C’est la criiiiiiiiiiiiise !

Ah si Coluche était encore là, pour commenter ou décrypter la situation. Je suis sur que ses commentaires seraient plus pertinents que les doctes propos de soi disant experts qui n’hésitent pas à dire un jour le contraire de ce qu’ils ont dit la veille ! Et en plus ils essayent de nous culpabiliser ! Tout serait de notre faute, de la vôtre, de la mienne mais en aucun cas de la leur. Il y a un microcosme qui décide de tout, qui dirige tout, qui se gave, qui se goinfre et qui nous reproche de vivre au dessus de nos moyens et qui maintenant veut nous faire payer. Travailler des horaires pas possibles, après des heures de transport pour gagner le SMIC serait un scandale ! Et lorsque votre entreprise est délocalisée par des financiers qui veulent faire encore plus de profits plutôt que de développer une véritable politique industrielle, vous allez bénéficier du chômage et si ça va mal plus tard du RSA : c’est cela vivre au dessus de nos moyens !!!

Pendant ce temps les dirigeants des grands groupes qui n’ont pas eu le mérite de les créer, de partir de rien, de prendre des risques, de faire des sacrifices vont s’attribuer des salaires mirobolants, indécents et si ça tourne mal ils sauteront en parachute doré. Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre « bon royaume de France ».

Puisque je n’ai pas de formation économique poussée, j’aimerai que l’on m’explique : l’euro est menacé, serait fragile mais vaut toujours 1.35 dollar US alors qu’à sa création il était presque à parité et que quelques mois plus tard il valait moins d’1 dollar US. L’économie de la zone euro aurait progressée de 35 % par rapport à la zone dollar ? Quel risque prendrait-on à dévaluer l’euro ? Ca nous rendrait plus compétitif à l’export par rapport aux Américains, aux Chinois, aux Russes, aux Indiens, aux Britanniques et autres Européens qui veulent le beurre de l’Europe et l’argent du beurre de l’Europe mais pas sa monnaie.

Comment notre triple A, dont on nous rebat les oreilles et dont le gouvernement a pris le risque d’en faire un signe de sa réussite économique peut-il varier du jour au lendemain ? Comment des agences de notations qui nous donnent chaque jour des leçons peuvent-elles se tromper, appuyer sur les mauvais boutons, se démentir quelques instants plus tard et garder une crédibilité ? Continuera-t-on longtemps à nous prendre pour des imbéciles ?

Nous dépensons plus que nous gagnons. Ca c’est clair, tout le monde peut comprendre. Quelles économies doit-on faire, peut-on faire, accepterons nous de faire si l’effort est juste et partagé ? ET quelles recettes supplémentaires apporter qui soient également justes en fonction des gains et des avantages reçus ces dernières années ? Ce sont les 2 seules questions qui vaillent.

Nous ne pouvons plus accepter les usines à gaz économiques que l’on nous a tant de fois proposer. La science économique est incapable de prévoir quoique ce soit. Alors servons nous en pour ce qu’elle sait faire : analyser le passé. Qui a tiré le plus de bénéfices de la situation ces dernières années ? Mettons-les à contribution. Il ne s’agit pas d’arriver avec un couteau entre les dents et de « tout leur prendre », mais de demander un effort particulier à ceux qui ont profité d’un système qui nous mène dans le mur.

Il faut une volonté politique pour cela. Qui l’a portera ? SARKOZY a fait la démonstration qu’il n’avait pas corrigé les inégalités, au contraire. Peut-il se transformer ? Le PS nous a épargné DSK. Je n’avais aucune confiance dans l’ex directeur du FMI pour corriger les inégalités accumulées depuis les années MITTERAND. Est-ce que François HOLLANDE sera crédible et convaincant pour plus de justice et d’équité ? Vraiment la candidature de BORLOO nous manque, il nous faut maintenant convaincre les candidats de reprendre ses propositions et alors tout redeviendra possible : il faut taxer les transactions financières, réformer notre fiscalité injuste et opaque. Quand cesserons-nous d’être aux ordres de la grande finance internationale qui place ses valets aux postes clés : BCI, Italie, etc.

Nos dirigeants ne parlent que de finances, de banques, de multinationales. Ils ne parlent plus de nous, du peuple. Et pourtant la richesse de notre pays c’est nous. Et c’est bien à nous que l’on va demander un effort pour redresser la situation dans laquelle leurs inconséquences nous ont plongés. Nous sommes la seule ressource. Nous ferons l’effort nécessaire si nous sommes en bonne santé, bien formé et motivé par une rémunération juste et partagée. Il ne faudrait pas nous oublier !

Publié le novembre 29, 2011, dans Ce que j'ai à vous dire, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :