Quelle réforme territoriale?
Ce qui est prévu à ce jour, c’est qu’en 2014 seront élus des conseillers territoriaux dans chaque canton.
Ces conseillers territoriaux siégeront dans leur département pour les compétences exercées aujourd’hui par les conseils généraux et se retrouveront tous à la Région pour les compétences des conseils régionaux.
Il n’y aura plus de conseillers généraux ni de conseillers régionaux mais seulement des conseillers territoriaux élus au suffrage direct sur leur canton et qui siégeront dans les 2 assemblées comme les conseillers municipaux qui aujourd’hui siègent au conseil municipal pour les compétences de leur commune et en conseil communautaire pour les compétences des communautés de communes.
Il est prévu que le département du Rhône passe de 54 conseillers généraux aujourd’hui à 69 conseillers territoriaux en 2014 avec une moyenne cantonale d’environ 24 000 habitants ce qui est à peu près la population du canton de Belleville.
En France on passera d’environ 6 000 élus (4 000 conseillers généraux + 2 000 conseillers régionaux) à 3 500 élus conseillers territoriaux.
La Commission Départementalede Coopération Intercommunale (CDCI) a voté le lundi 5 décembre 2011 une proposition de modification des périmètres des intercommunalités. Pour notre canton, les 11 communes de la communauté de communes Beaujolais Val de Saône rejoindront les 17 communes du canton de Beaujeu ainsi que Cenves du canton de Monsols pour créer une nouvelle communauté de communes.
St Georges de Reneins et St Etienne des Oullières entrent dans la communauté d’agglomération de Villefranche avec toutes les communes des cantons de Gleizé ainsi que Jassans Riottier, Liergues, Jarnioux et Ville sur Jarnioux.
Toutes les communes sont appelées à voter pour exprimer leur avis.
Edito du bulletin cantonal-Janvier 2012
C’est parce que je me suis engagé à vous rendre compte régulièrement de mon action pour le canton et le département que je remercie celles et ceux qui se sont impliqués dans ce bulletin pour me permettre de m’exprimer. Il permet de compléter les forums auxquels je vous invite deux fois par an, les rencontres régulières avec les élus, les rendez vous individuels et les échanges par mon blog.
Le Conseiller Général a 3 missions :
– défendre les intérêts du canton au sein du département,
– orienter la politique et gérer au mieux le budget du département (plus de 2 milliards d’euros en 2011),
– représenter et défendre les habitants du canton, leurs activités économiques, leurs services, leurs associations.
Le Conseil Général est une belle collectivité qui garanti la SOLIDARITE dans le département.
La Solidarité entre les personnes par la Protection Maternelle et Infantile (PMI), l’enfance en difficulté, les exclus (RSA), les personnes handicapées (MDPH) et les personnes âgées.
La Solidarité entre les territoires par les grandes infrastructures routières, par le soutien financier aux communes ou à leur groupement pour leurs grosses dépenses (assainissement, érosion, voiries, bâtiments…). Le département construit et entretient tous les collèges et organise les transports routiers (les lycées et les transports ferroviaires relèvent de la Région).
C’est une chance et un honneur de représenter la population du territoire où je suis né, où j’ai grandi et où j’ai toujours travaillé.
Après la vice-présidence chargée des personnes handicapées, des personnes âgées, on m’a confié lors du dernier renouvellement en mars 2011 la vice-présidence à l’environnement en plus de celle que j’exerçais à la santé. Ce sont 2 missions transversales essentielles pour la population et les territoires. Je veux donner du sens à tout ce que le Conseil Général assume dans ces domaines.
La santé et l’environnement doivent être les préoccupations primordiales d’une collectivité. Ce ne peut être qu’une liste d’actions mises en place côte à côte sans cohérence. Il en va de l’efficacité et de la bonne gestion des moyens déployés par le département.
Tout comme les nouveaux nés, certaines personnes gravement handicapées, exclues ou très dépendantes ne sont pas en mesure de réclamer ce qui leur est nécessaire, la Nature ne réclame rien mais se manifeste par catastrophe naturelle lorsqu’elle est trop négligée. Nos valeurs de Fraternité qui conduisent la solidarité départementale doivent maintenant s’étendre à la Nature pour prévenir les agressions qu’elle pourrait subir. Il s’agit de la même démarche éthique qui permet au bout du compte de développer les ressources humaines comme les ressources naturelles avec un bénéfice économique qui se mesure dans tous les domaines : réduction des dépenses de santé, gisement d’emplois, attractivité de notre territoire.
Notre canton, comme notre département, recèle de richesses que nous devons exploiter dans le respect des êtres vivants, des paysages, des ressources naturelles afin de donner au plus grand nombre toutes les chances de bonheur. C’est une belle et noble tâche que je veux vous faire partager.
Interview à Jazz Radio: « L’UMP du Rhône nous a maltraités »
Le président du Parti radical du Rhône était l’invité de Jazz radio pour l’émission Ça Jazz à Lyon, proposée en partenariat avec LyonMag.com.
« Si un parti politique existe, c’est pour être présent aux élections, rappelle Fialaire. Nous avons passé un accord sur le plan départemental avec le Nouveau centre pour se partager les 14 circonscriptions du Rhône. » Les centristes présenteront donc leurs candidats dans le Rhône pour les législatives de juin 2012. Avec au cœur de leur projet « la solidarité, la justice, la formation, la laïcité. » Des valeurs radicales bafouées par l’UMP, selon le président fédéral. « C’est ce que le président de la République n’a pas voulu mettre en avant il y a 14 mois lorsque l’arrivée de Jean-Louis Borloo a été évoquée à Matignon », pique-t-il. Et d’assurer que pour les Radicaux, il n’y aura pas « d’automaticité pour soutenir Nicolas Sarkozy. » « N’importe quel président qui sera élu sans majorité à l’assemblée ne pourra rien faire, glisse-t-il. Les majorités seront très courtes et le centre rassemblé doit être une force assez importante pour peser sur les futures majorités. » Il faudra donc que l’UMP fasse montre d’assez d’ouverture pour attirer de nouveau en son sein les radicaux, qui ont quitté le navire depuis mois de mai 2011. Mais tout n’est pas figé pour Fialaire. « Soit on est capable de se respecter et de répartir les forces et nous pourrions à ce moment-là retirer des candidatures », explique-t-il.
« Aux précédentes élections, nous nous sommes fait maltraiter par l’UMP au niveau départemental, rappelle Fialaire, qui estime que le nombre de candidats radicaux lors des régionales de mars 2010 a été bien insuffisant. Mais également au niveau national où l’UMP ne nous verse même pas ce qu’il nous doit (1). On en reparlera après les élections. Ils essaient de nous étouffer, ils ont débauché quelques radicaux, on ne se laissera pas faire cette fois. » Si vis pacem, para bellum.
(1) L’UMP était liée au PR par un contrat d’association. Selon les termes de ce dernier, le parti majoritaire reversait à son partenaire une dotation forfaitaire d’1 million d’euros. Si cette dotation a bien été versée de 2007 à 2010, le PR n’a rien touché en 2011.
Invitation aux Voeux du Parti Radical du Rhône
Chers amis,
2012 est arrivé, jouez haut bois, résonnez musette avec :
– une TVA sociale qui avait valu à Jean Louis BORLOO son bannissement de Bercy et que Nicolas SARKOZY voudrait imposer à contre temps, à la hussarde avant les Présidentielles ;
– l’annonce de la taxation des transactions financières dans un délai indéterminé alors que l’urgence nous la fait réclamer depuis des années, que Jean Louis BORLOO la propose depuis l’été dernier avec les amendements défenduspar les députés radicaux ;
– le financement de la protection sociale par l’ensemble des revenus et pas seulement ceux du travail;
– la nécessité de former les victimes du chômage qu’il faut cesser de considérer comme d’ignobles assistés mais au contraire comme des resources humaines à valoriser.
Les voeux du président de la République avaient, cette année, une odeur de Parti Radical, un goût de Parti Radical mais n’étaient pas ceux du Parti Radical.
Comme il faut préférer l’original à la copie, je vous invite :
MARDI 17 JANVIER 2012 à 19 HEURES
au siège du Parti radical du rhône (23 rue d’Algérie 69001 LYON)
Pour entendre les vraies propositions radicales que nous devons faire prendre en compte dans les échéances qui s’annoncent.
Bien radicalement.
Edito de la Salamandre – Janvier 2012
Au moment de se souhaiter une belle année à venir, la santé et le bonheur, comment ne pas s’interroger sur la période que nous traversons ? Quelles sont les répercutions de la crise mondiale sur notre vie communale ?
Nous continuerons à investir et développer les services à Belleville parce que depuis notre arrivée nous avons respecté quelques grands principes :
– Baisse de la pression fiscale : le journal Le Progrès a publié récemment l’étude des 273 communes du département qui classe Belleville dans les 3 seules communes qui ont réduit leurs impôts ces dernières années.
– Désendettement de la commune : aujourd’hui la charge de la dette représente 10 % de nos recettes de fonctionnement contre 15 % en 1995.
– Économie de fonctionnement pour permettre d’investir et soutenir l’économie locale en se montrant vertueux dans le respect de l’environnement comme en attestent les nombreux prix décernés à notre collectivité dans ce domaine.
Nous n’avons jamais souscrit d’emprunts à risque aussi alléchants étaient-ils, au contraire nous avons renégociés tous ceux que nous avons trouvés peu sécurisés. Nous devons à Robert Goudard, adjoint délégué aux finances, ainsi qu’à Henri Tonini ces décisions de sagesse et de raison.
La rénovation, extension de la Mairie sera bientôt terminée pour répondre aux obligations d’accessibilité et permettre d’accueillir dignement les Bellevillois en particulier lors d’évènements majeurs de leur vie comme leur mariage. Ce bâtiment est également le siège de la Communauté de Communes Beaujolais Val de Saône, du syndicat de traitement des eaux usées, du syndicat d’urbanisme, du syndicat des rivières du Beaujolais et du LYBERTEC qui gère le futur grand parc d’activité économique.
Cette mutualisation permet des économies de moyens qui participent à la bonne gestion des deniers publics. Belleville avec l’ensemble des communes des communautés Beaujolais Val de Saône et de la région de Beaujeu ont souhaité aller plus loin et donner une nouvelle dimension à notre développement économique et l’aménagement de notre territoire sans dépendre de l’agglomération de Villefranche. Notre territoire connait une croissance démographique, un développement économique et une reconnaissance d’identité autour des crus du Beaujolais et du Val de Saône qui sont des atouts pour une qualité de vie que nous voulons choisir ensemble.
Dans cette période où nous devons innover pour optimiser nos dépenses en investissant pour un avenir meilleur, nous tenons une vraie chance pour relever ce beau défi des années à venir.
La Grotte Chauvet en 3D
Il y a quelque chose de magique de visiter cette grotte préhistorique avec les moyens du XXIème siècle. Ce qui m’a marqué lors de la projection au cinéma de Belleville désormais équipé en numérique et 3D, c’est la grande fresque réalisée sur une paroi avec des chevaux imbriqués et qui m’a rappelé GUERNICA de Picasso.
J’ai vu il y a quelques années ce tableau au PRADO au terme d’un cheminement avec toutes les esquisses de Picasso. Du plus figuratif en couleurs jusqu’à son aboutissement stylisé, épuré en noir et blanc. Au terme de ce parcours, on ressent davantage toute la force de cette expression artistique. Picasso n’avait pas pu s’inspirer des fresques de la grotte Chauvet puisqu’elles n’avaient pas encore été découvertes mais la ressemblance est troublante.
Je reste persuadé que les artistes ont la capacité à puiser au fond d’eux même la vibration de la matière qui nous est transmise par nos ascendants depuis le big-bang et dans laquelle est inscrite l’évolution de l’humanité. Un chef d’œuvre est universel, en ce sens qu’il met en résonnance nos références les plus primitives, les plus hautes dans la chaine de l’évolution, donc les plus partagées. Le grand artiste a le génie de pouvoir et savoir respirer, écouter et retranscrire ces signaux originels.
Retournez voir GUERNICA de Picasso, allez voir le film sur la Grotte de Chauvet en 3D et allez au cinéma à BELLEVILLE !
C’est la criiiiiiiiiiiiise !
Ah si Coluche était encore là, pour commenter ou décrypter la situation. Je suis sur que ses commentaires seraient plus pertinents que les doctes propos de soi disant experts qui n’hésitent pas à dire un jour le contraire de ce qu’ils ont dit la veille ! Et en plus ils essayent de nous culpabiliser ! Tout serait de notre faute, de la vôtre, de la mienne mais en aucun cas de la leur. Il y a un microcosme qui décide de tout, qui dirige tout, qui se gave, qui se goinfre et qui nous reproche de vivre au dessus de nos moyens et qui maintenant veut nous faire payer. Travailler des horaires pas possibles, après des heures de transport pour gagner le SMIC serait un scandale ! Et lorsque votre entreprise est délocalisée par des financiers qui veulent faire encore plus de profits plutôt que de développer une véritable politique industrielle, vous allez bénéficier du chômage et si ça va mal plus tard du RSA : c’est cela vivre au dessus de nos moyens !!!
Pendant ce temps les dirigeants des grands groupes qui n’ont pas eu le mérite de les créer, de partir de rien, de prendre des risques, de faire des sacrifices vont s’attribuer des salaires mirobolants, indécents et si ça tourne mal ils sauteront en parachute doré. Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre « bon royaume de France ».
Puisque je n’ai pas de formation économique poussée, j’aimerai que l’on m’explique : l’euro est menacé, serait fragile mais vaut toujours 1.35 dollar US alors qu’à sa création il était presque à parité et que quelques mois plus tard il valait moins d’1 dollar US. L’économie de la zone euro aurait progressée de 35 % par rapport à la zone dollar ? Quel risque prendrait-on à dévaluer l’euro ? Ca nous rendrait plus compétitif à l’export par rapport aux Américains, aux Chinois, aux Russes, aux Indiens, aux Britanniques et autres Européens qui veulent le beurre de l’Europe et l’argent du beurre de l’Europe mais pas sa monnaie.
Comment notre triple A, dont on nous rebat les oreilles et dont le gouvernement a pris le risque d’en faire un signe de sa réussite économique peut-il varier du jour au lendemain ? Comment des agences de notations qui nous donnent chaque jour des leçons peuvent-elles se tromper, appuyer sur les mauvais boutons, se démentir quelques instants plus tard et garder une crédibilité ? Continuera-t-on longtemps à nous prendre pour des imbéciles ?
Nous dépensons plus que nous gagnons. Ca c’est clair, tout le monde peut comprendre. Quelles économies doit-on faire, peut-on faire, accepterons nous de faire si l’effort est juste et partagé ? ET quelles recettes supplémentaires apporter qui soient également justes en fonction des gains et des avantages reçus ces dernières années ? Ce sont les 2 seules questions qui vaillent.
Nous ne pouvons plus accepter les usines à gaz économiques que l’on nous a tant de fois proposer. La science économique est incapable de prévoir quoique ce soit. Alors servons nous en pour ce qu’elle sait faire : analyser le passé. Qui a tiré le plus de bénéfices de la situation ces dernières années ? Mettons-les à contribution. Il ne s’agit pas d’arriver avec un couteau entre les dents et de « tout leur prendre », mais de demander un effort particulier à ceux qui ont profité d’un système qui nous mène dans le mur.
Il faut une volonté politique pour cela. Qui l’a portera ? SARKOZY a fait la démonstration qu’il n’avait pas corrigé les inégalités, au contraire. Peut-il se transformer ? Le PS nous a épargné DSK. Je n’avais aucune confiance dans l’ex directeur du FMI pour corriger les inégalités accumulées depuis les années MITTERAND. Est-ce que François HOLLANDE sera crédible et convaincant pour plus de justice et d’équité ? Vraiment la candidature de BORLOO nous manque, il nous faut maintenant convaincre les candidats de reprendre ses propositions et alors tout redeviendra possible : il faut taxer les transactions financières, réformer notre fiscalité injuste et opaque. Quand cesserons-nous d’être aux ordres de la grande finance internationale qui place ses valets aux postes clés : BCI, Italie, etc.
Nos dirigeants ne parlent que de finances, de banques, de multinationales. Ils ne parlent plus de nous, du peuple. Et pourtant la richesse de notre pays c’est nous. Et c’est bien à nous que l’on va demander un effort pour redresser la situation dans laquelle leurs inconséquences nous ont plongés. Nous sommes la seule ressource. Nous ferons l’effort nécessaire si nous sommes en bonne santé, bien formé et motivé par une rémunération juste et partagée. Il ne faudrait pas nous oublier !
Lettre ouverte de Jean-Louis Borloo
Il y a vingt ans, les valenciennois m’ont demandé de les aider à sortir d’une crise économique, industrielle et sociale d’une très grande gravité. Depuis, je n’ai jamais cessé de me battre pour les Français, notamment pour les plus démunis : relance massive de la construction de logements, rénovation totale des 450 quartiers sensibles, baisse du chômage de 10,2% à 7,7% en trois ans grâce au plan de cohésion sociale, accompagnement de la mutation écologique de notre pays dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Pendant les neuf années que j’ai passées au sein du Gouvernement, j’ai toujours essayé d’être un bâtisseur, un rassembleur, un « tiers de confiance », tout en restant l’avocat des plus fragiles. Ma plus grande fierté est d’avoir été un ministre de « missions », souvent difficiles. Il y a un an, j’ai lancé un appel en faveur d’un virage social. Cet appel, hélas, n’a pas été entendu. Ceci s’est traduit par un profond déséquilibre au sein de la majorité que je n’ai cessé de dénoncer. J’en ai, pour ma part, tiré toutes les conséquences sur un plan personnel et politique. J’ai ainsi refusé de participer au Gouvernement, j’ai quitté l’UMP et j’ai créé, autour de l’Alliance républicaine, écologiste et sociale, un nouveau pôle d’équilibre.
J’ai également repris ma liberté. Au cours de ces derniers mois, j’ai travaillé très en profondeur pour comprendre les origines de la crise que nous connaissons, pour bâtir une vision et pour proposer un projet autour de mes priorités : la formation et la qualification de jeunes, l’école primaire, l’égalité des chances, la diversité, la baisse des prix du logement, la lutte contre le chômage, la croissance verte. J’ai réfléchi au moyen de défendre mes convictions. L’élection présidentielle étant devant nous, je m’y suis préparé patiemment et méthodiquement avec l’aide de mes amis et j’ai donné rendez-vous aux Français, à l’automne. À aucun moment, je ne me suis inscrit dans les schémas traditionnels des petites phrases, des négociations secrètes et des rapports de force.
Quelle est la situation aujourd’hui ? Quelle est mon analyse ? Tout d’abord, force est de constater que la dynamique des centres ne s’est pas créée : ni sur le projet, ni sur les hommes. Les raisons en sont multiples : manque de temps, malentendus, incompréhensions. J’en prends, évidemment, ma part de responsabilité. Sans cette dynamique, je ne vois pas comment une candidature centriste peut prétendre accéder au second tour et l’emporter. Je reste néanmoins convaincu que la France a besoin d’une grande formation humaniste, profondément européenne, assumant pleinement la diversité de notre pays.
Par ailleurs, la France, comme le reste du monde, fait face à une crise sans précédent suscitant un sentiment de crainte, de repli sur soi et de peur. Elle favorise également le développement de mesures simplistes, la recherche de bouc émissaires et le populisme. S’y ajoute un climat de suspicion généralisé lié à un interminable feuilleton judiciaire qui n’épargne aucune institution. Le risque populiste, en France comme en Europe, est réel. Et je ne veux pas faire courir ce risque aux Français. J’ai le sens de l’Etat et je suis un honnête homme. L’élection présidentielle n’est pas un concours d’ego ou de notoriété. Encore moins, le prologue de négociations à venir.
Je sais que ma décision va décevoir mes amis. Il aurait été bien plus facile de profiter des difficultés de la majorité, et notamment de la défaite au Sénat, pour exister et me démarquer. Mais, c’est une lecture trop rapide et superficielle. Je veux rassurer mes amis : je n’ai rien demandé, rien négocié, et surtout rien abandonné de mes convictions. Je vais continuer à me battre pour mes valeurs républicaines, écologistes et sociales. Je vais continuer à me battre pour que l’on cesse d’opposer les Français les uns aux autres. Et je vais continuer à me battre pour accélérer la recomposition du paysage politique français. Je suis, plus que jamais, un homme libre et déterminé à servir les Françaises et les Français.
Jean-Louis BORLOO
Lettre aux adhérents du Parti Radical
Chers amis,
Nous sommes encore sous le choc de l’annonce de Jean Louis BORLOO de ne pas présenter sa candidature à la Présidence de la République.
Notre déception est immense car nous mettions beaucoup d’espoir à le voir apporter des solutions nouvelles, plus justes et plus humaines aux défis que doit relever notre société. Beaucoup de nos concitoyens nous expriment aussi leur désarroi et les attentes qu’ils mettaient dans Jean Louis BORLOO. Il est bien dommage qu’ils expriment si tard leur soutien.
La décision de Jean Louis BORLOO est personnelle et nous la respectons. Depuis qu’il avait initié sa démarche de rassemblement des forces du Centre, il y a 1 an à Lyon, rien ne lui a été épargné : défection des uns, trahison des autres, manœuvre de l’Élysée et attaques personnelles indignes.
Nous savions tous qu’il n’était pas guidé par une ambition personnelle et un délire mégalomaniaque d’être candidat à tout prix. Il était prêt à incarner le Centre, mais un Centre rassemblé.
Nous avons tous notre part de responsabilité à n’avoir pas su rassembler plus largement autour de lui. Nous nous sommes heurtés aux petites chapelles qui font (parfois consciemment) le jeu des 2 blocs de droite et de gauche qui peuvent alors puiser dans leurs extrêmes les forces qui leur permettront de se partager le 2ème tour.
Nous regrettons aussi l’éloignement dans lequel l’a entrainé une partie de son entourage, plus attaché à se servir de lui qu’à le servir et qui ne lui a pas permis de mesurer l’enthousiasme qu’il pouvait susciter dans la population.
Il a redonné ses lettres de noblesse au Parti Radical qui n’est plus ignoré ni méprisé. Mais le Parti Radical doit guérir de cette malédiction qui l’amène à sacrifier des talents exceptionnels, aujourd’hui Jean Louis BORLOO comme hier Pierre MENDES FRANCE ou Jean-Jacques SERVAN SCHREIBER.
Nous saluons le courage des Laurent HENART, Rama YADE et bien d’autres qui, avec nous, le soutiennent loyalement.
Nous croyons toujours que des solutions moins brutales, plus justes, plus réalistes existent et nous attendons encore de Jean Louis BORLOO qu’il entraine toutes celles et tous ceux qui veulent vraiment servir notre pays et nos concitoyens.
Nous nous retrouverons le mardi 11 octobre à 19h au siège de la Fédération pour échanger sur cette situation nouvelle et ses conséquences.
Jumelage à Salzkotten
Le mois de juin 2011 a débuté par le voyage à SALZKOTTEN pour fêter le 20ème anniversaire du Jumelage. L’accueil qui nous est réservé est toujours remarquable, l’ambiance conviviale et le programme de visites très intéressant.
Cette année était particulière car Marc JULIEN qui a toujours été une cheville ouvrière de ce jumelage, n’était pas là pour fêter cet anniversaire. Avec Michael DREIER, le Maire de Salzkotten, nous avions décidé de courir le marathon de Salzkotten en mémoire de Marc. Nous l’avons fait, soutenu mentalement par les encouragements que Marc n’aurait pas manqué de nous promulguer. C’est long 42 kilomètres, on a le temps de penser, de se remémorer les bons moments qui nous permettent de surmonter la douleur et la fatigue. Comme dans bien des aventures dans lesquelles je me suis lancé, soutenu par Marc, c’est encore lui, par la place qu’il tient toujours dans nos mémoires, qui m’a permis de terminer cette épreuve.
En attendant de recevoir nos amis Allemands pour célébrer à notre tour le 20ème anniversaire du jumelage à BELLEVILLE en 2012, c’est aussi notre façon de faire vivre l’EUROPE et l’amitié entre ses peuples.
