SPORNOCRATIE
La spornocratie est le néologisme de la nouvelle alliance dominante du sport, du sexe et des médias corrompus par l’argent. Après les frasques de Tiger WOOD, les dérapages auditionnés de RIBERY, GOVOU et BENZEMA on s’interroge.
Le sport devait permettre à des individus d’extraction modeste de réussir dans la société par une voie annexe qui valorisait le talent, l’effort et la discipline. Or tout ce fric accumulé, à faire pâlir d’envie même les traders, les rend-il plus heureux ? Plus épanouis ? Il ne semble pas, cela a plutôt tendance à leur tourner la tête.
Et ces corps d’athlètes qui font rêver toutes les femmes de la planète permettent à certains d’épouser des top- modèles habituées à vivre grand train alors que d’autres n’auraient comme solution que de se payer des prostituées mineures !
La spornocratie c’est vraiment l’écrasement de l’intelligence, de la culture, de la classe par le fric, le sexe et les muscles ! Quel gâchis.
Pour un réformisme radical
Si Jean DANIEL continue à écrire les mêmes éditos dans le Nouvel Obs, j’arrête d’écrire sur mon blog et me contente de recopier ses articles. Dernier en date : « Pour un réformisme radical », il reprend le mot d’Albert CAMUS qu’il décline en 14 points :
« 1- Je ne veux plus changer le monde, je veux le réformer. Je suis réformiste non pas seulement par renoncement à la révolution mais par croyance aux progrès, et je souligne que j’écris ce dernier mot au pluriel. On ne peut plus croire au progrès au sens de Condorcet, de Marx ou d’Auguste Comte. Avant d’être condamné au supplice, Prométhée a tout de même réussi à dérober quelques secrets à Zeus, qui ont fait progresser l’humanité en maints domaines. Je maintiens qu’on peut continuer à le faire ici-bas, dans ce monde et tous les jours.
2- Le réformisme radical se conçoit à l’intérieur de l’héritage des lumières et dans la considération de la raison critique comme un irréversible progrès, même si ces instruments intellectuels de la raison doivent servir à souligner les limites de la raison.
3- Le siècle précédent m’a conduit à refuser toutes les révolutions, à accueillir toutes les résistances et à m’associer aux entreprises de réformes, mais avec un RADICALISME qui empêche les compromis de devenir des compromissions. Le « réformisme radical » exclut toute passivité désenchantée. Il est animé d’un esprit de conquête nullement incompatible avec la passion démocratique, la vigilance républicaine, l’imagination de la modernité.
4- L’explosion des dogmes et des idéologies doit conclure à un respect, voire à un véritable culte de la complexité. En dehors des joutes de la politique et du divertissement des polémiques, le péremptoire n’est plus supportable. J’ai décidé, quant à moi, de m’intéresser toujours aux raisons pour lesquelles on est en désaccord avec moi…
5- La sagesse consiste désormais à ne jamais séparer les concepts de liberté et d’égalité. La première sans la seconde aboutit à la jungle des compétitions. L’égalité sans la liberté mène à l’uniformité et à la tyrannie.
6- Ne jamais séparer non plus le souci de la création de richesses du souci de leur répartition. C’est l’homme qui reste le but de toute création.
7- Dans cet esprit, l’argent ne peut être que le symbole d’une marchandise et l’instrument qui sert à mieux la faire circuler. Dès que la spéculation conduit à considérer l’argent comme une fin et non comme un moyen, autrement dit, dès que le capital se « financiarise », la société tout entière se transforme en une bourse des valeurs qui n’a plus le choix qu’entre un comportement suicidaire et le brigandage.
8- … HEQUEL a fait l’éloge de la Révolution (1789) mais non de la Terreur (1793), et il a vu dans cette dernière non pas un progrès mais une régression. Il n’y a donc pas de fatalité progressiste de la violence, bien au contraire.
9- Il peut cependant y avoir une nécessité de la guerre qui est à la fois « inévitable et inexcusable » pour des raisons d’autodéfense. Mais elle ne saurait être entreprise qu’en tout dernier recours, après que toutes les autres solutions ont été envisagées. Lorsque la guerre est décidée il faut garder à l’esprit 3 réflexions : « a- Oui, il faut parfois se résigner à la guerre, mais en n’oubliant jamais qu’en dépit de la justesse de la cause, on participe à l’éternelle folie des hommes » (Barack OBAMA) ; « b- Chaque fois qu’un opprimé prend les armes au nom de la justice, il fait un pas dans le camp de l’injustice » (Albert CAMUS) ; « c- La justice, cette fugitive qui déserte souvent le camp des vainqueurs » (Simone WEIL).
10- … Dans une époque où l’éclatement des dogmes, où les conflits de la foi conduisent aux fanatismes et où il devient de plus en plus difficile de parler d’universalité des valeurs, une haine s’impose, et le mot n’est pas trop fort, celle de tous les absolus.
11- … les victimes des génocides ne doivent pas se dire « plus jamais nous ! » mais « plus jamais ça ! ».
12- L’abolition de la peine de mort est l’un des grands progrès dont nous avons dit qu’ils étaient possibles mais à la condition que le délinquant à perpétuité ne soit pas conduit au suicide dans sa prison. Sinon, il s’agit seulement d’un meurtre déguisé.
13- … 14- …ne pas installer son fauteuil dans le sens d’une résignation aux malheurs de la vie et à la malédiction des hommes… »
Ces leçons que Jean DANIEL dit tirer de ses maîtres auraient toute leur place en préambule du futur manifeste du Parti Radical. Le réformisme radical est bien cet humanisme social, laïque, républicain auquel il convient désormais d’ajouter une dimension écologique. L’absolue nécessité de respecter la nature et tous ceux qui y vivent en replaçant l’Éducation comme priorité des missions de notre République.
Budget Belleville 2010
Le vote du budget de la commune est le temps fort de la vie municipale. Les impôts resteront les mêmes après la très légère baisse de l’an dernier. Depuis notre arrivée aux responsabilités nous avons baissé par 2 fois les impôts sans jamais les augmenter parce que nous le devons à nos concitoyens. C’est un effort de bonne gestion et d’économies qui ne compromet cependant pas les services à la population et les investissements.
Cette année encore un effort particulier sera fait en direction des plus fragiles avec l’augmentation de notre contribution au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) et des emplois aidés afin que ceux qui recherchent un emploi puissent participer par leur travail à la vie municipale afin de retrouver une utilité pour la société.
Avec l’augmentation du budget pour l’accueil de la petite enfance et nos travaux pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite et pour les économies d’énergie, nous restons fidèles à nos engagements. Nous diminuerons encore un peu la dette de la commune en empruntant moins que ce que nous allons rembourser.
Ce budget sera contraignant pour les élus, pour le personnel mais il est réaliste et juste.
France-Angleterre
La France a réussi le grand chelem en battant l’équipe d’Angleterre. Thomas LIEVREMONT, entraîneur du XV de France, a reçu ce texto : « Ce n’est pas parce qu’ils ont gagné que les joueurs sont heureux, c’est parce qu’ils sont heureux qu’ils ont gagné ».
Rien ne se réussit de beau sans enthousiasme. Ce sont les ambitions collectives partagées qui aboutissent.
Jean Louis Borloo au centre
Jean-Louis BORLOO, Président du Parti Radical, a réuni son Comité Exécutif le 30 mars pour faire le point au lendemain des régionales.
Le Parti Radical n’est pas une plus-value pour la Majorité lorsqu’il est fondu dans l’UMP. L’abandon du centre par le MODEM de François BAYROU laisse un vide qui est catastrophique pour la Majorité présidentielle.
Il faut rassembler les centristes radicaux, démocrates sociaux, écologistes, libéraux sociaux dans un mouvement indépendant de l’UMP pour créer une dynamique de 2ème tour qui puisse faire gagner la majorité.
Nicolas SARKOZY est allé loin dans l’ouverture, la prise en compte de la diversité, la place du Parlement, le soutien au grenelle de l’environnement. Il a géré de façon remarquable la crise à l’échelle européenne. Mais l’Europe est essoufflée face à une Asie en pleine croissance. Nous ne pourrons pas compter sur une redistribution facile car l’Europe est ruinée. Le retour à une gestion socialiste serait catastrophique tout comme un repli conservateur moyen qui aggraverait trop la fracture sociale avec ceux que la crise laisse au bord du chemin en plein désarroi.
Il faut de l’imagination, de l’humanité et de l’enthousiasme pour définir les nouvelles règles de développement durable de notre société.
Jean Louis BORLOO, personnalité de la majorité préférée des Français est le mieux placé pour rassembler les forces radicales, démocratiques, sociales, écologistes, libérales sociales dans le grand mouvement centriste humaniste et européen dont la France a besoin.
Jean FERRAT
Au moment où le Front de Gauche affronte les Verts, l’UMP, le Front National et le PS, Jean FERRAT nous quitte. Ce communiste au look d’écolo était chanté par tous. « La Montagne » est la chanson la plus chantée dans les banquets de pêche, chasse, nature et tradition ! La Fraternité c’est ça : partager l’allégresse de « C’est beau la vie » comme la tristesse de « Nuit et brouillard ». Il chantait la France et l’amour de la France mieux que tous les débats sur l’identité nationale. Les artistes ont ce vrai pouvoir de faire communier les peuples par ce qu’ils ont de meilleur en eux.
Que dire du 1er tour des régionales (2) ?
Les analyses politiques du 1er tour des Régionales semblent montrer que la majorité présidentielle ne s’est pas mobilisée pour aller voter. L’effondrement du MODEM de BAYROU attiré par la gauche laisse vacant le centre traditionnel social, humaniste, européen.
Le Parti Radical doit retrouver sa place dans cet espace politique avec son Président Jean-Louis BORLOO qui peut s’imposer comme le leader charismatique de l’écologie sociale, humaniste et républicaine. Ce doit être notre combat pour apporter à la Majorité Présidentielle et à la France cette force qui lui manque.
Vu au cinéma: la Rafle
La collaboration n’est pas qu’un mot. C’est une honte et la lâcheté ajoutées à l’horreur. Et si nos larmes n’y pourront rien changer, la résistance à la banalisation de la xénophobie reste un devoir.
Lu dans le « Nouvel Obs »
« La mondialisation a dérapé à partir du moment où il était admis que le marché avait toujours raison et qu’aucune autre raison ne lui était opposable. Elle a engendré un monde où tout était donné au capital financier et presque rien au travail, où l’entrepreneur passait après le spéculateur où le rentier prenait le pas sur le travailleur, où les effets de levier, atteignant des proportions déraisonnables, engendraient un capitalisme dans lequel il était devenu normal de jouer avec l’argent des autres, de gagner facilement, rapidement, sans effort et trop souvent sans une création de richesse ou d’emploi » De qui est cette dénonciation ? De Nicolas SARKOZY à DAVOS le 28 janvier dernier.
C’est pour ça que je suis dans la Majorité Présidentielle, c’est pour que ces paroles radicales aboutissent vraiment à une amélioration radicale des conditions de vie de ceux qui travaillent.
Que dire du 1er tour des régionales ?
Que 6 personnes sur 10 qui lisent ce blog ne sont pas allées voter. C’est dramatique pour la démocratie mais cette campagne méritait-elle plus de considération ?
Les Régions, collectivités soi-disant modernes, branchées, très communicantes, qui méprisaient quelque peu les Départements archaïques, bouseux, n’intéressent pas nos concitoyens. Ou plutôt les conseillers régionaux, que personne ne connaît, ne mobilisent pas. Il faut dire que le mode d’élection épuise les candidats lors de la constitution des listes. Ensuite on s’en remet aux sondages en annonçant les élus avant les élections.
J’ai déjà dit sur ce blog tout le mal que je pensais de cette campagne et dénoncé le fait du prince dans la constitution de listes qui recyclent les candidats battus sur leur nom, les collaborateurs d’élus, les apparatchiks, les favorites et les intrigants.
En démocratie, les électeurs ont toujours raison. J’espère que le message est bien reçu.
