Déceptions et espoir

Certes l’équipe de France de Rugby a gagné au pays de Galles, vendredi dernier, gardant ainsi la possibilité d’un grand chelem. Mais je n’ai pas été très fier de cette dernière remise en jeu, ou plutôt en non jeu, dégagée directement en touche pour mettre fin au match et priver ainsi l’équipe de Galles d’une ultime possibilité de gagner.

Où est passé le panache français ? L’esprit du Sud Ouest de la France, de Cyrano de Bergerac ? Ce rugby français fantasque qui permettait de tout remettre en jeu en attaquant de ses 22 ?

Et dire que le rugby n’est qu’un jeu. On comprend alors que pour la compétition électorale des élections régionales on « joue autant p’tit bras ». Le début de campagne est lamentable, la composition des équipes consternante, le niveau des attaques affligeant. Il n’y a presque que Frêche qui brave les appareils parisiens. Faut-il se réjouir de son audace ou s’inquiéter de ses dérives ? Même si ses bravades sont réjouissantes, son cynisme de parrain en fin de règne est symptomatique de la puissance des roitelets régionaux.

De qui viendra la fraîcheur ? J’ai apprécié que Jean Louis BORLOO appelle les candidats radicaux aux élections régionales (qui avalent bien des couleuvres) à s’engager sur un comportement républicain qui leur permettra de soutenir tout projet objectivement utile à leur région et leurs habitants et à refuser un comportement hostile à priori aux propositions des autres camps. Une nouvelle façon de faire de la politique qui me plaît radicalement.

Rencontre avec Eric BESSON sur le débat de l’identité nationale

Comme tout républicain radical, je me suis immédiatement réjoui de la tenue d’un débat sur l’identité nationale. La question de l’opportunité de ce débat ne m’a pas effleuré car ce sujet est, à mes yeux, pertinent d’une manière générale et en tout temps.

Face à l’immense matraquage médiatique qui a cours actuellement, je dois avouer m’être un instant interrogé sur les éventuelles arrière-pensées de ce débat. Mais je suis de ceux qui ont voulu relever le défi et saisir la chance d’exprimer les valeurs auxquelles ils croient et pour lesquelles ils s’engagent. Et la volonté affichée par certains de refuser tout débat n’a fait qu’accroître mon devoir d’y participer.

Les médias ne sont pas tendres avec vous, Monsieur le Ministre, vous le savez mieux que moi. « Qui connaît Monsieur BESSON ? » … Certainement pas moi avant de vous avoir rencontré lors de ce débat. Je me dois de reconnaître que votre écoute, votre analyse et vos réponses vendredi dernier m’ont convaincu de la hauteur et de la profondeur avec lesquelles vous menez ce débat sur l’identité nationale.

J’ai eu l’occasion de vous dire qu’en France, on ne peut parler d’identité nationale sans parler d’ identité républicaine, tant la république et la nation forment un tout cohérent depuis les Lumières. L’identité républicaine est ce supplément d’âme qui permet d’élever l’identité nationale au dessus des seules considérations géographiques ou culturelles.

La philosophie de la république a été évoquée par le Père DEVERT, qui a cité Régis DEBRAY. J’ai prolongé cette référence par l’évocation des DEVOIRS que la république ajoute aux DROITS que la démocratie nous donne. J’ai rappelé le SOLIDARISME de Léon BOURGEOIS, avec le « quasi contrat » qui nous rend redevables envers la société qui garantit notre santé, notre éducation, notre protection sociale, notre sécurité et notre culture. Nos aînés payaient leur « dette » à la république par un service militaire, puis un service national, puis un service civique. Afin de concrétiser une part de ce que nous devons à la France et pour retrouver cet esprit d’engagement pour la république, il convient désormais d’instaurer un service citoyen, effectué par tous.

Les modalités de cet engagement citoyen peuvent être débattues : période unique ou plusieurs périodes, durée, lieu, au sein d’associations « reconnues » ou d’institutions officielles, sur la base du choix, du volontariat ou de la réquisition. Sur le principe, il faut seulement que ce service citoyen soit équitable, obligatoire, sans dérogation ni possibilité de rachat ou de substitution pécuniaire. Il doit viser à un échange ou un accompagnement de ceux qui ont suivi une formation courte par ceux qui ont bénéficié d’un enseignement théorique plus long. Cela peut revêtir un engagement dans la sécurité civile ou militaire ou un engagement humanitaire.

Actuellement, une partie de la jeunesse, qui réussit des études longues et coûteuses, trouve immédiatement des emplois dans des secteurs porteurs justement rémunérés. Et puis, à côté, il y a une jeunesse qui n’a pas réussi dans le cursus classique et qui doit payer encore par des contrats aidés à temps partiel, peu rémunérés, sa participation à une fonction publique très utile, voire indispensable à la société qui présente souvent cette contribution comme une charge de bienveillance.

Depuis la fin du service national obligatoire (dont seuls les plus défavorisés n’étaient pas exemptés), ce sont toujours les plus modestes qui ont répondu aux besoins de la société par les dispositifs successifs : CES, Emplois Jeunes, Contrats Aidés, etc… Quels qu’aient été leurs noms et leurs formes, ils ont toujours été peu valorisants.

Aussi rien n’est plus urgent, aujourd’hui, que la prise de conscience de ce que l’on doit à la société et le partage équitable de cette dette par une jeunesse qui doit se retrouver pour faire ce bout de chemin ensemble. Telle est la noble ambition du service citoyen que nous appelons de nos vœux au nom d’une identité républicaine dans la cohésion nationale.

Disparition de Philippe SEGUIN

Comme beaucoup d’entre vous, de droite comme de gauche, j’ai été touché par la disparition de Philippe SEGUIN. Il incarnait cette tendance républicaine de la droite que l’on dit sociale. Cela le rapprochait de la gauche républicaine qui ne sacrifie pas les devoirs aux droits.

Philippe SEGUIN était un citoyen engagé qui osait et qui résistait. Il avait une réelle légitimité sur l’échiquier politique et pourtant il n’a pas accédé aux postes qu’il méritait. Je pense, bien sûr, à Matignon où il aurait dû être nommé en 1995 après avoir fait gagner Jacques CHIRAC sur le thème de la fracture sociale. Hélas c’est JUPPE qui est devenu premier ministre, à contre temps et finalement ces 2 personnalités ont été sacrifiées.

En entendant Dominique de VILLEPIN sur les médias, je songe à l’injustice qui a permis à cet imposteur d’accéder à Matignon et d’oser encore revendiquer un rôle politique alors qu’il est l’anti SEGUIN : un homme de calcul, de coups tordus, sans légitimité électorale et qui n’incarne aucune tendance politique claire si ce n’est le culte de sa belle personne. Même les ambiguïtés de BAYROU apparaissent plus légitimes ! C’est dire !

Contribution du Parti Radical au débat sur l’identité nationale

L’organisation d’un débat sur l’identité nationale offre, à chacun d’entre nous, l’occasion de reconstituer le fil parfois ténu de son histoire personnelle, celle de sa famille, de ses ancêtres, de ses origines, de ses convictions et de ses croyances ; de procéder à un vaste examen de sa conscience citoyenne, historique et philosophique.

L’individu n’est pas une page blanche. Il ne naît pas orphelin car tout homme est au moins le fils d’idées, de rencontres, de révoltes ou d’adhésions. Et c’est cette somme de destins croisés qui forme une Nation. On comprend dès lors pourquoi la nationalité est tout sauf une évidence, une donnée statistique ou un simple fait juridique. Elle est au contraire un sentiment complexe, vivant, pluriel, profondément dynamique, situé aux confins de l’histoire, de la géographie et de la philosophie.

Ainsi et par un curieux paradoxe, ce qui est censé nous définir avec le plus de certitude ou de vérité vis-à-vis du reste du monde, relève lui-même du domaine de l’indéfinissable. D’où la nécessité pour chacun d’entre nous, d’effectuer, à intervalles réguliers, ce si beau et si difficile travail de conscience individuelle et collective. La Nation est une communauté de destin en perpétuelle interrogation et donc, en perpétuelle reconstruction. La figer, c’est la condamner. Surtout lorsque l’on est Français.

Car être Français, c’est d’abord une aspiration. On est Français parce qu’on le veut et parce qu’on croit à la devise de la République : liberté, égalité, fraternité. Trois mots qui à eux seuls, résument toute la quête de l’Humanité. Trois mots inflexibles et exigeants dont l’héritage est un devoir. Trois mots qui nous obligent et qui constituent la base de toute vérité collective, la condition de toute dignité et l’origine de toute communauté. Trois mots qui font toujours de l’autre un citoyen potentiel, un ami ou un frère.

Etre Français, c’est avoir la conscience claire, forte, profonde, d’appartenir à une communauté de destin. C’est avoir la conscience que cette appartenance permet non seulement de changer sa propre vie mais également de participer à l’histoire du monde. Etre Français, c’est vivre ensemble ; c’est vivre par les autres et pour les autres. Etre Français, c’est être universel ou, tout au moins, vouloir l’être, au-delà des différences d’origines ou de religions. C’est , à l’image d’un Claude Lévi-Strauss, chercher ce qui caractérise l’humain derrière chaque langue, chaque pays, chaque région, chaque croyance ou chaque coutume. C’est rechercher ce qui unit, ce qui rassemble et non ce qui sépare. C’est apprendre à voir l’autre par le prisme des Lumières et de la vérité. C’est aussi savoir répondre aux appels lancés par sa conscience.

Etre Français, c’est croire que la République est une aventure collective, qui se construit jour après jour, dans les victoires comme dans les épreuves, dans la prospérité comme dans la difficulté, dans la concorde comme dans les malentendus. Une aventure unique, inédite, car fondée sur une valeur – la laïcité – qui nous a été donnée en héritage et qui n’existe nulle part ailleurs. Une valeur qui plonge ses racines au plus profond de notre histoire et qui est le fruit de plusieurs siècles de maturation philosophique, de déchirements et de rassemblements, de guerres et d’aventures militaires parfois malheureuses.

En effet, si l’on se tourne vers les autres Nations en Europe et dans le reste du monde, on constate que parmi ce qui nous distingue, ce n’est ni la langue, ni la couleur de peau (mais quelle couleur en ces temps du métissage bienvenu ?), ni les origines géographiques, ni la même culture, mais cette notion si particulière de laïcité. Une notion qui se nourrit à la fois de respect, de tolérance et de distance critique. Une manière de vivre qui ne rejette rien si ce n’est l’obscurantisme, la violence ou l’aveuglement car la tolérance c’est d’abord de refuser l’intolérable et qui privilégie le libre-arbitre. Sans liberté de ne pas croire, il n’y a pas de foi véritable et sans la laïcité, notre devise nationale resterait en partie lettre morte. Elle en est la sève, le socle, la condition.

 

Ainsi, on ne peut pas parler en France d’identité nationale sans parler d’identité républicaine. Depuis les Lumières, la République et la Nation forment un tout cohérent, les deux visages d’une même réalité. L’identité républicaine est ce supplément d’âme qui permet d’arracher l’identité nationale aux seules considérations géographiques ou culturelles. C’est aussi celle qui nous permet de porter un regard sans cesse renouvelé sur le monde.

La fin ne justifie pas tous les moyens

La main de Thierry HENRY est un réflexe de joueur obsédé par la victoire. Aucun sportif, dans tous les sports, n’a échappé à une telle tentation au cours d’une carrière : une envie irrépressible de gagner.

Nous pouvons tous le comprendre, comme nous comprenons qu’un arbitre ne peut pas tout voir. A partir de là, il convient d’avoir le triomphe très modeste et de se racheter en se hissant enfin au niveau de finalistes d’une coupe du monde.

Des enfants gâtés !

Les progrès de la science nous permettent de bénéficier d’un vaccin contre la grippe A H1N1 et éviter ainsi le développement d’une pandémie qui fera forcément des victimes. Certains refusent, hésitent, s’interrogent.

Je me ferai vacciner dès que possible et j’inciterai tout le monde à en faire autant. Comme je le fais pour le tétanos, la polio, la coqueluche, l’hépatite, etc… Et lorsque nous aurons trouvé un vaccin contre le SIDA aussi et s’il y en a un contre la maladie d’Alzheimer aussi. Parce que le progrès, c’est ça.

On assiste actuellement à une recrudescence des rougeoles et de leurs dramatiques complications parce que le vaccin est refusé par des «bobos » qui trouvent naturel de faire des maladies. L’amanite phalloïde aussi est naturelle je ne le recommande pourtant pas !

Tout ce qui est excessif est insignifiant

La France sous SARKOZY serait « monstrueuse » selon Marie NDIAYE, le Prix Goncourt 2009. Comme quoi : on peut être un grand écrivain et avoir une perception de la réalité quelque peu déformée. N’est pas intellectuel qui veut ! Le talent littéraire ne confère pas automatiquement une lucidité dans l’analyse politique.

Pour autant cela n’autorise pas Eric RAOULT, Député UMP, à demander un rappel à l’ordre de l’impertinente par Frédéric MITTERAND. Il en serait fini de la liberté d’expression. C’est ça l’identité nationale ? C’est insupportable. Sauf pour Frédéric MITTERAND, si prompt à défendre maladroitement POLANSKI et qui semble très bien supporter sans rien dire cette situation. Quel courage ! Ne pas oser affronter un problème c’est le 1er pas vers la collaboration !

Identité nationale : le débat

« Il ne suffit pas d’y être, il faut en être » disait GUITRY à propos de Paris. Il en est de même de la France et de l’identité française. Se sentir Français c’est accepter et assumer le passé de la France et souhaiter participer à la construction de son avenir. C’est bénéficier des droits en acceptant les devoirs qu’ils confèrent. C’est être prêt à relever les défis qui sont devant nous.

« Heureux comme Dieu en France » disent les Allemands. Nous bénéficions d’un climat agréable qui fait de la France un pays tempéré. Un pays tempéré mais avec un fort tempérament. Situé à la croisée des chemins, la France a vu affluer les grandes migrations d’Asie, du Nord et du Sud qui ont tour à tour enrichi notre territoire. Lieu de migrations, donc lieu de rencontres aussi et d’échanges qui ont forgé une culture, des arts, un savoir vivre et un savoir être. Toute cette richesse a bien sûr favorisé une certaine suffisance. Mais cette suffisance peut aussi se révéler positive lorsqu’il s’agit de défendre seul contre tous des valeurs trop grandes pour nous seuls car elles tendent vers l’universel comme les Droits de l’Homme.

L’identité française s’est forgée dans l’Histoire dont le sens va vers plus de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. C’est cette Fraternité qui peut être une spécialité Française, une généreuse convivialité avec ses apparats : gastronomie, conversation, raffinement de l’architecture, du mobilier et de l’esprit. Ce raffinement ne va pas sans risque, le risque de ses excès dans le luxe jusqu’au mauvais goût. C’est ce que nous appelons aujourd’hui : le « BLING BLING ».

Alors faisons appel à d’autres traits de notre caractère : l’esprit de résistance. Celui du célèbre village gaulois, de Jeanne d’Arc, celui de DE GAULLE ou de Jean MOULIN, afin de résister aux méfaits du fric pour en revenir aux bases essentielles que sont l’harmonie de la nature, des arts et des sciences.

L’identité française c’est l’équilibre de nos excès et de notre modération, de notre arrogance et de notre générosité. C’est une généreuse humanité dans une nature généreuse. L’identité française agace ou rebute si elle n’est pas partagée. Alors il faut accepter, intégrer et assimiler pour qu’elle grandisse encore. La meilleure contribution au débat sur l’identité nationale n’est-elle pas le tout dernier album d’Astérix pour fêter son 50ème anniversaire ?

20 ans : Chute du mur de Berlin

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombait, libérant des millions d’habitants du bloc de l’Est. Cet évènement considérable qui symbolise la fin du communisme sera célébré à la hauteur de sa dimension historique.

Mais souvenons nous qu’il y a 20 ans, en 1989, nous fêtions aussi le bicentenaire de la Révolution Française. La véritable célébration n’a pas eu lieu sur les Champs Elysée le 14 juillet dans un étourdissement collectif s’envoyant en l’air sur les chorégraphies de DECOUFLE. Non, les authentiques célébrations de la Révolution Française ont eu lieu à TIAN’ANMEN avec ce chinois qui faisait front au char de l’Armée et la prise de la Bastille a été fêté place de BRANDEBOURG le 9 novembre avec la chute du mur de Berlin.

Aujourd’hui ce ne sont pas les luxueux repas officiels qui rendent un digne hommage à cet évènement, ce sont les assauts portés contre les murs qui prolongent ceux de la Bastille et de Berlin. Celui qu’il faut mettre à plat, c’est WALL STREET qui protège les possédants, les nantis, les cyniques qui ont repris leurs petites affaires, leurs grosses affaires, leurs bénéfices, leurs bonus, leurs stock-options au mépris de ceux qui travaillent, souffrent et sont victimes de la crise d’un système dont nous ne voulons plus.

Le Parti Radical a-t-il encore des raisons d’exister ?

Le siège du Parti Radical à Lyon était plein pour écouter Jonathan BOCQUET, jeune étudiant en sociologie politique, nous exposer son mémoire universitaire. Au-delà des adhérents, des sympathisants, des universitaires, de nombreux jeunes nous avaient rejoints pour cette soirée. Et ils n’ont pas été déçus. L’exposé de Jonathan était clair, sans concession et très lucide sur la grandeur du Radicalisme et l’insignifiance du Parti Radical aujourd’hui. Et pourtant, avec une telle « marque », de telles valeurs, un leader aussi populaire, qu’est ce qui ne marche pas ?

Un parti politique n’existe sous la Vème République qu’avec un candidat à la Présidentielle. Or depuis 1958 nous n’avons jamais eu de candidat, nous nous contentons d’un ministère pour le Président dans chaque gouvernement. Avec le risque d’attirer les opportunistes qui viennent se servir du Parti Radical, plutôt que de le servir. Ambiguïté aussi de son positionnement : à gauche, même extrême gauche à son origine, le Parti Radical est maintenant à droite, dans l’UMP.

Radicalement républicain, les Radicaux ont imposé la République à la France. Une République sociale, humaniste, laïque, européenne. Est-ce que l’œuvre est accomplie et que le Parti Radical n’a plus de raison d’exister ? Il ne doit pas être réduit à l’aile écologique de la majorité présidentielle, le combat pour la laïcité n’est pas terminé, la réflexion sur la bioéthique, sur le développement durable avec ses composantes économiques et sociales est encore à mener. Notre Président Jean Louis BORLOO est avant tout connu comme Ministre du Développement Durable et n’est pas perçu comme Radical. Nos parlementaires sont invisibles et inaudibles. Il y a au Parti Radical une faillite complète de la communication, une absence de porte parole qui devrait intervenir régulièrement. Pour être entendu aujourd’hui, il faut être en désaccord, critiquer, s’opposer. Cela ne va pas avec la méthode BORLOO de recherche de consensus. Il a fait adopter à l’unanimité le Grenelle de l’Environnement par des partenaires que tout opposaient.

Il y a aujourd’hui une façon radicalement différente de faire de la politique. Plutôt que de hurler avec les loups, polémiquer par petites phrases, les Radicaux avancent efficacement : reconnaissance du plan de cohésion sociale de Jean Louis BORLOO, des métiers d’aide à la personne et de l’apprentissage de Laurent HENART, succès du Grenelle de l’Environnement, succès électoraux à Aix en Provence, Perpignan et Aubervilliers, avec l’élection de 4 députés européens. Mais tout cela sans éclat, sans retombées médiatiques.

Après que Jonathan BOCQUET ait bien remis en perspective le Parti Radical depuis son origine en 1901 jusqu’à aujourd’hui, les questions et les interventions ont affluées :

« Sommes-nous compatibles avec l’hyper présidence de SARKOZY ? »,

« Nous sentons nous à l’aise avec le rapprochement du MPF ? »,

« Comment nous situons nous face à la dérive communautariste ? »,

« Que pensons-nous du bouclier fiscal ? ».

Et bien sûr nos relations avec les Radicaux de Gauche et les autres formations du centre.

Notre conférencier a demandé qui ne partageait pas les valeurs du Radicalisme dans la salle. Personne n’a levé le doigt et pour autant tous ne s’engagent pas au Parti Radical. Est venu le moment où la question du nom du Parti s’est posée. C’est une étudiante en Science Po, militante au P.S, qui est intervenue pour dire qu’on ne peut pas abandonner un tel nom, une telle histoire avec de telles valeurs. Il ne manque qu’un engagement militant dans ce parti de notables qui doit garder confiance et reprendre courage.

Merci Jonathan d’avoir aussi brillamment introduit et animé ce débat et à Jessy MANTEAU, Président des Jeunes Radicaux, de l’avoir organisé.