Hommage à Raymond DESRAYAUD

Nous étions très nombreux samedi dernier pour rendre hommage à Raymond DESRAYAUD et partager la peine de son épouse Simone, son fils Jean Paul et toute sa famille.

Raymond DESRAYAUD incarnait l’esprit d’entreprise, il était entreprenant dans tout ce qu’il touchait, c’était un « ENTREPRENEUR » au vrai sens du terme, un leader, un « CHEF d’entreprise ». La 1ère entreprise dans laquelle il excellait fut son entreprise professionnelle. Créée en 1926 l’année de sa naissance par son père Jean qui s’illustra chez les pompiers, il la rejoint en 1956 alors qu’elle compte 5 à 6 personnes. Il apporte aux établissements DESRAYAUD PÈRE ET FILS sa compétence technique, développe de nouvelles technologies, crée un bureau d’étude et élargi son domaine d’intervention dans le Grand Lyon. L’entreprise compte près de 50 employés dans les années 80, en 1986 lorsque son fils Jean Paul le rejoint pour lui succéder au poste de PDG en 1993. Raymond et son épouse Simone continuent à être présents et à s’investir dans cette entreprise familiale qui est reconnue pour son sérieux, ses compétences, la confiance qu’elle inspire aux architectes, aux donneurs d’ordre. Elle est appréciée pour la qualité et l’authenticité du travail. Il y a un terme symptomatique de l’état d’esprit qu’avait insufflé Raymond DESRAYAUD, il parlait toujours de «ses compagnons » pour parler de ses employés, cela en dit long sur la considération qu’il portait à ses collaborateurs.

La 2ème entreprise qu’il a menée à bien fut le club de rugby de Belleville. Après un titre national dans les épreuves sportives de sapeurs pompiers, il est devenu joueur de Rugby et le Président du Comité du Lyonnais qui l’a affronté s’en souvient. Puis il est devenu dirigeant auprès d’Albert D’AUTRYVE avant de lui succéder comme Président en 1956. Il le restera près de 40 ans avec un intérim entre 1983 et 1987. Il a pris le club dans les plus petites séries et l’a hissé en 3ème division nationale, à l’époque où la 3ème division était vraiment le 3ème niveau national puis en 2ème division dans la poule de 2 anciens champions de France : le Stade Français et La Voulte avec Bourg en Bresse, une division au dessus des clubs de Mâcon et Villefranche démontrant comment on peut se surpasser avec de la volonté, du sérieux et de l’enthousiasme. Il a fait confiance à des entraineurs Daniel BENASSI, Jean Claude BIDEGARAY mais aussi René DRESSY, René BARRAUD, Bernard GUENOT ou Albert DOUSTE. Il était attentif à tous les niveaux du club. La 1ère fois que je l’ai rencontré c’était dans son bureau où il a sorti d’un grand placard mon sac, mon short et mon maillot de l’École de Rugby. Plus tard il emmenait les équipes de jeunes dans la DS Break à une époque où on était moins regardant sur le nombre de passagers. Il était présent aux entrainements des équipes séniors puis aux repas chez la pomponnette avant que son épouse Simone ne cuisine les repas d’avant match servis dans le sous sol de sa villa spécialement aménagée. Ce fut un grand Président qui a porté le club lorsque je lui ai succédé en 1994 il était là, bienveillant, pour aider encore. Jamais je ne l’ai entendu réprimander ou menacer, il manageait par encouragement et enthousiasme.

Je l’ai appelé Monsieur DESRAYAUD, puis PRESIDENT et j’ai eu la chance de l’appeler ensuite RAYMOND comme tous ses amis. Il était attentif et attentionné avec ses connaissances, toujours discrètement. Et puis il avait l’esprit conscrit, ça en dit long sur son sens de l’amitié. Lorsqu’on a fêté ses 80 ans on se voyait fêter ses 100 ans comme sa maman ou son oncle. La vie en a décidé autrement comme elle en avait décidé autrement pour ses beaux frères Marcel et Michel, comme pour son fils Gilles. Il avait surmonté ce drame terrible avec courage, dignité et pudeur comme toujours.

Alors ce n’est pas un adieu que je veux lui dire, ni au revoir, je veux lui dire MERCI. Merci pour ce qu’il a donné, il aimait les voitures de sport, il aurait pu s’en offrir de belles avec ce qu’il a consacré au rugby. Merci pour l’exemple qu’il a donné en toutes circonstances. Et merci pour avoir été ce qu’il a été.

Publié le octobre 8, 2010, dans Ce que j'ai à vous dire, Vie Municipale, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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