« J’peux pas m’en empêcher »

Comment résister au plaisir de commenter les propos du pape Benoit XVI qui revient sur l’usage du préservatif ? Franchement, avec du recul, les propos de mon blog méritaient-ils autant de véhémence ?

Cela confirme l’utilité de débattre en toute liberté des sujets de société dans le respect des opinions de chacun mais débarrassé des interdits religieux. On mesure encore mieux l’intérêt de la laïcité dans le débat d’idées !

C’est une chance que nous avons de ne pas être emprisonnés par des dogmes. Il faut s’en souvenir au moment où s’ouvre la révision des lois de bioéthique. Notre civilisation est assez mature pour analyser le potentiel des progrès scientifiques et de leurs applications pour soulager nos concitoyens.

Osons échanger sans contrainte sur tous les sujets car les Vérités d’aujourd’hui ne seront pas celles de demain. Demain ne doit pas être ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire.

Le cas Juppé

Personne ne nie qu’Alain JUPPE soit intelligent, qu’il fut un excellent ministre des Affaires Étrangères et qu’il a, seul, porté le chapeau du système CHIRAC le privant peut être d’un plus grand destin national.

Pour autant, son retour au gouvernement était-il indispensable ? Le retrouver à la Défense, à son âge, pourquoi ? La vie gouvernementale est-elle une drogue dont il n’est pas sevré ?

Son retour en guise de cadeau de consolation est indigne de ce que doit être un engagement ministériel. Le repli sur les fondamentaux RPR de l’UMP signe la fin d’une dynamique d’ouverture et de modernité. Ce signe de frilosité n’est pas encourageant pour l’avenir.

Remaniement

Je suis heureux que Jean Louis BORLOO n’ait pas accepté de rester au gouvernement.

Lorsque l’on vire les symboles de l’ouverture comme Bernard KOUCHNER, Rama YADE, Fadela AMARA, Jean Marie BOCKEL avec Valérie LETARD et Hervé MORIN pour faire entrer Frédéric LEFEVRE et promouvoir Nadine MORANO, le départ de Jean Louis BORLOO est naturel.

La seule condition qui aurait permis à Jean Louis BORLOO de rester au gouvernement aurait été sa nomination à BERCY avec la réelle possibilité de réformer notre fiscalité trop injuste. Une grande réforme fiscale (un grenelle de la fiscalité) est nécessaire pour que le travail soit moins pénalisé par des prélèvements trop importants et que les revenus du capital soient mis à contribution de façon équivalente.

Je crains également que les bonnes intentions du candidat SARKOZY sur l’environnement et son engagement sur les recommandations de Nicolas HULOT ne soient abandonnées malgré l’ascension de l’ambitieuse NKM au sommet de ses talons.

Le refus de Jean Louis BORLOO rassure sur sa capacité à ne pas céder au confort ministériel dans lequel certains se complaisent et sur son courage à défendre ses convictions. J’espère que cet acte sera fondateur du rassemblement d’une force politique qui doit proposer une alternative sociale, humaniste et respectueuse de notre environnement.

Pourquoi un tel acharnement contre Jean Louis BORLOO ?

Depuis que le nom de Jean Louis BORLOO est avancé pour Matignon une campagne de dénigrement est engagée par l’aile droite de la majorité présidentielle, qui mérite quelques corrections :

« Plan de Cohésion sociale, Grenelle Environnement »

 

Introduction :

« La force d’une Nation est dans sa ressource humaine. Un pays n’est puissant que par les hommes et les femmes qui le composent, par l’envie qu’ils ont de vivre et de construire ensemble, par le rayonnement de leur confiance dans l’avenir et par la cohésion sociale qui les unit. La prospérité économique est indissociable de la prospérité sociale. L’ambition de ce Plan de cohésion sociale est de mettre tout le monde dans la famille France ». (Introduction du Plan de Cohésion sociale).

I/ Emploi/ travail :

Evolution du taux de chômage : 10,2% mi-2005 réduit à 7, 8% mi-2007.

. Insertion professionnelle des jeunes : 300 000 apprentis en 2004, 430 000 en 2008 (soit + 40%).

. Services à la personne : 390 000 emplois créés (à temps plein ou à temps partiel), 3 millions d’employeurs et 25 000 organismes agréés depuis 2005.

 

II/ Logement :

. 290 000 mises en chantier en 2000, 430 000 mises en chantier en 2007 (soit + 40%).

. 300 000 permis de construire en 2000, 565 000 permis de construire (soit + 70%).

. 42 260 logements sociaux en 2000, 135 000 en 2007 (soit + 222%).

. 100 000 prêts à taux zéro consentis en 2002, 240 000 prêts à taux zéro consentis en 2006 (soit + 140%).

 

III/ Rénovation urbaine :

11 milliards d’euros de subvention de l’Etat, 40 milliards de travaux (sur la période 2004/2013).

. 26 000 opérations de rénovation menées dans 592 quartiers prioritaires.

. 97% des projets de rénovation ayant fait l’objet d’une convention ont des opérations engagées.

. 2/3 des interventions concernent l’habitat social.

 

IV/ Grenelle Environnement :

Boom des énergies renouvelables :

– + 22% en deux ans.

– Avec : + 900% (photovoltaïque), + 94% (éolien), et + 66% (géothermie).

Boom de la rénovation thermique :

– Signature de 140 000 éco-prêts à taux zéro en 18 mois.

– Rénovation thermique de 250 000 logements en un an.

Boom des transports collectifs :

– Construction en cours de 420 km de nouvelles lignes (dont 205 km de tramways).

– C’est plus qu’au cours des 30 dernières années.

– 50 projets dans 38 agglomérations françaises.

Boom de l’agriculture biologique :

– Hausse de 24% du nombre d’agriculteurs bio en 2009.

– Hausse de 16% au cours de la même période des surfaces cultivées en bio

(2,64% de la SAU totale).

– Total du nombre d’exploitations en juillet 2010 : 19 594 (soit + 20% au cours des 7 premiers mois de l’année 2010).

Confirmation de ces résultats par tous les baromètres internationaux :

– Selon les Universités de Yale et de Columbia : la France est 7ème sur 163 pays en matière d’environnement (+ 3 places en un an).

– Selon le Parlement canadien : la France est le 1er pays du G8 dans le domaine du développement durable.

– Selon Eurostat, la France a le parc de véhicules neufs le plus sobre d’Europe grâce au bonus écologique.

Au delà des sarcasmes, des désinformations, il y a un bilan, une méthode, une vision pour la France. L’aile droite de la majorité s’est beaucoup exprimée depuis cet été et a beaucoup influencé les méthodes du gouvernement.

Si la réforme des retraites a pu passer en force, maintenant il est nécessaire de renouer le dialogue et redonner confiance à l’ensemble des forces de notre pays. Jean Louis BORLOO incarne la réussite de cette méthode, c’est pourquoi la France a besoin de lui à Matignon.

Futur et Progrès

Il faut réconcilier le FUTUR avec le PROGRES comme l’a dit Jean Louis BORLOO au forum de « Libération » le week end dernier à LYON. Les menaces écologiques qui planent sur la planète ne doivent pas remettre en question la notion de progrès, même si celui-ci a pu avoir par le passé des conséquences négatives. Il faut repenser la société dans laquelle nous allons vivre et que nous laisserons à nos enfants. Le progrès doit rechercher le « MIEUX » et non le « PLUS ». Il doit tenir compte des ressources naturelles que l’on sait épuisables. Toute l’intelligence humaine doit être au service d’un avenir meilleur qui doit respecter la nature et les êtres vivants.

C’est une révolution de nos mentalités mais c’est aussi un but exaltant à atteindre qui doit produire du « vivre ensemble » et de nouvelles richesses à partager. Il ne faut pas céder aux sirènes du pessimisme, de la régression et du repli sur soi. Demain sera beau, si nous le voulons.

Quel mot est plus beau dans notre langue que «ESPERANCE» ?

L’espérance de vie augmente dans notre pays comme sur toute la planète. Dans cette période de crise économique, ce doit être un motif de satisfaction à garder à l’esprit. Or on fait de ce point positif, une catastrophe : cela mettrait en péril l’équilibre des retraites et cela conduirait à voir s’accroître le nombre de personnes âgées dépendantes. Pourtant l’espérance de vie en bonne santé augmente beaucoup plus vite que l’espérance de vie générale. On surestime le poids à venir de la dépendance, une récente étude publiée le mois dernier dans « Sciences » conclu à une surestimation de 80 % des personnes âgées dépendantes à venir. On mesure le poids économique des personnes âgées en coût de santé ou dépense de voyage et loisir. Je n’ai pas trouvé de mesure de la production de richesse des personnes âgées.

Les retraités pourraient être considérés comme des « quasi fonctionnaires », ils sont rémunérés par la collectivité et exercent une fonction publique qu’ils choisissent : certains gardent leurs petits enfants remplissant ainsi la fonction d’assistant maternel, d’autres leurs parents parfois dépendants, complétant l’intervention des auxillaires de vie, d’autres assurent des tâches administratives dans la vie associative, d’autres sont producteurs de fruits et légumes en cultivant leur jardin. On le voit, nos ainés produisent des richesses qui ne sont pas toutes comptabilisées dans le PIB de notre pays. Le PIB est un mauvais indicateur du bonheur des habitants d’un pays, il faut trouver un indicateur qui mesure l’apport de nos ainés dans notre société. Cela permettra d’aborder les problèmes de retraite, de dépendance, de 5ème risque dans un autre état d’esprit.

Je reste consterné par la façon réductrice dont le débat sur les retraites a été rapporté. Le problème n’est pas de savoir comment assurer nos retraites futures, il est de trouver une solution immédiate pour payer celles de nos parents et de nos ainés. Nous ne pouvons pas créer une dette insupportable pour nos enfants à qui l’on demanderait de payer nos retraites alors que nous aurions refusé d’assumer celles de nos parents. Le message que nous envoyons aux générations qui nous suivent est inquiétant. Montrons-nous responsables et justes.

Hommage à Raymond DESRAYAUD

Nous étions très nombreux samedi dernier pour rendre hommage à Raymond DESRAYAUD et partager la peine de son épouse Simone, son fils Jean Paul et toute sa famille.

Raymond DESRAYAUD incarnait l’esprit d’entreprise, il était entreprenant dans tout ce qu’il touchait, c’était un « ENTREPRENEUR » au vrai sens du terme, un leader, un « CHEF d’entreprise ». La 1ère entreprise dans laquelle il excellait fut son entreprise professionnelle. Créée en 1926 l’année de sa naissance par son père Jean qui s’illustra chez les pompiers, il la rejoint en 1956 alors qu’elle compte 5 à 6 personnes. Il apporte aux établissements DESRAYAUD PÈRE ET FILS sa compétence technique, développe de nouvelles technologies, crée un bureau d’étude et élargi son domaine d’intervention dans le Grand Lyon. L’entreprise compte près de 50 employés dans les années 80, en 1986 lorsque son fils Jean Paul le rejoint pour lui succéder au poste de PDG en 1993. Raymond et son épouse Simone continuent à être présents et à s’investir dans cette entreprise familiale qui est reconnue pour son sérieux, ses compétences, la confiance qu’elle inspire aux architectes, aux donneurs d’ordre. Elle est appréciée pour la qualité et l’authenticité du travail. Il y a un terme symptomatique de l’état d’esprit qu’avait insufflé Raymond DESRAYAUD, il parlait toujours de «ses compagnons » pour parler de ses employés, cela en dit long sur la considération qu’il portait à ses collaborateurs.

La 2ème entreprise qu’il a menée à bien fut le club de rugby de Belleville. Après un titre national dans les épreuves sportives de sapeurs pompiers, il est devenu joueur de Rugby et le Président du Comité du Lyonnais qui l’a affronté s’en souvient. Puis il est devenu dirigeant auprès d’Albert D’AUTRYVE avant de lui succéder comme Président en 1956. Il le restera près de 40 ans avec un intérim entre 1983 et 1987. Il a pris le club dans les plus petites séries et l’a hissé en 3ème division nationale, à l’époque où la 3ème division était vraiment le 3ème niveau national puis en 2ème division dans la poule de 2 anciens champions de France : le Stade Français et La Voulte avec Bourg en Bresse, une division au dessus des clubs de Mâcon et Villefranche démontrant comment on peut se surpasser avec de la volonté, du sérieux et de l’enthousiasme. Il a fait confiance à des entraineurs Daniel BENASSI, Jean Claude BIDEGARAY mais aussi René DRESSY, René BARRAUD, Bernard GUENOT ou Albert DOUSTE. Il était attentif à tous les niveaux du club. La 1ère fois que je l’ai rencontré c’était dans son bureau où il a sorti d’un grand placard mon sac, mon short et mon maillot de l’École de Rugby. Plus tard il emmenait les équipes de jeunes dans la DS Break à une époque où on était moins regardant sur le nombre de passagers. Il était présent aux entrainements des équipes séniors puis aux repas chez la pomponnette avant que son épouse Simone ne cuisine les repas d’avant match servis dans le sous sol de sa villa spécialement aménagée. Ce fut un grand Président qui a porté le club lorsque je lui ai succédé en 1994 il était là, bienveillant, pour aider encore. Jamais je ne l’ai entendu réprimander ou menacer, il manageait par encouragement et enthousiasme.

Je l’ai appelé Monsieur DESRAYAUD, puis PRESIDENT et j’ai eu la chance de l’appeler ensuite RAYMOND comme tous ses amis. Il était attentif et attentionné avec ses connaissances, toujours discrètement. Et puis il avait l’esprit conscrit, ça en dit long sur son sens de l’amitié. Lorsqu’on a fêté ses 80 ans on se voyait fêter ses 100 ans comme sa maman ou son oncle. La vie en a décidé autrement comme elle en avait décidé autrement pour ses beaux frères Marcel et Michel, comme pour son fils Gilles. Il avait surmonté ce drame terrible avec courage, dignité et pudeur comme toujours.

Alors ce n’est pas un adieu que je veux lui dire, ni au revoir, je veux lui dire MERCI. Merci pour ce qu’il a donné, il aimait les voitures de sport, il aurait pu s’en offrir de belles avec ce qu’il a consacré au rugby. Merci pour l’exemple qu’il a donné en toutes circonstances. Et merci pour avoir été ce qu’il a été.

Bienvenue à LYON pour les ateliers des RADICAUX 2010

La Fédération du Rhône vous attend, comme beaucoup de nos concitoyens attendent des Radicaux qu’ils proposent une société plus juste. Cette nouvelle société devra être plus Républicaine, plus Écologique et plus Sociale.

Ces 3 thèmes seront développés samedi matin avec l’intervention de grands témoins qui enrichiront nos débats de leur expertise.

Les Français attendent des responsables politiques crédibles et authentiques, qui leur donnent envie de s’engager et de contribuer à redresser notre pays. Dans un climat de crise, les gens ont besoin d’être rassurés par une action politique constructive et visionnaire. Les Français sont capables d’accepter des réformes, s’ils ont le sentiment qu’elles sont justes et justifiées.

Le 4 septembre, il y a 140 ans, naissait une République qui a fait de l’Éducation pour l’Égalité des chances, sa priorité. Une République qui a de rassembler, d’intégrer et d’assimiler en s’enrichissant des différences. Elle a développé sa protection sociale grâce à une croissance économique stimulée par toutes les forces vives de la nation.

Aujourd’hui, il nous faut remettre l’Éducation au cœur de nos priorités. Il faut donner des chances égales à tous nos enfants de s’épanouir, de réussir dans notre société et de participer à la création des richesses qui contribueront à la solidarité nationale.

Il nous faut reprendre et développer le plan de cohésion sociale qu’avait engagé notre Président Jean Louis BORLOO.

Il nous faut poursuivre la mutation de notre économie dans le respect du Grenelle de l’Environnement comme l’avait fait partager, encore, Jean Louis BORLOO.

Nous attendons tous que notre Président Jean Louis BORLOO poursuive cet engagement radical pour la construction d’une nouvelle société plus Républicaine. Nous avons besoin de plus de République, de respect, de solidarité, d’humanisme et de sérénité.

Nous avons besoin d’autorité, pas de brutalité.

Nous avons besoin d’écoute, de compréhension, de dialogue et de compétence.

Nous comptons sur tous les Radicaux, tous les Républicains, tous les Centristes pour soutenir Jean Louis BORLOO dans la défense de nos valeurs.

Lorsque Fabienne LEVY a lancé l’invitation de ces ateliers des Radicaux à LYON, nous n’imaginions pas nous retrouver avec autant d’enthousiasme à un moment aussi crucial de notre vie politique.

J’espère que LYON, sa gastronomie, son cadre de vie, son savoir faire et sa culture radicale permettront à notre Parti Radical et à notre Président Jean Louis BORLOO de faire entendre une parole utile à la France.

Affaires WOERTH / BETTENCOURT

Les déclarations, scoops, démentis, créent un climat de suspicion autour des informations que les médias nous livrent. Souvent ce ne sont que les commentaires d’une révélation faite pas un autre média. Au bout du compte on ne sait plus si c’est un fait réel qu’on nous révèle ou si c’est le récit de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours !

Vraiment, et j’y reviens toujours, il nous faut une déontologie des médias avec un ordre des journalistes qui veillera à l’éthique de la démarche d’information et sanctionnera ceux qui ne la respectent pas. On ne peut laisser le marché (achat de presse à sensation ou financement de l’info par les puissances économiques), contrôler les informations nécessaires à la liberté des citoyens.

Affaire BETTENCOURT

Il y a des stars dans le cœur des Français : Johnny HALLYDAY, Thierry HENRY encore, qui va finir sa carrière aux USA. Tous ne payent pas d’impôts en France depuis des années et le bouclier fiscal ne les a pas fait revenir. Madame BETTENCOURT elle, paye beaucoup d’impôts en France et n’était pas partie même avant le bouclier fiscal.

Nicolas SARKOZY nous avait presque convaincus en affirmant que l’on ne pouvait payer plus de la moitié de ce que l’on gagnait en travaillant. Seulement voilà, on le découvre avec l’affaire Bettencourt, l’argent n’est pas rendu spécialement à ceux qui en gagnent en travaillant. Il est rendu surtout à ceux qui en gagnent encore plus parce qu’ils en ont déjà beaucoup. Et parfois parce qu’ils en ont hérité sans avoir jamais travaillé pour le gagner !

Il faut une fiscalité plus juste qui récompense davantage ceux qui travaillent, font des efforts, prennent des risques, produisent de la richesse et qui soit différente de celle qui taxe ceux qui ne font que profiter de la richesse produite par leurs concitoyens.