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Humeurs estivales
Tout l’été a été pollué par cette notion de crise. Mais de quelle crise s’agit-il ? Il y a une composante masochiste dans cette crise, on se fait peur, on se fait mal. On nous prédit une épidémie grippale mais d’une grippe qui ne rendrait pas malade ! Ces angoisses collectives deviennent ridicules. En fait de crise, on se demande s’il ne s’agit pas d’une crise d’adolescence. On rejette le modèle des parents.
Les parents c’étaient quoi ? C’était Woodstock, la libération des corps, la fin de la discrimination, la prise de conscience du pouvoir collectif de la jeunesse, la contestation de la guerre. Maintenant on fait le contraire, on rhabille les corps : fini les seins nus sur les plages et dans le pire des cas c’est la burqua ! Fini les mouvements collectifs et retour à l’individualisme forcené où chacun en veut toujours plus pour lui et on continue les guerres en Afghanistan.
Il n’y a que les championnats du monde d’athlétisme avec Ussein BOLT, le Barack OBAMA Jamaïquain, pour apporter de la fraîcheur et de la fantaisie. On peut désormais battre des records du monde sans se prendre au sérieux ! Le stade entier lui a souhaité un bon anniversaire, c’est preuve qu’il n’y a que les choses simples partagées collectivement pour gouter au bonheur.
C’est ainsi que s’appelaient celles et ceux qui prirent la Bastille le 14 juillet 1789. Ils étaient prêts à donner leur vie pour des valeurs qu’ils plaçaient au dessus de tout : la LIBERTE, l’EGALITE et la FRATERNITE. La Bastille était le symbole de l’ordre ancien qui s’effondrait, emportant avec lui l’injustice et l’arbitraire.
Comment rendre hommage et rester fidèle à la mémoire de ces révolutionnaires qui ont fait de la France un modèle dans le monde ?
Il ne suffit pas d’assister au concert de Johnny, à une Garden Party ou au défilé des Champs Elysées. Il faut s’interroger sur les bastilles qu’il reste à abattre. Il en est maintenant de virtuelles comme l’ignorance ou le fanatisme qui enferment ceux qui en sont victimes. Ce sont des prisons intérieures d’autant plus redoutables qu’on ne les voit pas toujours.
Et puis il y en a d’autres, très visibles, ostensibles même, comme la burqua qui est une prison individuelle. Librement consentie disent certains ? Comment ne pas ressentir cette tenue comme un affront à celles qui se sont battues pour l’émancipation de la femme. La mode française a toujours accompagné l’évolution des mœurs et c’est l’honneur de notre pays d’avoir permis la libération vestimentaire comme celle des corps et des esprits. La burqua n’est pas un symbole religieux, c’est un signe d’asservissement de la femme, d’un enfermement quasi autistique.
Notre époque souffre d’un individualisme excessif, d’un repli sur soi, d’un mépris de l’autre. Cela a conduit à la crise économique sans précédent que l’on connait par le comportement égoïste de quelques uns qui accumulaient de façon provocante. Nous ne nous en sortirons qu’avec plus de respect et de partage, avec plus de Fraternité et d’ouverture aux autres.
Aussi, nous ne pouvons pas tolérer un repli sur soi, un refus d’ouverture et de partage aussi ostentatoire que l’est la burqua. Nous avons exporté les valeurs de LIBERTE, d’EGALITE et de FRATERNITE dans le monde, ce n’est pas pour importer des pays les plus rétrogrades sur les droits de la femme, une contrainte vestimentaire aussi dégradante que la burqua.
Si la liberté individuelle est un droit, le respect des droits universels de l’Homme est un devoir auquel nous devons veiller. La tolérance s’arrête à l’intolérable. Les héritiers du siècle des lumières doivent combattre toute atteinte à la dignité humaine sinon la Bastille serait tombée pour rien.
4 réflexions au sujet des Européennes
1 – SARKOZY n’a pas été sanctionné. Au contraire le score de l’UMP le conforte. Les Français qui sont allés voter n’ont pas pratiqué l’alternance contre le pouvoir en place, mais ont montré leur constance à donner à la majorité les moyens d’aller jusqu’au bout de son programme. Le Président recueille les fruits de son engagement à la tête de l’Europe pendant la présidence française. Nos concitoyens veulent des élus qui agissent même s’ils ne se prononceront sur le bilan qu’en fin de mandat.
2 – Le résultat de la liste « Europe Ecologie » de Daniel COHN BENDIT et d’Eva JOLY démontre que les enjeux nobles comme l’avenir de la planète rassemblent un grand nombre d’électeurs de cultures politiques diverses. C’est réjouissant de constater que les grandes causes trouvent un écho dans une campagne électorale pourtant bien terne.
3 – Le PS et le Modem ont subi un désaveu de l’affichage de leurs querelles internes et de leurs préoccupations nombrilistes. La critique systématique, excessive donc insignifiante ne fait pas rêver. Cela ajoute de la crise à la crise alors que nos concitoyens veulent s’en sortir.
4 – La campagne n’a pas été exaltante et l’abstention attendue, annoncée, (souhaitée ?) a été confirmée. Il y avait collusion entre les appareils politiques qui faisaient le service minimum et les médias qui ne cherchaient vraiment pas à élever le débat ni à sensibiliser l’opinion. On avait l’impression d’une équipe sportive qui allait jouer un match dans un petit stade, avec peu de spectateurs, en composant une équipe efficace au jeu peu spectaculaire. Ca paye pour l’équipe qui a gagné mais je regrette que l’Europe, et plus largement l’engagement politique, n’ait pas été le prétexte à une sensibilisation et une réflexion politique plus profonde.
Nous traversons une crise de notre société avec des repères qui doivent changer et une jeunesse qu’il faut sensibiliser pour reconstruire un avenir plus juste et plus humain.
La chute des géants
Alors que Général Motors annonçait sa faillite, le week-end sportif fut riche en surprise. NADAL, super favori de Roland Garros, éliminé par un suédois quasiment inconnu, l’Olympique Lyonnais qui perd son titre au profit de Bordeaux dont on dit qu’il pratique un très beau football avec un entraîneur brillant à qui les autres grands clubs n’ont pas su faire confiance et puis les 2 stades : Français et Toulousain éliminés en 1/2 finale du championnat de France de Rugby par Perpignan et Montferrand.
YES WE CAN disait OBAMA pendant sa campagne. OUI tout est possible, même l’improbable pour peu que la volonté de changer l’ordre des choses soit assumée. Dans la formule d’OBAMA, le OUI c’est le WE, c’est à dire le NOUS du moment de fraternité de Régis DEBRAY.
Et si le changement c’était justement le collectif solidaire qui l’emportait sur l’individualisme égoïste ?
Discret décret
Qui sait qu’un décret est paru au Journal Officiel le 19 avril dernier, rendant applicable l’accord signé entre Bernard KOUCHNER et le Vatican, le 18 décembre 2008, au sujet des diplômes délivrés par les établissements d’enseignement catholique ?
Jusqu’à présent c’est l’Etat français qui validait les diplômes, assurant une égalité de traitement entre les établissements publics et privés.
Nous vivons une laïcité apaisée, respectueuse des convictions de chacun car juste et équitable. Le décret remet en question cet équilibre patiemment obtenu et ouvre la voie à de futurs diplômes coraniques, hébraïques, protestants, bouddhistes,…
N’avions-nous pas raison de nous inquiéter de la « laïcité positive » de Nicolas SARKOZY ?
Pouvons-nous laisser dépecer les fondements du vivre ensemble français qui est un exemple pour de nombreuses nations, et abandonner les références universelles de notre culture ?
J’en appelle à tous les républicains pour objecter les arguments juridiques que recèle notre constitution.
Trop de brutalité et un manque d’autorité
Un manque d’autorité dans tous les sens du terme. Nous avons besoin de gens qui font autorité par leur savoir, leur culture, leur sagesse. Car nous subissons les propos péremptoires d’incultes qui revendiquent leur légitimité à coup de sondage, de démagogie et d’omniprésence médiatique.
Un manque d’autorité aussi, au sens de la fermeté que peuvent opposer des responsables convaincus des décisions réfléchies et cohérentes qu’ils prennent. Car trop souvent surgissent des annonces surprenantes qui répondent davantage à des problèmes conjoncturels qu’aux besoins de réformes structurelles nécessaires.
La brutalité des événements économiques, sociaux qui surviennent rappelle que la vie humaine est un combat de survie sur une planète dangereuse. Le sens de l’Histoire doit être vers une humanité plus fraternelle avec des règles que des autorités feront respecter pour ne pas revenir aux lois de la jungle.
Si l’élection de Barack OBAMA témoignait d’un échelon supérieur gravi dans la civilisation, nous attendons de notre président un self contrôle, une maîtrise de sa parole et des réflexions culturelles et idéologiques qui nous rassurent pour les perspectives à envisager… tous ensemble (disait-il).
Et si nous appliquions la méthode BORLOO à l’Education et à la Recherche !
Il ne faut plus rajouter de la crise à la crise. Notre pays traverse une période difficile dont nous ne sortirons qu’avec de l’imagination. Nos richesses sont nos ressources humaines.
Or notre jeunesse et ceux qui ont la charge de la former sont en crise dans les lycées et dans les universités. Le dialogue est devenu impossible avec les ministres actuels.
Puisqu’un remaniement doit avoir lieu avec le départ programmé de Valérie PECRESSE en campagne régionale et celui annoncé de Xavier DARCOS, il serait utile pour la France d’en appeler au président du Parti Radical, Jean Louis BORLOO, pour mener cette mobilisation ministérielle au service de l’Intelligence.
Jean Louis BORLOO sait écouter et parler aux jeunes. Il sait dialoguer avec des partenaires exigeants, il a parfaitement réussi à la cohésion sociale et son Grenelle de l’Environnement a été adopté à la quasi-unanimité. Il saura redonner de l’espoir à la jeunesse, aux enseignants, aux chercheurs.
Il incarne aussi la culture Radicale qui a permis à la France avec les hussards de la République et l’Enseignement public, gratuit, laïc d’être à l’avant-garde dans de nombreux domaines.
Rien n’est plus urgent aujourd’hui que de remobiliser ces forces vives. Personne ne peut, mieux que Jean Louis BORLOO, mener ce combat. C’est pourquoi les Radicaux proposent à l’UMP, à la majorité présidentielle, au pays tout entier d’en appeler à Jean louis BORLOO pour relever ce défi.
Le 7 juin prochain, nous élirons nos députés européens.
La distance entre les citoyens et les politiques s’explique, selon Michel SERRE, par la faillite des philosophes, l’individualisme grandissant et la modification de l’espace public, raccourci par Internet et les téléphones portables, qui affaiblissent le rôle des élus.
L’Europe reste cependant un espace suffisant pour légitimer le rôle des élus. Le mode de scrutin par liste de grandes régions (Rhône-Alpes – PACA – Corse pour le Sud-Est) ne facilite cependant pas l’identification de nos représentants. Je mets au défi la majorité d’entre nous de citer les députés européens de notre territoire. C’est grave. Surtout à un moment où l’enthousiasme européen souffre de la toute puissance de l’administration de Bruxelles.
Nous avons, plus que jamais, besoin que le Politique prime sur l’administratif, et surtout à l’échelle européenne. Il nous faudra très vite être représentés par un Président qui ne change pas tous les 6 mois et qui ne soit pas, comme c’est le cas actuellement, hostile à l’Europe et discuté dans son propre pays. Il nous faut régler pragmatiquement les problèmes juridiques, commerciaux, administratifs de l’Union Européenne mais en même temps ne pas perdre de vue le grand dessein de l’Europe.
L’Europe pour quoi faire ? Nous garantir la Paix tout d’abord et créer un marché porteur pour nos économies. Mais l’Europe ne peut se réduire à un rassemblement de privilégiés de la planète qui resteraient entre eux pour se partager un bon niveau de vie. L’Europe doit avoir l’ambition de s’ouvrir encore à l’Est (Ukraine, Biélorussie…), au Sud-Est (Turquie, Proche Orient…), au sud (Afrique du Nord) pour partager nos connaissances, nos ressources, nos productions.
Seule une ambition noble, généreuse et fraternelle peut motiver suffisamment pour construire un territoire d’avenir.
Il faudra être vigilant dans la campagne qui s’annonce pour ne pas céder à une élection test de politique nationale, pour ne pas envoyer à Strasbourg des candidats peu motivés que les appareils politiques veulent recaser. Soyons exigeants sur le niveau du débat et sur l’engagement des candidats.
Ce sera une façon de réconcilier la population avec la Politique, au sens noble, car une démocratie ne peut vivre sans conscience politique de ses citoyens.
Retour sur les propos du Pape
Le but d’un blog « politique », c’est de susciter le débat : « Peu importe que l’on partage mes réponses si l’on n’ignore pas mes questions » (Malraux). Avec cet article, on peut dire que c’est réussi. Je dois des explications sur la forme, sur le fond et des réponses aux commentaires.
La forme tout d’abord : j’ai provoqué des réactions avec une accroche journalistique, comme dans l’article sur la ROLEX, parce que ce blog s’endormait un peu, ronronnait. « Jésus réveille-toi, le pape est devenu fou » tout le monde aura reconnu la référence au printemps de PRAGUE : « Lénine réveille-toi, ils sont devenus fous ». Ceux qui affichaient ce slogan étaient des communistes convaincus, utopiques qui ne comprenaient pas la brutalité des soviétiques, l’abandon de leurs idéaux. Les propos du Pape ont choqué même des chrétiens convaincus. Alors, certes, ils sont extraits d’une déclaration plus longue que le père Tabone a bien voulu rapporter in extenso dans ce blog. Le Pape n’a pas été élu contre son gré. Il sait que sa parole porte. En faisant une conférence de presse en se rendant en Afrique, Benoît XVI, en homme averti s’exposait. Il savait que chacun des mots qu’ils prononçaient seraient repris. Je suis souvent confronté aux raccourcis de la presse qui sort des phrases de leur contexte et en détourne le sens. Si l’on ne veut pas prendre ce risque, on ne s’adresse pas à la presse, on ne prêche que dans son église. Et je ne me permettrai jamais de critiquer ce que le Pape dit à ses fidèles dans son église. En revanche lorsqu’il s’exprime dans la sphère publique, il s’expose à la discussion, aux critiques, à la dérision et même aux caricatures. Il en va de nos libertés fondamentales, de notre culture depuis le siècle des lumières « Sans la liberté de blamer, il n’est point d’éloge flatteur » (Beaumarchais).
Sur le fond maintenant : « La distribution de préservatifs risque d’augmenter le problème du SIDA ». Ce n’est pas le maire de Belleville qui s’émeut dans mon blog, c’est le médecin, le vice-président du conseil général chargé de la santé et de la prévention, le citoyen éclairé, le père de famille. J’assume dans l’expression de mon blog toute la cohérence de mes engagements. Je suis suffisament averti de cette maladie, des moyens de préventions, des campagnes d’information pour mesurer les dégâts que peut commettre la parole publique d’une autorité spirituelle comme le pape. C’est parce que je crois que cette phrase, distillée au milieu d’un discours remarquablement bien construit sur le sujet du SIDA, n’est pas anodine, que je m’interroge pour savoir si elle est innocente. Je reconnais au pape le droit de rejeter le préservatif, d’être contre l’avortement et prôner la fidélité et l’abstinence. Mais il n’est pas autorisé à se prononcer publiquement sur un sujet de santé publique comme la diffusion du SIDA en Afrique en sapant des campagnes mondiales qui visent à épargner des êtres fragiles parce qu’ignorants et de cultures différentes de la sienne. C’est Jésus qui a dit : « rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Jean Claude BARRAUD dans ses « vérités chrétiennes » en fait le 1er anticlérical militant, je partage cet anticléricalisme, qui n’est pas anti religieux. Je me battrai pour votre liberté religieuse, votre liberté de culte même si je ne partage pas votre foi. C’est ça la tolérance et le respect de la laïcité. Mais je réagirai chaque fois qu’un chef religieux sort de sa réserve pour donner des conseils de santé publique. Les propos du pape sont dangereux et même criminels car aujourd’hui dans l’état actuel des connaissances, la distribution de préservatifs n’augmente pas le problème du SIDA mais est le moyen le plus efficace de lutter contre sa propagation. Je le sais, j’ai le devoir de le dire, c’est mon rôle de médecin, d’homme public et de père, de le répéter. Si j’ai fait une allusion aux sites pornos sur internet, dont nous devons protéger nos enfants, c’est parce que je ne souhaite pas que mes enfants , mes patients soient atteints par les propos irresponsables du pape sur l’utilisation des préservatifs. J’encourage chaque jour mes patients et les jeunes à utiliser des préservatifs pour des rapports non assurés. Il ne m’appartient pas de les juger, je me dois de respecter leurs sentiments, leurs pratiques et de les informer des connaissances scientifiques reconnues à ce jour.
Je n’étais pas intervenu sur la réintégration de Monseigneur Williamson après ses propos négationnistes. Que le pape décide ou non qu’un négationniste joue un rôle dans son église, c’est le problème de son église. Même si à titre personnel, j’ai été aussi choqué qu’un grand nombre de chrétiens. Je ne me suis pas prononcé non plus, bien que l’on me l’ait demandé, après l’excommunication de cette enfant martyre violée par son beau père. Sa mère qui l’a accompagnée et le médecin qui a réalisé l’interruption thérapeutique de grossesse ont également été excommuniés. C’est encore le problème de l’église de savoir qui elle rejette. Je me suis réjoui que les des Droits de l’Homme ait permis à la société brésilienne de prendre en charge et d’accompagner cette enfant et sa mère. Cela rassure sur le degré d’humanité qu’atteignent grand nombre d’états sur la planète. Le fait que le pape n’ait pas été suffisament clair et ferme pour dénoncer les propos de Williamson et pour compatir et accompagner cette famille brésilienne éprouvée lui a fait perdre de son autorité morale internationale. Il a réduit son rôle à celui d’un chef de clan intégriste et rétrogade, déconnecté de la réalité et de l’actualité.
Je suis surpris du procès d’intention que l’on me fait. J’assure que je tiendrais les mêmes propos sur les chefs religieux musulmans et juifs qui se risqueraient à de telles provocations. D’ailleurs je les trouve en l’occurrence, très discrets, très complaisants voir même complices. Comme quoi les intégrismes se reconnaissent. Enfin je m’étonne que l’on me suspecte de craindre une accusation d’incitation à la haine raciale si je dénonçais une ingérence publique d’autres chefs religieux. A quelle race fait-on allusion ? La race musulmane ? Je ne confond pas les religions, que je respecte, avec les races qui pour moi n’existent pas. Mes études m’ont appris qu’elles n’existaient que dans l’imaginaire des racistes. Et là encore, comme Voltaire, je serai impertinent et résolument engagé pour combattre ce fléau de l’humanité. Car savez-vous qu’il y a des gens suffisament tordus pour se réjouir de voir une « prétendue race noire » exterminée par le fléau du SIDA ? Ma fraternité va au-delà de ceux qui ne seront épargnés que par l’abstinence. Elle s’adresse à ceux d’autres cultures, d’autres comportements que je ne m’abstiendrai pas d’aider et de soutenir. La Fraternité ce n’est pas « préférer son frère à son cousin, son cousin à son voisin et son voisin aux étrangers » (Le Pen) c’est considérer chacun comme son frère dans le respect de sa différence. Mes propos sont certainement inspirés de mon éducation chrétienne et du message de celui qui a fini sur une croix pour s’être dressé contre l’obscurantisme des gens d’Eglise de son époque.
P.S : Je prendrai contact avec le père Tabone pour échanger en ma qualité de Maire, car ce blog ne doit pas devenir un dialogue. Je répète que son but est de provoquer la réflexion et le dialogue mais surtout pas de provoquer telle ou telle personne.


