Groupe interparlementaire d’amitié France-Allemagne

Le groupe interparlementaire d’amitié France-Allemagne, dont je suis membre, s’est réuni mercredi 20 janvier. Nous recevions S. Exc. M.Hans-Dieter Lucas, Ambassadeur d’Allemagne en France.

Les 4 thématiques ont été développées et permis des échanges  :

  • La crise sanitaire et son impact sur la circulation à la frontière franco-allemande
  • La défense et l’autonomie stratégique européenne
  • L’enquête IFOP sur l’image de l’Allemagne en France
  • Le contexte politique allemand

S’agissant de la crise sanitaire, en dépit d’une situation qui se tend en raison de la propagation des variants, l’objectif est d’éviter les restrictions de circulation aux frontières qui, au printemps, ont fortement impacté la vie des frontaliers et eu un effet symbolique très négatif. M. l’Ambassadeur a ajouté que l’Union européenne (UE), malgré une gestion de crise difficile au début, avait été unie et que les initiatives franco-allemandes, tant sur le plan de relance que sur la mutualisation des achats de vaccins au niveau européen, avaient eu un rôle très positif.

En matière de défense, l’Ambassadeur d’Allemagne a indiqué que tous les dossiers de la présidence allemande du Conseil de l’UE avaient eu pour fil conducteur le renforcement de la souveraineté européenne et la construction du « monde de demain », face aux enjeux climatiques et environnementaux actuels, notamment.

Le renforcement de la souveraineté européenne est une perspective stratégique que l’Allemagne partage avec la France, afin que l’Union puisse agir sur un pied d’égalité avec ses partenaires internationaux. Il s’est félicité des importants jalons posés au cours de la présidence allemande, notamment en matière de politique étrangère et de sécurité, en faisant état de l’accord sur un nouveau régime de sanctions en cas de non-respect des droits de l’Homme, ainsi que des grands projets relatifs à l’armement (système de combat aérien du futur – SCAF, char du futur…).

L’Ambassadeur d’Allemagne a souligné que le renforcement de la souveraineté européenne n’entre pas en contradiction avec les relations transatlantiques, en faisant observer que les États-Unis restent un allié-clef pour la défense de l’Europe.

Concernant le sondage IFOP sur l’image de l’Allemagne en France, S. Exc. M. Hans-Dieter Lucas en tire principalement les enseignements suivants : l’Allemagne bénéficie en France d’une appréciation très positive malgré tout, la connaissance de l’Allemagne en France doit être améliorée.

Un effort commun doit être fait par les deux pays pour l’apprentissage de la langue du partenaire.

S’agissant de la situation politique en Allemagne, l’Ambassadeur a rappelé l’élection à la tête de la CDU, le 16 janvier, de M. Armin Laschet, européen convaincu, actuel ministre-président du Land de Rhénanie du NordWestphalie et plénipotentiaire fédéral chargé des relations culturelles franco-allemandes. Il a ajouté que le candidat des Verts serait probablement désigné en avril et que le candidat du SPD, M. Olaf Scholz, était également un européen convaincu. Ainsi, la désignation de candidats pro-européens est-elle le reflet de la position europhile de la grande majorité des Allemands. Rappelant que les élections législatives allemandes doivent se tenir le 26 septembre 2021, le Bundestag débat des possibilités d’adapter les modalités électorales à la situation sanitaire.

L’Ambassadeur a conclu son propos en soulignant que le maintien d’une bonne dynamique franco-allemande et européenne était un défi commun pour les deux pays et que la gestion de la crise sanitaire, très difficile, a toutefois rapproché la France et l’Allemagne.

Ont suivi les questions des membres du groupe :

En réponse à Mme Angèle Préville soulignant le caractère spécifique et l’importance des échanges entre jeunes franco-allemands, qui donnent lieu à un accueil dans des familles de chaque pays et sont accessibles au plus grand nombre, l’Ambassadeur a relevé le rôle tout particulier des jumelages et des échanges pour améliorer la connaissance mutuelle des deux pays, encore déficiente, comme l’a montré l’enquête IFOP. Il a néanmoins fait observer que le problème réside davantage dans la mobilisation des jeunes que dans une perte de dynamisme de ces échanges, soulignant à cet égard le rôle particulièrement important de l’Office franco-allemand pour la jeunesse, auquel le Traité d’Aix-la-Chapelle a conféré des ressources supplémentaires et dont les programmes s’adressent à tous les jeunes, y compris les moins favorisés.

Mme Laurence Muller-Bronn ayant rappelé l’expérience très difficile vécue par les frontaliers pendant le premier confinement, ces derniers devant parfois faire des détours pour se rendre sur leur lieu de travail en raison de la fermeture de certains points de passage, le déficit d’information sur les mesures prises, perçues comme autoritaires, et les ressentiments engendrés par cette situation, l’Ambassadeur a confirmé la volonté de l’Allemagne de ne pas réintroduire ces restrictions de circulation aux frontières. Il a ajouté que le Comité de coopération transfrontalière instauré par le Traité d’Aix-la-Chapelle travaillait aussi sur la question, également soulevée par Mme Muller-Bronn, de la double imposition des travailleurs frontaliers en chômage partiel en Allemagne, imposés en Allemagne, conformément au régime allemand du chômage partiel, mais également en France, leur pays de résidence.

En réponse à M. Alain Milon sur la question des vaccins contre la Covid-19, l’Ambassadeur d’Allemagne a souligné qu’à la suite d’une initiative conjointe franco-allemande, l’achat de vaccins avait été mutualisé au niveau européen, avec une répartition très claire des doses, mais que chaque pays restait libre de procéder à des commandes supplémentaires, ce que l’Allemagne avait fait, sans que cela n’ait d’impact sur les achats de la Commission européenne.

Après avoir remercié l’Ambassadeur pour la prise en charge gratuite par l’Allemagne de patients français atteints de la Covid-19, M. Christian Klinger a interrogé l’Ambassadeur sur la place de la ville de Strasbourg en Europe. Pour l’Allemagne, a répondu S. Exc. M. Hans-Dieter Lucas, le siège du Parlement européen à Strasbourg n’est pas remis en cause, et la ville, au cœur de la relation franco-allemande, a bien une vocation européenne.

En réponse à Mme Valérie Boyer sur l’importance d’Arte, média essentiel à la promotion des liens entre les deux pays et à une meilleure connaissance mutuelle, l’Ambassadeur d’Allemagne a indiqué que le soutien à la chaîne – qui a fêté son 30e anniversaire – devait se poursuivre. Il a ajouté qu’Arte constituait un exemple pour toute l’Europe, citant notamment le projet de développer des programmes avec d’autres pays européens, comme la Pologne et l’Espagne.

Mme Michelle Gréaume a rappelé la nécessité de suivre la mise en place de l’accord européen de mars 2019 fixant de nouvelles règles relatives au chômage pour les travailleurs frontaliers : ainsi, les prestations chômage pour un travailleur frontalier résidant en France, licencié par son employeur allemand, doivent, depuis 2021, être versées par l’Allemagne.

Remerciant l’Ambassadeur pour cet entretien, M. Ronan Le Gleut, président, a rappelé les relations régulières entretenues avec le groupe d’amitié du Bundesrat, présidé par M. Tobias Hans, ministre-président de la Sarre.

L’Art du politiquement correct

Si la crise économique touche le monde de la culture, il est un art qui est épargné, c’est « l’Art du politiquement correct » pour reprendre le titre du livre d’Isabelle Barberis.

L’article qui lui est consacré dans le numéro 1244 de Marianne est éclairant sur la situation actuelle.

Pendant le confinement, la création culturelle n’est pas à l’arrêt. Un futur prix Goncourt est peut-être en cours d’écriture ou le scénario d’une future palme d’or à Cannes. Ou encore une chorégraphie qui entrera dans l’histoire comme le sacre du printemps de Pina Bausch et qui sait si, dans le secret d’un atelier, un peintre n’est pas en train de donner naissance à une œuvre aussi universelle que la Joconde ou aussi expressive que le Guernica de Picasso ? Sculpture, street art, les modes d’expression artistique ne manquent pas.

La création culturelle ne s’est pas arrêtée. Au contraire, certains artisans qui créent les structures pour de futurs spectacles ont du travail parce que la création est subventionnée.

C’est l’économie de la culture qui souffre. C’est la consommation culturelle, le consumérisme culturel peut-on dire qui n’est pas satisfait.

Même si la diffusion culturelle a pu être alimentée par d’heureuses initiatives comme celles des frères Capuçon qui nous ont fait partager de merveilleuses répétitions sur les réseaux sociaux.

Bien sûr les libraires ont souffert et la fréquentation des librairies nous a manqué. Devant les manifestations multiples, je n’ose avouer que je dois être le seul à n’avoir pas lu tous les livres de ma bibliothèque pendant le confinement !

Le monde du cinéma a annoncé des pertes de 1 milliards d’euros auxquelles Roselyne Bachelot a répondu par 1,1 milliards de subventions !

Je mesure les difficultés et la précarité de nombre d’artistes du spectacle, mais il faut profiter de la situation actuelle pour faire le point.

Si en périodes fastes certains artistes justifient leurs rémunérations parfois mirobolantes par la loi du marché, il ne faut pas qu’en périodes difficiles ce soit la collectivité qui doive assurer les compensations.

Et puis nous devons la vérité aux jeunes gens qui se lancent dans certaines carrières artistiques,  je pense aux arts du cirque par exemple.  Nous avons multiplié les écoles d’art du cirque et de nombreux artistes en sortent avec un immense talent, mais nous savons qu’il n’y aura pas de marché suffisant pour répondre à cette offre surabondante.

La culture a bien besoin de création dans l’art du politiquement correct.

Article paru dans le Patriote du 10 Décembre 2020

100 jours

Il y a 100 jours, je pénétrais pour la première fois dans l’hémicycle du palais du Luxembourg.


Je remercie encore toutes celles et tous ceux qui m’ont permis d’accéder à cette fonction. J’en mesure toute la responsabilité et m’efforce d’être à la hauteur de la tâche qui m’est confiée.

Dans un contexte d’exacerbation des populismes, de violence, de contestation des décisions politiques, les élus se doivent d’être exemplaires pour redonner confiance en nos processus démocratiques et notre République.
Le triste spectacle que nous donnent les États-Unis en ce moment, les violences qui accompagnent les manifestations des gilets jaunes sont autant de signaux inquiétants qui doivent nous faire réagir.
La crise sanitaire puis économique et sociale que nous traversons révèle aussi une grave crise d’autorité. D’autorité dans toutes les acceptations du terme : autorité de compétence mise à mal par nos élites scientifiques qui se répandent dans les médias pour donner des avis dans des domaines qui ne sont pas les leurs et qu’elles ne maitrisent pas parfaitement. Je l’ai dénoncé à la tribune du Sénat, devant le ministre de la santé, pour rappeler que les plus éminents virologues ou réanimateurs peuvent dire des sottises en santé publique pour gérer une crise. C’est grave parce que c’est toute l’autorité de la science qui est ainsi dévalorisée et qui laisse la place aux interprétations les plus farfelues.

Il y a également une crise d’autorité dans le non-respect de la loi, de ceux qui l’incarnent et la font respecter. Comment pouvons-nous supporter encore ces zones de non droit sur notre territoire ? Si les libertés individuelles doivent être absolument respectées, il faut rétablir l’ordre républicain par tous les moyens dont nous disposons. Je soutiendrai fermement toutes les propositions de rétablissement de cet ordre dans les textes qui nous seront prochainement soumis.
Pendant ces 100 jours, avec les projets de loi de finance de la Sécurité Sociale puis de l’Etat dans le contexte de plan de relance, je me suis aussi investi dans la programmation de la recherche de 2021 à 2030. Comme je l’avais dit pendant la campagne sénatoriale, la Santé, l’Education et la Recherche sont les enjeux majeurs de notre pays qui puisent sa richesse dans ses ressources humaines, le travail et l’intelligence de sa population.

La culture doit également être préservée en ce temps de crise car c’est la création artistique qui stimule toutes les innovations.
Viendra également le suivi de la loi de bioéthique, qui nécessite une réflexion continue au regard de l’évolution des techniques, des progrès de la science mais aussi de l’évolution des mentalités, des aspirations des nouvelles générations, avec toute la vigilance à apporter au respect de la dignité humaine.
Passionnant mais exigeant travail de réflexion.
La loi contre le séparatisme et les atteintes à la citoyenneté et la loi dite 4D, décentralisation, déconcentration, différenciation et décomplexification, viendront aussi à l’étude. Je ne manquerai pas d’échanger avec vous de multiples façons mais en privilégiant le contact direct comme je m’y suis engagé dans le respect des règles de protection qui nous sont imposées et que nous devons respecter.
Si tout n’est pas parfait dans la gestion de cette crise et si tout n’est pas exactement comme nous aurions pensé le faire, vous ne me trouverez jamais pour participer à cette critique incessante, cette contestation permanente de mesures qui arrivent trop tard pour certains, trop tôt pour d’autres ou parfois même les deux. Nous devons être solidaires c’est la solution la plus efficace même s’il est de mon rôle d’interpeler qui de droit, quand il le faut mais à l’abri du brouhaha médiatique indécent auquel nous sommes soumis.


Il est encore temps de vous souhaiter une bonne année, que nous nous efforcerons de rendre la plus agréable possible, chacun dans nos responsabilités.

Venez nous rencontrer…

Retour sur la réunion publique du 8 septembre à Saint-Cyr-Le-Châtoux

Mardi dernier s’est tenue une réunion publique de campagne à Saint-Cyr le Châtoux. J’ai eu grand plaisir à rencontrer les élus du territoire et à échanger avec eux sur les problématiques qu’ils peuvent rencontrer dans l’exercice de leur mandat.

Si je suis élu sénateur, c’est ce type de réunions que je souhaite poursuivre afin d’être au plus près du terrain et de recueillir les avis et opinions sur les projets en cours. C’est cette logique purement démocratique que je souhaite appliquer en tant que sénateur afin de garder le lien et la proximité avec les élus qui m’ont choisi.

Ces réunions sont bien sûr amenées à se poursuivre pendant cette campagne sénatoriale qui prendra fin le 27 septembre prochain. Vous retrouverez ici les prochaines dates des réunions : https://bernardfialaire.fr/2020/09/11/prochaines-reunions-publiques-elections-senatoriales-27-septembre/

Prochaines réunions publiques – élections sénatoriales 27 septembre

Nous continuons nos déplacements dans le département pour venir à la rencontre des électeurs dans le cadre de notre campagne pour les sénatoriales. Voici la liste des prochaines réunions publiques qui se tiendront dans les prochains jours :

  • 8/09 : Saint Cyr Le Chatoux à 19h à la Maison de village
  • 14/09 : Chazay d’Azergues à 18h à la salle de l’Orangerie de la mairie de Chazay d’Azergues
  • 14/09 : Villefranche à 20h dans la salle du Conseil municipal à l’Hôtel de ville
  • 16/09 : Genas à 19h à la salle Le Genêt, 2 rue de la République
  • 17/09 : Anse à 18h30 à la salle La Clairière, 1251 avenue de l’Europe
  • 17/09 : L’Arbresle à 20h30 à la salle Lucien Thimonnier, 201 Rue de Paris
  • 18/09 : Vaugneray à la salle des fêtes, 20 Boulevard des Lavandières
  • 21/09 : Millery à 18h à la Salle des Fêtes, Avenue Gilbert Fabre
  • 21/09 : Saint-Martin-en-Haut à 20h à la Mairie, Place de la Mairie
  • 22/09 : Tarare à 18h à la Salle du Caveau, Place G.A. Simonet

Je suis candidat à l’élection sénatoriale du 27 septembre 2020

Sénatoriales 2020 : candidature de Bernard Fialaire
Élections sénatoriales 2020

Article du Progrès du 4 juin 2020 sur le report du second tour des municipales et le nouvel exécutif de la Communauté de communes Saône Beaujolais

Pour l’OMS, la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social

La crise que nous traversons nous fait prendre conscience de la nécessite d’une approche globale de la santé qui ne se limite pas à la seule dimension sanitaire.

La santé ne relève pas d’un ministère restreint confié à un professionnel soignant. A l’image du grand ministère de Jean Louis BORLOO rassemblant le développement durable, l’énergie, l’écologie, le transport, un grand ministère de la Santé devrait rassembler le sanitaire, le médico-social et le social. Cette approche holistique de la santé pourra se décliner au niveau national en secrétariats d’Etats spécifiques confiés à des élus non spécialistes pour veiller à rendre les décisions intelligibles et compréhensibles. C’est la condition du contrôle démocratique nécessaire à la cohésion nationale.

Le gouvernement doit montrer le chemin avec un nombre de ministères restreint. Outre la Santé avec le social, l’Éducation avec la culture, l’Économie avec les finances, la Sécurité intérieure et extérieure, les Affaires étrangères et européennes, l’Aménagement du territoire sous toutes ses formes, constitueront un Conseil des Ministres resserré. Ces grands ministères pourraient se décliner en secrétariats d’état spécifiques confiés à des élus en charge de contrôler une haute administration brillante mais déconnectée de la réalité des territoires. La mise en oeuvre des décisions nationales par les collectivités territoriales rendra la décentralisation effective. Cette décentralisation qui ne se réduira plus à une administration territorialisée par les services déconcentrés de l’État. Il faut une réelle autonomie des collectivités dans leur domaine de compétence et ramener le rôle de l’État à en fixer le cadre.
Reste enfin à clarifier les compétences des collectivités locales pour que les citoyens sachent clairement qui fait quoi et que les élus puissent assumer leur responsabilité sans se défausser sur les autres collectivités. C’est en redonnant cette lisibilité aux citoyens que nous les réconcilierons avec la politique pour qu’ils retournent aux bureaux de vote plutôt que d’alimenter les querelles stériles des réseaux sociaux.