L’Edito de la « Salamandre »-Janvier 2009
Avec l’ensemble de la nouvelle équipe municipale, je vous souhaite une belle et heureuse année 2009.
Nous savons tous, qu’après la crise financière de 2008, l’année qui démarre sera économiquement difficile. C’est à nous tous de la rendre la moins pénible possible, surtout pour les plus fragiles. J’ai confiance pour que la solidarité s’exerce au niveau municipal, comme elle a su se mettre en place il y a quelques années au niveau planétaire après le tsunami.
Nous pouvons trouver dans l’effort de redressement de notre économie, s’il est partagé équitablement, une source d’épanouissement et même de bonheur. Nous n’aspirons pas au repos, à un monde où tout nous serait apporté facilement, sans contrainte par l’épuisement des ressources de la planète ou l’exploitation des plus démunis.
A Belleville, nous nous efforcerons de trouver le juste équilibre entre les économies nécessaires pour ne pas augmenter les impôts, poursuivre notre saine gestion de la dette et la réalisation de travaux utiles aux Bellevillois et qui offrent du travail aux entreprises locales et le maintien d’emplois.
La dépression économique que l’on nous annonce trop ostensiblement ne doit pas nous décourager de bâtir une cité plus belle pour une vie plus agréable.
Un effort particulier sera porté sur l’accessibilité pour toutes les personnes porteuses de handicap, c’est un devoir moral comme un devoir légal de le réaliser. Tous les travaux pour économiser de l’énergie seront également entrepris pour réduire nos charges futures.
Cette année, le grand chantier du quartier de la gare va démarrer avec son lot de contraintes pendant les travaux mais nécessaire pour la qualité de vie de ce quartier. Nous espérons bien que la crise ne retardera pas la construction de la 1ère grosse entreprise du futur Parc LYBERTEC qui est un investissement pour le futur, de grand intérêt pour tous les Bellevillois. La nouvelle station d’épuration qui va être construite aura, hélas, une contre partie sur le prix de l’eau à cause du mode de financement, obligatoire par la loi, qui fait payer au consommateur la totalité du coût de l’alimentation et de l’épuration. Depuis plus de 10 ans, nous avons constitué progressivement des réserves (plus de 2,5 millions d’euros) pour en atténuer le côut (plus de 10 millions d’euros) et nous avons convaincu nos partenaires du STEU (Syndicat de Traitement des Eaux Usées) d’étaler l’augmentation le plus progressivement possible et de recourir à tous les dispositifs techniques pour que cette charge sur l’eau, qui est un élément essentiel à la vie, soit supportable.
Il en sera de même pour les ordures ménagères que collecte la Communauté de Communes. La production toujours croissante des déchets, l’insuffisance de tri sélectif et il faut le dire le manque de considération de nos concitoyens pour ce problème rend le coût d’élimination des déchets de plus en plus cher. Les conditions économiques ne permettent plus de compenser cette charge par la croissance des recettes des entreprises, ce seront désormais les consommateurs qui devront assumer les surcoûts. Nous devons faire de cette nouvelle donne un challenge pour réussir ensemble à diminuer les coûts de traitement des ordures en produisant moins, en les triant mieux et en préservant une planète plus propre pour nos enfants.
Tous les défis qui sont devant nous sont autant de raisons de nous organiser mieux pour les relever, donner du sens à nos engagements personnels et collectifs. La commune de Belleville a mutualisé l’organisation de ses services avec ceux de la Communauté de Communes Beaujolais / Val de Saône avec un seul directeur général, Jean Léo PONCON, pour être plus efficace, plus économe et plus performante dans les services que nous devons à la population.
Nous gardons intacte notre énergie à rendre la ville plus belle pour une vie meilleure à partager ensemble.
Faisons du NEUF un présent sage, juste et humain.
« Quelle Laïcité Demain ? »
L’adhésion de tous les citoyens aux valeurs républicaines et à un Etat laïque est une condition de la pérennité de notre pacte social. Principe républicain essentiel à la coexistence pacifique de toutes les composantes de la société, la laïcité est la traduction d’une vision du bien commun forgée par notre histoire et par les choix du peuple français. Elle exprime l’idée que l’Etat repose directement sur la volonté des citoyens, sans subordination à aucune autorité supérieure à cette volonté.
Sans être une idée neuve, ce principe a vocation à façonner l’avenir de notre pays et permettra de consolider l’unité de la communauté nationale face à la montée des communautarismes et à la tentation du repli identitaire.
Pour cela, il est sans doute nécessaire, aujourd’hui plus qu’hier, que notre droit garantisse plus efficacement le respect du principe de laïcité. Cet objectif implique la définition de règles claires et concrètes, afin que chaque citoyen puisse mesurer la portée des droits et des devoirs qui découlent du caractère laïque de la République et de la société française.
Toutefois, la laïcité est d’abord un idéal avant d’être une norme juridique créatrice de droits et d’obligations. Le caractère laïque de la République ne sera définitivement acquis que si toutes les composantes de la société, et notamment les populations issues de l’immigration, voient dans ce principe une chance, une garantie de pouvoir exercer librement leur culte et, plus généralement, une valeur indissociable des notions de liberté et d’égalité. C’est donc essentiellement vers un effort d’explication, d’information, et d’éducation à la laïcité que doit s’orienter l’action publique.
Sur chacun de ces 2 plans, les services publics sont au cœur des enjeux liés à l’affirmation du principe de laïcité.
Parce qu’ils incarnent l’Etat et les collectivités territoriales, nul ne doit pouvoir douter de la neutralité des élus, des fonctionnaires et délégataires de services publics. Ils doivent donc être mis en mesure de résister aux pressions et aux tentatives d’instrumentalisation, et d’appliquer le principe de laïcité avec fermeté et discernement, dans tous les services publics de proximité, notamment l’école, l’hôpital et les services publics locaux.
Parce qu’ils ont la charge d’œuvrer à la diffusion des valeurs républicaines, notamment dans le cadre de l’éducation nationale, mais aussi de l’accueil des nouveaux arrivants et de l’organisation des principales étapes de la vie citoyenne, les services publics ont une mission essentielle de défense et de promotion de la laïcité comme principe, et doivent se fixer pour objectif de créer les conditions d’une adhésion durable de tous les citoyens à cet idéal commun.
Quatre ans après l’adoption de la loi du 15 mars 2004 sur le port des signes religieux ostensibles à l’école, la laïcité reste un enjeu majeur pour notre avenir. L’apaisement rendu possible par cette loi peut être mis à profit pour engager une action durable, centrée principalement sur un effort d’éducation, d’information et de formation. En effet, la construction d’une société laïque ne doit pas seulement être le fruit d’une réaction à des situations de crise, mais faire l’objet d’un effort continu et concerté inscrit dans le long terme.
LA LAICITE EN DEBAT
La laïcité est consubstantielle à la République. Elle en est le principe fondateur : la République est faite par des citoyens, pour les citoyens. Il est contraire à sa nature même d’admettre qu’une prescription ayant une source religieuse ou idéologique puisse être considérée comme supérieure à la loi.
La laïcité assure une coexistence de toute les religions, elle rassemble ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Elle garantit la neutralité de l’espace public. Un effort de pédagogie est nécessaire auprès de ceux, notamment les jeunes, qui penseraient que la laïcité est un facteur d’exclusion de leur religion. C’est grâce à son caractère laïque que la France a toujours intégré ceux qui l’ont rejoint au cours du siècle dernier. La laïcité est pour l’islam une chance, en aucun cas un obstacle.
Aucun homme ne peut se voir exclu de la société française au nom de ses convictions ou de ses choix religieux. Le combat pour la laïcité exige de ne pas déroger à ce principe car son application est la condition nécessaire pour construire une société ouverte et tolérante.
Il ne s’agit pas d’envisager une nouvelle loi qui remplacerait celle de 1905. On ne peut exclure, pour renforcer la laïcité ou régler quelques problèmes comme celui des carrés confessionnels dans les cimetières, des modifications législatives ou réglementaires.
REAFFIRMER LE ROLE CENTRAL DE L’ECOLE
L’école, même si la loi de mars 2004 a réglé une grande partie des problèmes, n’est pas sortie des difficultés : absentéisme pour cause religieuse, refus ciblé d’assister à certains cours, augmentation des actes de violence à caractère ethnique, revendications en matière de menu dans les cantines. Une extrême vigilance s’impose pour que l’école publique reste le creuset de la République, le lieu de privilégié de l’apprentissage de la tolérance et de la citoyenneté. Les professeurs doivent être formés pour pouvoir développer cet aspect primordial de leur œuvre éducative. Ils devront donc recevoir à l’Université, en IUFM, en formation continue, une formation obligatoire sur la laïcité et le fait religieux. L’école, sans pour autant renoncer à son obligation de neutralité, a le devoir de proposer dans le cadre des programmes existants une approche rationnelle des religions.
En cas de problème, les professeurs et, au-delà, toute la communauté éducative, doivent être soutenus et bénéficier de lignes directives claires et détaillées. Pour cela il convient de pérenniser les « cellules laïcité » créées en 2004 dans les rectorats.
En proposant une formation obligatoire pour tous les acteurs du système éducatif, en exigeant de la hiérarchie qu’elle s’engage clairement, en institutionnalisant les cellules laïcité et en intégrant des les programmes l’enseignement du fait religieux, le Parti Radical est fidèle à sa tradition et à son engagement républicain. C’est par l’école que la laïcité n’est pas seulement un principe juridique mais un ensemble de règles pour la vie collective. Elle mérite donc une vigilance encore plus forte au moment où la société est traversée de mouvements communautaristes et identitaires.
L’HOPITAL
L’hôpital exige lui aussi une attention particulière. C’est un lieu critique, propice à l’expression exacerbée des différences religieuses ou culturelles. Le personnel hospitalier, parfois formé dans des pays n’ayant pas les mêmes traditions culturelles que la France, peut être lui aussi tenté d’exprimer publiquement ses croyances et ses convictions.
LES SERVICES PUBLICS DECONCENTRES ET LES COLLECTIVITES LOCALES
Il en est de même dans tous les autres services publics, surtout les services publics locaux issus de la décentralisation et de la déconcentration. Ces derniers sont soumis à de multiples sollicitations émanant de groupes de pression ou d’associations qui mettent en cause la neutralité de l’espace public en en limitant ou conditionnant l’accès (refus par exemple de la mixité dans les piscines). La gestion des cimetières pose de ce point de vue un problème particulier ; une pression très forte existe pour voir légaliser les carrés confessionnels. Les responsables locaux (surtout les maires) sont demandeurs d’informations pour éclairer et assurer leurs choix.
Intervention de Bernard FIALAIRE
Soirée débat du Mardi 9 décembre 2008
Référence :
« La laïcité dans les services publics »
par André ROSSINOT
La réforme des collectivités territoriales
La réforme des collectivités territoriales est une obligation faite au déni de démocratie que constitue l’imbroglio de territoires, de compétences, de ressources, de modes d’élection des collectivités locales actuelles.
Le débat ne se résume pas à un échelon ou une collectivité qu’il faudrait supprimer. Il impose de s’interroger sur les besoins d’un pays développé comme le nôtre, intégré dans l’EUROPE, pour être suffisamment efficace, performant et permettre l’expression et la participation de citoyens responsables car éclairés. L’adhésion de la population à une telle réforme nécessite le respect des affinités de nos concitoyens pour certaines collectivités qui leur donnent actuellement satisfaction.
Entre les communes auxquelles les Français sont attachés et des Régions moins nombreuses pour devenir l’échelon moderne d’aménagement de territoire, du développement économique, d’organisation des transports et des formations, il convient de s’interroger sur les structures intercommunales et les départements.
De toute évidence les grandes communautés urbaines peuvent assurer, comme Paris actuellement, les fonctions de ville, d’EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) et de département. Elles ont les moyens nécessaires et suffisants pour exercer les actions de proximité.
Hors des grandes agglomérations, comment s’organiser ?
Parfaire la taille des communautés de communes et d’agglomérations en fusionnant également certaines communes agglomérées et d’autres trop petites pour vivre seules. Redécouper des départements plus cohérents pour les 40 millions de Français qui ne vivent pas dans les grandes communautés urbaines afin d’obtenir des territoires et des populations plus équilibrées.
Une fois ces découpages territoriaux opérés, il faut clarifier les compétences : stratégie et aménagement de territoire, grandes infrastructures, transports et formations pour les régions ; actions sociales et équipements de proximité pour les nouvelles communautés urbaines et départements. Il faut laisser aux communes l’organisation du vivre ensemble qu’elles assument au plus près de leurs concitoyens ou collectivement au sein d’EPCI.
Les ressources : il faut un équilibre entre des péréquations qui amènent l’équité des territoires et des populations et des contributions directes qui responsabilisent les habitants et leurs représentants avec les 3 taxes ménages pour les Communes et Départements et les Taxes professionnelles ou équivalents pour les EPCI et Régions.
Les modes d’élections : pourquoi ne pas envisager 2 temps forts avec un jour d’élection nationale : Président de la République et Députés tous les 5 ans et entre temps un jour d’élection locale : Régions, Départements, Communes avec élection des Sénateurs et des représentants d’EPCI au second degré.
Il faut également introduire une part de proportionnelle pour garantir la mixité et la diversité politique avec une part de scrutin direct pour représenter directement les territoires et la population. Il convient enfin de définir les cumuls de mandats souhaitables, ceux qui sont incompatibles en distinguant la participation aux exécutifs.
La droite, la gauche ?
L’enthousiasme, quasi unanime, qui accompagne l’élection de Barak OBAMA atteste qu’il n’est pas seulement le futur président des Etats Unis mais qu’il incarne aujourd’hui l’espoir pour tous les immigrés de la planète, pour celles et ceux qui sont issus des minorités dans leur propre pays. Si l’on dépasse cette dimension symbolique, on peut se demander si OBAMA est de droite ou de gauche et qu’est ce qu’être de droite ou de gauche ?
OBAMA est sans conteste dans la gauche américaine face aux conservateurs de droite. Car la gauche représente le progrès, le mouvement face à la droite qui incarne les privilèges et le conservatisme. OBAMA est cependant un libéral convaincu. Mais le libéralisme est-il encore l’apanage de la droite même dans notre pays ? Il suffit de suivre les débats du Parti Socialiste avec au moins Bertrand DELANOE et Ségolène ROYAL ouvertement libéraux ainsi qu’une partie des soutiens de Martine AUBRY face aux 19 % de Benoît HAMON prêt à s’allier avec les anti-libéraux de BESANCENOT. Cette gauche du PS est d’ailleurs plus conservatrice des valeurs socialistes. Ce qui remet en question les notions de « mouvement », « d’évolution » qui seraient de gauche quand le conservatisme serait de droite. Sur le plan sociétal, Nicolas SARKOZY n’est-il pas plus libéré, plus anticonformiste et plus en « mouvement » que Ségolène ROYAL dont on perçoit bien le fond conservateur, ce qui la rapproche d’ailleurs culturellement de François MITTERRAND ?
Alors qu’est ce qu’être de droite et qu’est ce qu’être de gauche ?
Au-delà du romantisme révolutionnaire et du réalisme cartésien qui a fait dire à une génération qu’il valait mieux « se tromper avec Sartre, que d’avoir raison avec Aron « , si l’on considère que tous les gens de bonne volonté de droite comme de gauche recherchent le bonheur de chacun nous aurons toujours à notre gauche ceux qui privilégient l’EGALITE et à notre droite ceux qui privilégient la LIBERTE. Bien sûr, nous sommes tous pour la LIBERTE, l’EGALITE et la FRATERNITE mais quelle valeur plaçons-nous en priorité dans notre engagement ? Barak OBAMA place certainement la LIBERTE c’est en cela qu’il serait au centre droit chez nous mais il défend beaucoup plus l’EGALITE que la majorité des Américains et c’est en cela qu’il est de gauche aux Etats Unis.
Alors, les centristes seraient-ils en équilibre instable sur cette ligne mitoyenne entre la LIBERTE et l’EGALITE ? Non, le centre c’est un espace plus vaste qui privilégie la solidarité, la FRATERNITE. En plaçant l’homme au centre de ses préoccupations, il veut redistribuer les fruits que la liberté d’entreprendre peut produire pour assurer l’égalité entre tous les acteurs de la société quels que soient leur rôle et leur place. La Droite compte sur l’effet automatique des retombées économiques de la liberté individuelle quand la Gauche veut imposer un partage égalitaire qui assurera la liberté de chaque individu.
Autre nuance : Républicains ou Démocrates ? En France les Républicains font primer les devoirs sur les droits quand les Démocrates privilégient les droits aux devoirs. Il n’en est pas de même aux USA où les Républicains sont conservateurs et les Démocrates progressistes. Barak OBAMA, démocrate américain serait peut être considéré comme Républicain en France pour son interventionnisme économique.
Le regain d’intérêt pour l’engagement politique passe aussi par la clarté et la pédagogie des philosophies politiques qui sous-tendent les orientations des partis. Qu’en pensez-vous ?
L’élection de Barack OBAMA n’est pas seulement la victoire du candidat démocrate à la Présidence des Etats Unis d’Amérique. C’est aussi la « page BUSH » qui se tourne : le fils à papa, le 11 septembre, la guerre en Irak et plus récemment la crise financière et économique. C’est surtout un symbole, un symbole universel, le 1er Président noir pour la 1ère puissance économique et militaire de la planète. C’est un exemple pour tous les fils et filles d’immigrés qui viennent d’un autre continent pour accéder à la reconnaissance suprême.
J’ai une pensée pour ces millions d’esclaves déportés d’Afrique, pour les victimes de la ségrégation raciale jusqu’à ces dernières années. Plus de 2 siècles après la fondation des USA, c’est l’aboutissement d’un long processus d’enrichissement d’une nation et la dernière frontière franchie. Bien sûr les USA resteront encore un état complexe où la liberté côtoie les inégalités, où la réussite au mérite côtoie l’enrichissement des plus riches.
OBAMA est la synthèse de LUTHER KING et KENNEDY, il incarne le changement et tous les possibles.
Puisse le XXIème siècle prendre son envol ce 4 novembre 2008 laissant derrière nous les guerres, le terrorisme, le racisme et les folies financières. Barack OBAMA incarne au-delà des frontières les valeurs les plus nobles du monde occidental : la liberté d’esprit, l’égalité des chances et la fraternité entre les peuples.
Pourrons nous suivre cet enthousiasme ?
« YES WE CAN ».
Le Grenelle de l’environnement : une belle réussite
Enfin un rayon de soleil au milieu des nuages.
En pleine crise économique où chacun rejette la faute sur l’autre, où l’on assiste à une surenchère de pessimisme, de catastrophes annoncées, où les solutions financières proposées suscitent des réserves, le Grenelle de l’environnement présenté par Jean Louis BORLOO à l’Assemblée Nationale a été adopté à la quasi unanimité.
C’est rassurant de voir que nos responsables politiques, de tout bord, reconnaissent la pertinence de cette démarche et se rassemblent pour proposer cette nouvelle perspective de développement. On se souviendra de ce 21 octobre 2008, de la joie sereine de notre ministre du développement durable rassuré par le sens des responsabilités de nos élus.
Oui, le développement durable propose un nouveau mode de développement plus juste, plus responsable.
Il a fallu le talent, la patience et la résistance de Jean Louis BORLOO pour mener à terme cette vaste consultation de tous les acteurs de l’environnement qui ont pourtant une sérieuse culture de la contestation ! Et puis il lui a fallu convaincre une majorité qui n’était pas spontanément acquise à sa cause.
Je suis fier et heureux de travailler au côté de Jean Louis BORLOO mon Président national au Parti Radical. Les Universités d’été du Parti Radical avaient permis un débat profond et riche sur la nouvelle donne pour aborder le XXIème siècle. Les médias nous avaient méprisés préférant se répendre sur la comédie des rencontres socialistes de La Rochelle et la pitoyable guerre des clans et des égos qui donnent une image lamentable de la politique. Alors qu’à Montélimar, nous mesurons les risques et les enjeux d’une nouvelle ère qui s’ouvre à nous avec la fin des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) et la nécessité de préserver la planète et de permettre un développement harmonieux de tous, avec la solidarité due aux plus faibles et aux plus vulnérables.
La crise économique précipite le recours à des solutions nouvelles qu’un développement durable peut garantir et que propose le Grenelle de l’environnement.
Je participais, le soir du 21 octobre, à un débat sur l’avenir de la planète, à Meyzieu, avec les Radicaux du Rhône. Quel enthousiasme, quelle confiance en l’avenir, même en cette période de crise, émanaient de cette rencontre avec un militant écologiste et une spécialiste de l’économie de l’environnement.
Ces instants réconcilient avec la politique, la vraie, la grande, la noble, celle qui propose, pas celle qui conteste tout, celle qui traduit une réelle volonté de construire demain plus beau qu’aujourd’hui, pour nos enfants, pour tous les enfants de la planète.
Les Entretiens Jacques CARTIER – Montréal
Lors d’échanges dans les entretiens Jacques CARTIER, j’ai été stupéfait par l’enthousiasme que manifestait, pour le Grenelle de l’Environnement, Monsieur Jean Marc FLEURY, Président de l’association des journalistes scientifiques Canadiens. Il considère la France à l’avant garde mondiale dans cette réflexion et pense que nous sommes un modèle dans la méthode.
Puissent les médias français faire preuve du même enthousiasme dans ce domaine !



