies renouvelables à 20 % de la consommation finale en 2020 pour l’Union Européenne et à 23 % pour la France par rapport à 1990.

Notre PCET doit être compatible avec le Schéma Régional du Climat l’Air et de l’Énergie sur lequel nous devons également nous prononcer, schéma présenté par le Préfet et le Président de la Région Rhône-Alpes.  

L’élaboration du PCET se décline en 2 volets :

–          réduction des gaz à effet de serre, (atténuation du changement climatique)

–          stratégie territoriale anticipant les effets inéluctable du changement climatique (adaptation au changement climatique).

La loi exige sa mise à jour tous les 5 ans. Référentiels nationaux, cohérence avec les schémas régionaux et les initiatives locales, notre démarche s’inscrit dans un processus de participation et concertation forte. Les besoins d’un pilotage propre à la conduite de ce projet et l’appropriation de la démarche par tous (élus, agents du département, partenaires, acteurs locaux) ont été pris en compte et traduits dans une organisation visant à permettre un arbitrage politique et une cohérence globale.

Plusieurs niveaux de travail sont prévus :

–         en central avec les directions et les principaux partenaires de la collectivité (service de l’État, chambre consulaire, structure associative)

–          et sur le territoire ( MDR, collectivités territoriales).

dans l’objectif d’aboutir à une vision partagée du D.D.

Le 26 novembre 2011 notre assemblée a créé la commission de D.D composée des présidents de chaque commission thématique et d’un représentant de chaque groupe politique pour suivre l’évolution de notre collectivité.

Un Comité de Pilotage Technique Développement Durable représentatif de l’administration départementale et des domaines d’intervention du département appuiera la mission Développement Durabledans toutes les étapes :

–          diagnostic,

–          objectif

–          stratégie,

–          programme d’action,

–          évaluation,

–          amélioration de la concertation.

et la conduite du changement :

–          mobilisation interne

–          méthode de travail

–          organisation, management

–          formation.

pour soutenir son élaboration et sa mise en œuvre. La participation et la concertation indispensable à l’approche transversale et prospective s’appuiera sur des groupes de travail thématiques, des ateliers territoriaux.

C’est une petite révolution dans la gouvernance de notre collectivité que nous engageons mais cette remise en question peut être une grande chance pour l’avenir de notre département.« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous empruntons celle de nos enfants » a écrit St Exupéry. Il y a 18 ans, presque jour pour jour, j’arrivais au Conseil Général fort de cette sagesse, aujourd’hui je suis heureux de pouvoir la partager à l’occasion de ce rapport. C’est la noblesse de l’engagement politique que de relever les défis de civilisation et c’est bien l’honneur de l’assemblée départementale de relever celui du Développement Durable pour tous les rhodaniens, pour nos territoires et pour les générations futures.

Réaction aux fusillades de Toulouse et Montauban

Communiqué de presse

 

La Fédération du Rhône du Parti Radical  partage l’émotion de tous les Français après les drames de TOULOUSE et MONTAUBAN.

Après les attentats contre les militaires, d’origine antillaise, d’origine maghrébine, le meurtre d’enfants de culture juive ravive les plaies les plus douloureuses de notre histoire. Nous devons être forts et unis face à cette barbarie. Notre vigilance doit s’exercer aussi envers les propos ambigus et irresponsables qui alimentent les délires d’esprits perturbés.

Nous poursuivrons notre engagement pour la liberté qui nécessite une sécurité efficace mais aussi le respect des consciences qui passe par l’éducation qui doit libérer de toute régression animale.

112ème Congrès du Parti Radical

112-eme-Congres-Parti-Radical Pour les radicaux, depuis 112 ans, la république est un beau parti.

Ce congrès fut encore l’occasion d’un débat libre et démocratique qui a su rester digne. Et pourtant, l’élection présidentielle n’est pas l’obsession du Parti Radical. Nous avons toujours combattu la césarisation du pouvoir et le délire médiatique qui s’empare de cette échéance alors que les majorités se constituent lors des législatives pour gouverner la France. Mais puisque la constitution de la Vème république, que nous aspirons à voir évoluer, nous impose cette conjucture, nous ne l’esquivons pas.

La résolution proposée par Jean Louis BORLOO et adoptée à 76 % a repris la motion que j’ai défendue avec Laurent HENART. Elle réaffirme l’indépendance du Parti Radical. Une indépendance chèrement acquise au dépend de l’UMP et qui rassemble tous les radicaux. L’indépendance, c’est la liberté, mais la liberté impose la responsabilité. Elle nous impose de nous engager : « Libre et engagé » comme l’a écrit Jean Louis BORLOO.

L’indépendance ce n’est pas l’isolement. L’indépendance nous impose un choix, un choix clair et courageux. Bien sur, comme le réclamaient les Jeunes Radicaux avec l’insouciance de leur jeunesse, il serait plus confortable d’attendre le 1er tour pour se prononcer, marquant ainsi notre rejet d’une partie du discours que nous entendons à droite. Mais le Parti Radical, celui de Jean MOULIN n’a pas attendu 1945 pour résister. Notre honneur est de prendre parti immédiatement.

Nous l’avons fait en cohérence avec notre choix de société qui n’est pas celui de la coalition HOLLANDE-MELENCHON-JOLY. Nous l’avons fait en cohérence avec nos engagements depuis 1971 et le refus de l’union de la gauche qui tournait le dos au centre. Nous l’avons fait en cohérence avec les avancées sociales comme le RSA ou le Grenelle de l’Environnement qui ont été soutenues et portées par les radicaux ces dernières années. Nous l’avons fait en cohérence avec notre objectif que sont les élections législatives qui restent notre priorité. Nous avons la volonté de constituer un groupe central de la vie politique française qui rassemble les républicains humanistes, sociaux et européens et assure notre indépendance financière.

Aussi nous nous engageons avec exigence. Exigence envers le candidat de notre camp et exigence envers nous même.« Engagé pas Enrôlé » disait le philosophe radical ALAIN. Nous ne nous rallions pas à Nicolas SARKOZY comme Christine BOUTIN pour sa conception de la famille et quelques circonscriptions négociées. Non, nous nous engageons dans la campagne pour affirmer nos valeurs. Nos valeurs qui n’affaiblissent pas, qui ne divisent pas notre camp mais au contraire qui l’enrichissent, qui sont une plus-value capable de rassembler et de rassurer les électeurs ébranlés par les propos déplacés du début de campagne de l’UMP.

Mais ne nous réduisons pas à être le vernis social du soulier gauche d’un candidat boitant trop lourdement sur son pied droit ! Il y a des lignes à ne pas franchir et nous ne les franchirons pas. Nous restons les pieds sur terre bien ancrés dans nos convictions car comme disait CLEMENCEAU « même un pied dans la tombe j’aurai encore l’autre dans le derrière » de cette droite extrême qui reste notre adversaire. Cette droite extrême, cette droite populiste et cette « droite populaire » qui s’en rapproche et qui trouvera des candidats radicaux en face d’elle aux élections législatives. C’est ce que j’ai réclamé au nom de la Fédération du Rhône.

Il y a un débat au sein de la majorité entre les forces progressistes auxquelles nous appartenons, les forces conservatrices que nous voulons faire bouger et les forces réactionnaires que nous combattons.

Enfin il y a le grand meeting de Villepinte auquel j’ai demandé à Jean Louis BORLOO de ne pas aller. Le Parti Radical sera représenté par notre secrétaire général Laurent HENART qui portera l’engagement du Parti Radical pour le candidat de notre camp. Jean Louis BORLOO comme Rama YADE ne pourront partager l’estrade de Nicolas SARKOZY que lorsque nous seront rassurés par un discours plus conforme à nos valeurs. Nous voulons une France Forte et Juste et n’oublions pas que nous étions engagés ensemble pour que tout soit possible. Le principe du référendum qui divise les Français entre les « pour » et les « contre » est une conception à l’opposée du principe du Grenelle qui rassemble les représentants légitimes de toutes les tendances concernées par un sujet pour obtenir un engagement commun. Le Grenelle de l’environnement restera une des réussites du mandat de Nicolas SARKOZY, c’est cet état d’esprit que nous voulons rappeler dans la campagne que nous allons engager.

Article du Progrès: Les impôts locaux n’augmenteront pas cette année

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Nous méritons mieux que « ça » !

Les Français méritent bien mieux, dans une campagne nationale que des petites phrases assassines. Comment a-t-on pu disserter autant sur une phrase de Claude Guéant prononcée devant un parterre d’étudiants réacs dont la majorité des Français n’a jamais entendu parler ?

Tout était donc programmé pour faire « buzzer » cette provocation sur une hiérarchie des civilisations. Le but, nous le devinons facilement : marcher sur les plates bandes de Marine Le Pen.

Il ne faut pas prendre les Français pour des zozos. Nous attendons autre chose d’une campagne dans un contexte de crise économique sans précédent depuis 1929 et de changement de civilisation puisque l’avenir de la planète est menacé et qu’il faut construire une société nouvelle économe des ressources naturelles et plus juste.

Du « grand n’importe quoi » !!!

A quelques semaines de l’élection présidentielle, Nicolas SARKOZY nous annonce qu’il proposera des référendums sur des sujets de société après son élection.

Est-ce que l’élection présidentielle n’est pas l’occasion de proposer des orientations claires pour l’avenir sur lesquelles nous nous déterminerons en choisissant celui qui va les incarner ?

Je n’ai aucune sympathie pour cette élection présidentielle qui est la grande duperie nationale puisque ce sont les élections législatives qui suivent, qui déterminent la majorité, donc le gouvernement qui va diriger le pays. Le seul intérêt de l’élection présidentielle était de proposer un cap, une direction à suivre. Sil faut maintenant avoir recours à des référendums dans les mois qui suivent sans que le Président qui les propose n’engage sa responsabilité comme l’avait conçu le Général de Gaulle, alors oui c’est : « du grand n’importe quoi » !!!

Il y a une alternative aux grands clivages des Français entre les « pour » et les « contre » tel ou tel sujet. C’est la méthode du Grenelle de l’environnement qui consiste à rassembler autour d’une table tous ceux que tout oppose et trouver ensemble des solutions. C’est faire confiance à l’intelligence plutôt que d’attiser la bestialité par des petites phrases insupportables.

C’est « juste pas possible »

Nicolas SARKOZY nous répète depuis longtemps qu’il a 2 pieds : un pas à droite, un pas à gauche. Après un acte de contrition télévisé sur ce qu’il n’aurait pas dû faire, ce qu’il aurait dû faire et ce qu’il va faire à contre temps à la hâte avant l’élection, voilà le grand virage à droite démago populiste.

Nous n’en pouvons plus de ces voltes-faces : Docteur Jeckyl NICOLAS avec un 1er gouvernement rassemblant KOUCHNER, Rachida DATI, Fadela AMARA, Rama YADE, BOCKEL, Martin HIRCH pour le RSA et BORLOO au grenelle de l’environnement et puis Mister Hyde SARKOZY Chanoine de LATRAN, de la laïcité positive, du discours de Grenoble, préférant MARIANI, Nadine MORANO and Co et les dividendes de ses amis du FOUQUET !

Quand bien même ses propositions économiques reprendraient nos propositions radicales, rien ne peut se faire sans le rassemblement de toutes les forces vives du pays, sans leur réconciliation et leur motivation. Or c’est tout le contraire que nous propose SARKOZY. C’est la stigmatisation et la division et ça ce n’est plus supportable. Nous n’en voulons plus.

Avec Jacques CHIRAC, la droite française était restée digne face au populisme d’extrême droite. SARKOZY avec GUEANT en ont décidé autrement en faisant de la surenchère sur les thèmes sociétaux qu’un pays comme le nôtre avec son histoire, sa culture devrait porter.

La droite sociale et le centre ne peuvent suivre ce mouvement. SARKOZY a-t-il choisi son suicide politique ? Pour nous c’est « juste pas possible ».