C’est ainsi que s’appelaient celles et ceux qui prirent la Bastille le 14 juillet 1789. Ils étaient prêts à donner leur vie pour des valeurs qu’ils plaçaient au dessus de tout : la LIBERTE, l’EGALITE et la FRATERNITE. La Bastille était le symbole de l’ordre ancien qui s’effondrait, emportant avec lui l’injustice et l’arbitraire.

Comment rendre hommage et rester fidèle à la mémoire de ces révolutionnaires qui ont fait de la France un modèle dans le monde ?

Il ne suffit pas d’assister au concert de Johnny, à une Garden Party ou au défilé des Champs Elysées. Il faut s’interroger sur les bastilles qu’il reste à abattre. Il en est maintenant de virtuelles comme l’ignorance ou le fanatisme qui enferment ceux qui en sont victimes. Ce sont des prisons intérieures d’autant plus redoutables qu’on ne les voit pas toujours.

Et puis il y en a d’autres, très visibles, ostensibles même, comme la burqua qui est une prison individuelle. Librement consentie disent certains ? Comment ne pas ressentir cette tenue comme un affront à celles qui se sont battues pour l’émancipation de la femme. La mode française a toujours accompagné l’évolution des mœurs et c’est l’honneur de notre pays d’avoir permis la libération vestimentaire comme celle des corps et des esprits. La burqua n’est pas un symbole religieux, c’est un signe d’asservissement de la femme, d’un enfermement quasi autistique.

Notre époque souffre d’un individualisme excessif, d’un repli sur soi, d’un mépris de l’autre. Cela a conduit à la crise économique sans précédent que l’on connait par le comportement égoïste de quelques uns qui accumulaient de façon provocante. Nous ne nous en sortirons qu’avec plus de respect et de partage, avec plus de Fraternité et d’ouverture aux autres.

Aussi, nous ne pouvons pas tolérer un repli sur soi, un refus d’ouverture et de partage aussi ostentatoire que l’est la burqua. Nous avons exporté les valeurs de LIBERTE, d’EGALITE et de FRATERNITE dans le monde, ce n’est pas pour importer des pays les plus rétrogrades sur les droits de la femme, une contrainte vestimentaire aussi dégradante que la burqua.

Si la liberté individuelle est un droit, le respect des droits universels de l’Homme est un devoir auquel nous devons veiller. La tolérance s’arrête à l’intolérable. Les héritiers du siècle des lumières doivent combattre toute atteinte à la dignité humaine sinon la Bastille serait tombée pour rien.

Publié le juillet 19, 2009, dans Ce que j'ai à vous dire, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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