Et si nous appliquions la méthode BORLOO à l’Education et à la Recherche !

Il ne faut plus rajouter de la crise à la crise. Notre pays traverse une période difficile dont nous ne sortirons qu’avec de l’imagination. Nos richesses sont nos ressources humaines.

Or notre jeunesse et ceux qui ont la charge de la former sont en crise dans les lycées et dans les universités. Le dialogue est devenu impossible avec les ministres actuels.

Puisqu’un remaniement doit avoir lieu avec le départ programmé de Valérie PECRESSE en campagne régionale et celui annoncé de Xavier DARCOS, il serait utile pour la France d’en appeler au président du Parti Radical, Jean Louis BORLOO, pour mener cette mobilisation ministérielle au service de l’Intelligence.

Jean Louis BORLOO sait écouter et parler aux jeunes. Il sait dialoguer avec des partenaires exigeants, il a parfaitement réussi à la cohésion sociale et son Grenelle de l’Environnement a été adopté à la quasi-unanimité. Il saura redonner de l’espoir à la jeunesse, aux enseignants, aux chercheurs.

Il incarne aussi la culture Radicale qui a permis à la France avec les hussards de la République et l’Enseignement public, gratuit, laïc d’être à l’avant-garde dans de nombreux domaines.

Rien n’est plus urgent aujourd’hui que de remobiliser ces forces vives. Personne ne peut, mieux que Jean Louis BORLOO, mener ce combat. C’est pourquoi les Radicaux proposent à l’UMP, à la majorité présidentielle, au pays tout entier d’en appeler à Jean louis BORLOO pour relever ce défi.

Le 7 juin prochain, nous élirons nos députés européens.

La distance entre les citoyens et les politiques s’explique, selon Michel SERRE, par la faillite des philosophes, l’individualisme grandissant et la modification de l’espace public, raccourci par Internet et les téléphones portables, qui affaiblissent le rôle des élus.

L’Europe reste cependant un espace suffisant pour légitimer le rôle des élus. Le mode de scrutin par liste de grandes régions (Rhône-Alpes – PACA – Corse pour le Sud-Est) ne facilite cependant pas l’identification de nos représentants. Je mets au défi la majorité d’entre nous de citer les députés européens de notre territoire. C’est grave. Surtout à un moment où l’enthousiasme européen souffre de la toute puissance de l’administration de Bruxelles.

Nous avons, plus que jamais, besoin que le Politique prime sur l’administratif, et surtout à l’échelle européenne. Il nous faudra très vite être représentés par un Président qui ne change pas tous les 6 mois et qui ne soit pas, comme c’est le cas actuellement, hostile à l’Europe et discuté dans son propre pays. Il nous faut régler pragmatiquement les problèmes juridiques, commerciaux, administratifs de l’Union Européenne mais en même temps ne pas perdre de vue le grand dessein de l’Europe.

L’Europe pour quoi faire ? Nous garantir la Paix tout d’abord et créer un marché porteur pour nos économies. Mais l’Europe ne peut se réduire à un rassemblement de privilégiés de la planète qui resteraient entre eux pour se partager un bon niveau de vie. L’Europe doit avoir l’ambition de s’ouvrir encore à l’Est (Ukraine, Biélorussie…), au Sud-Est (Turquie, Proche Orient…), au sud (Afrique du Nord) pour partager nos connaissances, nos ressources, nos productions.

Seule une ambition noble, généreuse et fraternelle peut motiver suffisamment pour construire un territoire d’avenir.

Il faudra être vigilant dans la campagne qui s’annonce pour ne pas céder à une élection test de politique nationale, pour ne pas envoyer à Strasbourg des candidats peu motivés que les appareils politiques veulent recaser. Soyons exigeants sur le niveau du débat et sur l’engagement des candidats.

Ce sera une façon de réconcilier la population avec la Politique, au sens noble, car une démocratie ne peut vivre sans conscience politique de ses citoyens.

Une semaine qui répond à certaines interrogations du blog

Lundi 30 mars : le Conseil municipal de Belleville a voté à l’unanimité une baisse des taux des impôts de la commune. La Communauté de Communes Beaujolais-Val-de-Saône avait dû, la semaine précédente, augmenter la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères pour faire face à son accroissement de charge. Le Conseil communautaire a souhaité aller au-delà de l’augmentation des charges pour se donner les moyens d’engager les grands travaux que la population attend : cinéma, médiathèque et réhabilitation de la piscine, tout en maintenant la même redistribution de ressources aux communes.

Le Conseil municipal de Belleville a voulu compenser ces prélèvements supplémentaires en faisant un effort particulier sur la taxe d’habitation mais aussi sur les taxes foncières pour que les commerçants, artisans et les entreprises bénéficient comme les ménages de cette réduction. Cela implique que chaque adjoint et délégué « serre les boulons » de ses dépenses de fonctionnement. Car l’investissement sera maintenu pour aider la relance économique et offrir du travail aux entreprises locales. Nous allons impliquer tout le personnel municipal dans cette démarche d’économie. Il ne serait pas juste qu’en cette année de crise la collectivité ne fasse pas le même effort qu’auront à faire tous nos concitoyens.

La solidarité s’est aussi manifestée par une subvention exceptionnelle au syndicat de gérontologie qui permettra à l’association d’aide à domicile des personnes âgées et handicapées du canton d’être sauvée et de signer une convention avec le Conseil Général pour réduire le coût de l’heure d’intervention à domicile de 19,24 € à 17,50 €. Cette économie permettra aux personnes âgées dépendantes et aux personnes handicapées d’augmenter le nombre d’heures à leur service et créera ainsi des emplois à la personne.

Et nous doublerons le recrutement de jeunes cet été pour donner du travail aux jeunes Bellevillois qui auraient du mal à trouver un job d’été en entreprise dans la conjoncture actuelle.

Je donne toujours rendez-vous aux blogueurs pour leur démontrer que la masse d’impôts prélevée par la commune + la communauté de communes était inférieure à la masse d’impôts prélevée par la seule commune de Belleville avant notre arrivée, même si les taux n’ont pas tous varié uniformément pour respecter les liens imposés par la loi entre les 4 taxes (taxe professionnelle, taxe d’habitation, foncier bâti et foncier non bâti).

 

Mardi 31 mars : débat au Parti radical du Rhône sur la Bioéthique. Edouard TREPPOZ, professeur de droit nous a exposé l’évolution du droit en matière de bioéthique, la notion de « corps » et de « chose », la différence entre « découverte » et « invention » et le droit de propriété intellectuelle, la « brevetabilité du vivant » et ses conséquences sur les dons de sang, d’organes, etc… Ensuite le docteur Marie Pierre CORDIER, généticienne, nous a exposé l’état des connaissances actuelles en matière de diagnostic prénatal, préimplantatoire, de médecine prédictive, etc… Il s’en est suivi un débat digne et respectueux sur la place de l’Homme dans la société, le sens de la vie entre partisans et opposants de l’avortement, de mère porteuse, de procréation médicalement assistée, d’adoption…

Je crois que ce type de débat est important pour permettre à chaque citoyen d’intervenir sur le site : http://www.etatsgenerauxdelabioethique.fr dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique qui sont ouverts jusqu’au 30 juin 2009.

De même que les Radicaux du début du XXème siècle ont élaboré avec le solidarisme de Léon BOURGEOIS un projet de société conçu à partir des connaissances scientifiques de l’époque (méthode expérimentale de Claude BERNARD et microbiologie de Pasteur), nous devons en ce début de XXIème siècle élaborer un projet de société à partir des réflexions éthiques qui sont portées sur nos connaissances scientifiques.

Le Professeur GRIMFELD, Président du Conseil Consultatif National d’Ethique, souhaite que la bioéthique s’intègre dans une dimension environnementale plus vaste qui prenne en compte toute la planète et la place de l’Homme dans la biodiversité. Blandine KRIEGEL rappelle dans son dernier ouvrage « Querelles françaises » la place des droits de l’Homme, face aux droits des citoyens qui accompagnent un individualisme croissant. Régis DEBRAY définit dans son « moment fraternité » la nouvelle Religion de l’Occident Contemporain (ROC) que sont les droits de l’Homme, omnipotents.

Comme les dons du sang, les produits provenant du corps ne peuvent qu’être donnés, même si après transformation, transport et conservation ils acquièrent un coût. Peut-on envisager que les produits qui viennent de la planète : eau, pétrole, minéraux soient gratuits ? Mais alors qui déciderait de leur juste utilisation ? Actuellement c’est le marché, l’offre et la demande qui enrichissent ceux qui ont la chance d’être nés à l’intérieur de frontières qui entourent les lieux de prélèvements.

 

Mercredi 1er avril : soirée débat à Saint-Jean-d’Ardières avec l’association « Handicap en pays Beaujolais » sur l’accessibilité dans les lieux publics. Les témoignages de personnes handicapées physiques ou sensorielles, d’éducateurs ou parents de personnes handicapées mentales, d’architectes, d’élus a permis de mieux comprendre, de progresser dans cette indispensable démarche d’accessibilité.

J’ai rappelé mon engagement dans le schéma départemental des personnes âgées et handicapées pour proposer un statut d’expérimentateur aux personnes porteuses de handicap qui font progresser les techniques spécifiques à la compensation de leur handicap mais qui deviennent « facilitatrice » de la vie courante de tout le monde. Je crois que l’on doit exploiter ces pistes de recherche avec de grands bénéfices pour anticiper l’ergonomie des objets que nous utilisons quotidiennement. C’est une plus-value importante et qui doit devenir rentable économiquement.

 

Jeudi 2 avril : à 11h30 j’avais rendez-vous avec le père TABONE, curé de Belleville, suite à son expression sur mon blog. Je ne conçois pas que le Maire et le Curé d’une commune dialoguent par message blog interposé. C’est bien la moindre des choses que de se rencontrer et échanger. J’ai eu beaucoup de plaisir à me retrouver dans ce presbytère, où j’allais au catéchisme puis au patronage pour repeindre des pièces ou simplement discuter avec le prêtre de l’époque. C’est entre ces murs également que l’on m’a appris à débattre, discuter avec une grande bienveillance.

Le père TABONE m’a reçu très courtoisement, il est charmant. En revanche sur le fond il est intransigeant sur les paroles du pape qui ne peuvent être discutées puisqu’elles sont LA Vérité. J’avoue que je ne peux partager cette soumission et que je crois nécessaire de faire appel à notre raison pour analyser et discuter tout propos, même papaux. Je suis un héritier du Siècle des Lumières, de la Révolution Française (que le père TABONE regrette). Je revendique la tolérance de VOLTAIRE, l’éducation pour l’égalité des chances de CONDORCET.

Nous avons beaucoup échangé sur les propos de Benoît XVI, leur contexte, les excès de leurs attaques et l’aveuglement de leur défense. J’espère avoir fait comprendre au père TABONE le rôle d’un blog, mon souhait de provoquer le débat, les références de mon premier texte incompris. Depuis j’ai appris qu’il existe un site catho : « Touche pas à mon pape » avec une main blanche et jaune aux couleurs pontificales. Le père TABONE, admirateur de Benoît XVI, ne peut concevoir qu’un chrétien convaincu puisse regretter les propos du pape. Une telle soumission me stupéfie et m’inquiète à la fois. Les propos du philosophe Yves COQ, reproduits dans un commentaire du blog, éclairent davantage l’enjeu du débat.

Je m’interroge sur le but recherché par la curie romaine qui manipule cette communication provocatrice. Le but n’est-il pas de provoquer des réactions qui resserrent les rangs des fidèles les plus intransigeants ? C’est la technique développée fin du XIXème siècle par les théoriciens juifs qui ont provoqué l’antisémitisme pour redonner une conscience juive à ceux qui s’intégraient trop à leur goût. Cette thèse est très bien décrite dans la 1ère partie du livre de Jean Denis BREDIN sur l’Affaire Dreyfus écrit en 1983. cela a produit l’Affaire Dreyfus puis le Nazisme et la collaboration. Il faut donc être très prudent avec les apprentis sorciers de la communication pontificale. Jean Paul II, bien que conservateur sur le fond était beaucoup plus ouvert sur la forme ainsi que Monseigneur BARBARIN. Le père TABONE, élève de RATZINGER, préfère nettement l’intransigeance de Benoît XVI. Dont acte. Pour ma part je ne suis pas aveuglé par la parole du chef de l’Eglise catholique, je ne le crois pas infaillible et je continuerai à alerter l’opinion chaque fois que ma conscience me le commandera, en provoquant toujours et encore la réflexion et le partage d’arguments.

 

Samedi 4 avril : forum cantonal à Lancié avec ma suppléante Evelyne GEOFFRAY, accueilli par Jacky MENICHON, maire de Lancié. J’ai rappelé les différentes missions d’un conseiller général :

– siéger dans l’assemblée départementale,

– défendre son canton au sein du Département,

– représenter la population qui l’a élu.

Depuis ma 1ère élection je n’ai jamais manqué d’organiser ce forum, espace d’échanges avec celles et ceux que je représente. Avec les rencontres régulières des élus du canton, les rendez-vous personnels à LYON ou BELLEVILLE, mes échanges sur mon blog, le débat public est un moyen complémentaire de rendre des comptes. Beaucoup de questions ont porté sur la future organisation territoriale proposée par le rapport BALLADUR, les missions sénatoriales et de l’Assemblée Nationale , les conséquences de la crise sur l’avenir du canton et le plan de relance départemental.

 

IL n’y a pas de sujet tabou, la parole est libre, c’est la conception de mon engagement républicain.

Article Conseil municipal du 30 mars 2009

4bfd16df5e846d2f57d079c98798fbb8

Retour sur les propos du Pape

Le but d’un blog « politique », c’est de susciter le débat : « Peu importe que l’on partage mes réponses si l’on n’ignore pas mes questions » (Malraux). Avec cet article, on peut dire que c’est réussi. Je dois des explications sur la forme, sur le fond et des réponses aux commentaires.

La forme tout d’abord : j’ai provoqué des réactions avec une accroche journalistique, comme dans l’article sur la ROLEX, parce que ce blog s’endormait un peu, ronronnait. « Jésus réveille-toi, le pape est devenu fou » tout le monde aura reconnu la référence au printemps de PRAGUE : « Lénine réveille-toi, ils sont devenus fous ». Ceux qui affichaient ce slogan étaient des communistes convaincus, utopiques qui ne comprenaient pas la brutalité des soviétiques, l’abandon de leurs idéaux. Les propos du Pape ont choqué même des chrétiens convaincus. Alors, certes, ils sont extraits d’une déclaration plus longue que le père Tabone a bien voulu rapporter in extenso dans ce blog. Le Pape n’a pas été élu contre son gré. Il sait que sa parole porte. En faisant une conférence de presse en se rendant en Afrique, Benoît XVI, en homme averti s’exposait. Il savait que chacun des mots qu’ils prononçaient seraient repris. Je suis souvent confronté aux raccourcis de la presse qui sort des phrases de leur contexte et en détourne le sens. Si l’on ne veut pas prendre ce risque, on ne s’adresse pas à la presse, on ne prêche que dans son église. Et je ne me permettrai jamais de critiquer ce que le Pape dit à ses fidèles dans son église. En revanche lorsqu’il s’exprime dans la sphère publique, il s’expose à la discussion, aux critiques, à la dérision et même aux caricatures. Il en va de nos libertés fondamentales, de notre culture depuis le siècle des lumières « Sans la liberté de blamer, il n’est point d’éloge flatteur » (Beaumarchais).

Sur le fond maintenant : « La distribution de préservatifs risque d’augmenter le problème du SIDA ». Ce n’est pas le maire de Belleville qui s’émeut dans mon blog, c’est le médecin, le vice-président du conseil général chargé de la santé et de la prévention, le citoyen éclairé, le père de famille. J’assume dans l’expression de mon blog toute la cohérence de mes engagements. Je suis suffisament averti de cette maladie, des moyens de préventions, des campagnes d’information pour mesurer les dégâts que peut commettre la parole publique d’une autorité spirituelle comme le pape. C’est parce que je crois que cette phrase, distillée au milieu d’un discours remarquablement bien construit sur le sujet du SIDA, n’est pas anodine, que je m’interroge pour savoir si elle est innocente. Je reconnais au pape le droit de rejeter le préservatif, d’être contre l’avortement et prôner la fidélité et l’abstinence. Mais il n’est pas autorisé à se prononcer publiquement sur un sujet de santé publique comme la diffusion du SIDA en Afrique en sapant des campagnes mondiales qui visent à épargner des êtres fragiles parce qu’ignorants et de cultures différentes de la sienne. C’est Jésus qui a dit : « rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Jean Claude BARRAUD dans ses « vérités chrétiennes » en fait le 1er anticlérical militant, je partage cet anticléricalisme, qui n’est pas anti religieux. Je me battrai pour votre liberté religieuse, votre liberté de culte même si je ne partage pas votre foi. C’est ça la tolérance et le respect de la laïcité. Mais je réagirai chaque fois qu’un chef religieux sort de sa réserve pour donner des conseils de santé publique. Les propos du pape sont dangereux et même criminels car aujourd’hui dans l’état actuel des connaissances, la distribution de préservatifs n’augmente pas le problème du SIDA mais est le moyen le plus efficace de lutter contre sa propagation. Je le sais, j’ai le devoir de le dire, c’est mon rôle de médecin, d’homme public et de père, de le répéter. Si j’ai fait une allusion aux sites pornos sur internet, dont nous devons protéger nos enfants, c’est parce que je ne souhaite pas que mes enfants , mes patients soient atteints par les propos irresponsables du pape sur l’utilisation des préservatifs. J’encourage chaque jour mes patients et les jeunes à utiliser des préservatifs pour des rapports non assurés. Il ne m’appartient pas de les juger, je me dois de respecter leurs sentiments, leurs pratiques et de les informer des connaissances scientifiques reconnues à ce jour.

Je n’étais pas intervenu sur la réintégration de Monseigneur Williamson après ses propos négationnistes. Que le pape décide ou non qu’un négationniste joue un rôle dans son église, c’est le problème de son église. Même si à titre personnel, j’ai été aussi choqué qu’un grand nombre de chrétiens. Je ne me suis pas prononcé non plus, bien que l’on me l’ait demandé, après l’excommunication de cette enfant martyre violée par son beau père. Sa mère qui l’a accompagnée et le médecin qui a réalisé l’interruption thérapeutique de grossesse ont également été excommuniés. C’est encore le problème de l’église de savoir qui elle rejette. Je me suis réjoui que les des Droits de l’Homme ait permis à la société brésilienne de prendre en charge et d’accompagner cette enfant et sa mère. Cela rassure sur le degré d’humanité qu’atteignent grand nombre d’états sur la planète. Le fait que le pape n’ait pas été suffisament clair et ferme pour dénoncer les propos de Williamson et pour compatir et accompagner cette famille brésilienne éprouvée lui a fait perdre de son autorité morale internationale. Il a réduit son rôle à celui d’un chef de clan intégriste et rétrogade, déconnecté de la réalité et de l’actualité.

Je suis surpris du procès d’intention que l’on me fait. J’assure que je tiendrais les mêmes propos sur les chefs religieux musulmans et juifs qui se risqueraient à de telles provocations. D’ailleurs je les trouve en l’occurrence, très discrets, très complaisants voir même complices. Comme quoi les intégrismes se reconnaissent. Enfin je m’étonne que l’on me suspecte de craindre une accusation d’incitation à la haine raciale si je dénonçais une ingérence publique d’autres chefs religieux. A quelle race fait-on allusion ? La race musulmane ? Je ne confond pas les religions, que je respecte, avec les races qui pour moi n’existent pas. Mes études m’ont appris qu’elles n’existaient que dans l’imaginaire des racistes. Et là encore, comme Voltaire, je serai impertinent et résolument engagé pour combattre ce fléau de l’humanité. Car savez-vous qu’il y a des gens suffisament tordus pour se réjouir de voir une « prétendue race noire » exterminée par le fléau du SIDA ? Ma fraternité va au-delà de ceux qui ne seront épargnés que par l’abstinence. Elle s’adresse à ceux d’autres cultures, d’autres comportements que je ne m’abstiendrai pas d’aider et de soutenir. La Fraternité ce n’est pas « préférer son frère à son cousin, son cousin à son voisin et son voisin aux étrangers » (Le Pen) c’est considérer chacun comme son frère dans le respect de sa différence. Mes propos sont certainement inspirés de mon éducation chrétienne et du message de celui qui a fini sur une croix pour s’être dressé contre l’obscurantisme des gens d’Eglise de son époque.

P.S : Je prendrai contact avec le père Tabone pour échanger en ma qualité de Maire, car ce blog ne doit pas devenir un dialogue. Je répète que son but est de provoquer la réflexion et le dialogue mais surtout pas de provoquer telle ou telle personne.

Jésus réveille toi, le pape est devenu fou !

En déclarant que l’utilisation du préservatif aggrave le problème du SIDA, Benoît XVI aggrave plutôt son cas.

Après sa réconciliation avec le négationniste Williamson, son approbation de l’excommunication d’une enfant violée par son beau-père ainsi que sa mère et du médecin qui a réalisé l’avortement thérapeutique, le pape s’enfonce un peu plus dans l’obscurantisme.

Il est criminel de détourner la population africaine et mondiale de la seule précaution efficace à ce jour contre le SIDA.

Ses propos sont trop dangereux pour n’être pas dénoncés. Comme les sites pornos que l’on interdit sur le net, faudra-t-il en faire autant avec sa messe et son catéchisme ?

Puisque le pape prône l’abstinence, qu’il commence par s’abstenir lui-même de tenir des propos aussi affligeants. Ce pourrait être une « abstinence positive » à proposer au chanoine de Latran !

La réforme des territoires – Votre avis ?

Le rapport BALLADUR n’est pas le « big bang » territorial que certains annoncent. Souhaiter que, sur la base du volontariat, les régions passent de 22 à 15, est-ce révolutionnaire ? Les communes sont préservées, les départements aussi, l’intercommunalité se renforce, il n’y a que la création de 7 à 12 grandes agglomérations qui est innovante. Verra-t-on la transformation des Conseillers généraux et régionaux en Conseillers territoriaux ?

Le Département du Rhône sera directement concerné car l’agglomération de LYON est bien évidemment destinée à devenir cette nouvelle collectivité qui rassemblera les compétences communales, intercommunales et départementales comme PARIS actuellement.

Alors, quid du reste du Département du Rhône et de ses 350 000 habitants environ ?

  •  Former un nouveau département de Condrieu à Monsols avec Villefranche comme Préfecture ?
  •  Faire une partition de notre territoire entre l’Isère pour le Sud-Est, la Loire pour l’Est, la Saône- et- Loire pour le Nord et l’Ain pour l’Est ?

Nous aurons à nous prononcer pour une solution, je souhaite que le débat soit largement engagé et que tous y participent. Nous attendons bien sûr l’expression de la volonté de Villefranche de se positionner en leader de notre territoire.

 

J’attends votre avis sur ce blog et je compte bien aborder ce sujet dès mon prochain forum cantonal le samedi 4 avril à Lancié.

J’ai plus de 50 ans et toujours pas de Rolex !

Sans Rolex à 50 ans, on aurait raté sa vie selon Jacques SEGUELA. Sentence ou boutade de l’ex conseiller de François MITTERRAND, celui de la « force tranquille » désormais conseilleur, en cour, du nouveau Président ?

Quoi qu’il en soit, cette réflexion est symptomatique de l’état de crise de notre société. Reflète-t-elle le « bling bling » de Nicolas SARKOZY ou de Julien DRAY ? Le journal MARIANNE en rajoute même avec son enquête sur « le blues du quinqua… ! » Le quinqua 2009, ce post soixante – huitard qui se croyait libéré. Libéré des pesanteurs des états par sa militance dans les « Organisations Non Gouvernementales » soutenant Médecins sans Frontières pour alléger le fardeau de Bernard KOUCHNER, le tiers mondiste, avant qu’il ne devienne mondain et gouvernemental. Avant qu’il ne monnaie si chèrement ses incontestables talents à des pays dont la population est si pauvre. Avant qu’il ne devienne l’obligé de dirigeants corrompus. Il nous a enseigné le devoir d’ingérence et a suffisamment œuvré pour en devenir le symbole. Il doit désormais accepter notre droit d’ingérence dans la morale de ses affaires.

Je fais partie de cette génération, qui s’est plongée à corps perdu dans l’hyperactivité professionnelle sitôt les études terminées pour devenir un citoyen, contribuable, consommateur, modèle du système économique qui nous demandait toujours plus. Toujours plus pour qui ? Pour un petit nombre, cette nouvelle aristocratie qui se partage le pouvoir, la haute administration, les entreprises publiques et les grands groupes financiers privés. Pendant que ceux qui travaillent dans des conditions toujours plus stressantes, sombrent progressivement dans toujours plus de précarité.

J’ai éprouvé le besoin d’en sortir, de faire changer les choses. J’ai eu la chance de faire partager mes convictions au plus grand nombre qui m’a élu. J’ai assumé le mépris avec lequel on me traitait de ringard lorsque je mettais en avant les valeurs républicaines de LIBERTE, d’EGALITE des chances, de FRATERNITE, c’est à dire de solidarité garantie par la laïcité des institutions. Je n’ai pas fait appel à Monsieur SEGUELA pour mener mes campagnes et avec du recul, je ne regrette aucune des références affichées : il y a 15 ans déjà je rappelais qu’ « on n’hérite pas de la terre de ses parents, on emprunte celle de ces enfants », j’ai ensuite avancé que « demain ne doit pas être ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire » et je reste fidèle « au devoir de dire et au courage de faire ».

Des murs sont tombés : celui de Berlin, il y a 20 ans et tout récemment celui de Wall Street, de l’autre côté. Alors si nous ne voulons pas aller dans un autre mur, ne nous laissons pas aveugler par ce qui brille. Les bracelets des Rolex ne sont que des menottes de luxe qui rattachent au Monde passé. Je sais aujourd’hui que je ne veux pas de ce signe distinctif d’un milieu que j’exècre. Comme le loup de LA FONTAINE voyant le cou du chien pelé, je préfère garder ma LIBERTE et remettre les pendules à l’heure pour tous les déboussolés éblouis par un soleil qui ne brille que pour eux.

Le premier engagement environnemental universel est bien que le soleil doit briller pour tout le monde.

Retour de la Convention Nationale sur la bioéthique

De retour de la Convention Nationale sur la Bioéthique présidée par Jean LEONETTI (auteur de la loi sur la fin de vie) avec René FRYDMAN (le père scientifique du 1er bébé éprouvette en France), Alain GRIMFELD (Président du Comité consultatif national d’éthique) et Emmanuel HIRSCH (Directeur de l’espace éthique des hôpitaux de Paris) je m’interroge sur la perception qu’ont les administrés de Belleville, de la Communauté de Communes Beaujolais Val de Saône, du Canton et même du Département, de mon engagement d’élu pendant cette période de « crise ».

Ma fonction de Vice-Président à la promotion de la Santé au Conseil Général justifie que je m’implique dans cette réflexion. Est-elle incompatible ou contradictoire avec les réponses immédiates qu’attendent nos concitoyens pour la crise ? Sur mon blog, certaines réactions à mon intervention devant l’Assemblée Départementale sur la Santé et la Prévention tendent à l’affirmer. Pourtant je crois du devoir d’un élu responsable de dépasser les mesures conjoncturelles qui sont à prendre immédiatement en période difficile.

Certes, il faut tenir compte du pouvoir d’achat de chacun qui est malmené et ne pas alourdir les prélèvements. Certes, il faut ménager les entreprises qui sont ébranlées actuellement en s’interdisant de les mettre davantage à contribution. En même temps il faut soutenir l’économie en investissant pour donner du travail aux artisans, commerçants, PME et services, sans alourdir la dette que nous allons laisser à nos enfants. Ces mesures seront prises à Belleville, à la Communauté de Communes comme au Département. Il n’y aura que les services des ordures ménagères et de l’eau qui devront accroître leurs ressources pour répondre aux charges nouvelles dues à NOS comportements, à NOS consommations.

Mais cette gestion du quotidien pour la qualité de vie de nos concitoyens a-t-elle un sens si elle ne s’intègre dans une vision plus globale du sens de notre vie ? Pendant que nous nous plaignons de payer trop cher la destruction de nos déchets, ou l’eau que nous utilisons et parfois gaspillons, d’AUTRES sur Terre ne mangent pas à leur faim et manquent d’eau. Pendant que nous nous interrogeons sur le droit de mourir dans la dignité, contre la prolongation trop longue de la vie, d’AUTRES réclament simplement de pouvoir vivre. Pendant que nous nous interrogeons sur le nombre de fécondations in vitro à prendre en charge par la Sécurité Sociale pour un couple qui le réclame, sur le don de gamètes, d’ovocytes, d’embryons, sur la légitimité des mères porteuses, des enfants orphelins à l’autre bout de la planète réclament simplement un peu d’amour et d’attention.

La crise que nous traversons est chronologiquement une crise financière d’abord, économique ensuite et sociale enfin. Mais c’est avant tout une crise morale. Va-t-on continuer à piller la planète de ses matières premières, exploiter une partie de l’humanité parfois dès le plus jeune âge pour le superflu d’une autre partie de l’humanité avec les excès écœurants de quelques-uns (golden parachutes, stocks options) ?

 

Il nous faut construire un nouveau monde avec de nouveaux modèles de production, de consommation, de répartition des richesses. C’est le « travail » qui doit être reconnu et rémunéré, pas le « capital ». L’argent doit redevenir un moyen d’échange pas de spéculation. L’innovation qui protège la nature doit être récompensée, pas l’incitation à la débauche de consommation. La place centrale que doit occuper l’HOMME dans la société doit être redéfinie. La bioéthique doit s’intégrer dans la biodiversité. Il faut passer du « contrat social » au « nouveau contrat naturel  » du philosophe Michel SERRE, privilégier les droits de l’Homme (avec un grand H ) aux droits des individus, des états, des consommateurs.

Il n’y a pas de projets cohérents sans vision claire. C’est sur ce terrain que je veux engager le débat avec vous. Il n’y a pas de sujet dérisoire : le moindre petit problème, la moindre décision sont importants à régler au quotidien pour peu que l’on sache clairement où l’on va, quelles sont les valeurs qui balisent notre chemin.

Je crois aux valeurs humanistes de la République : la LIBERTE individuelle dans le respect des autres comme de soi-même, l’EGALITE des chances, des droits et des devoirs de chacun, la FRATERNITE c’est à dire la solidarité garantie par la laïcité de nos institutions qui refusent toute préférence communautaire ou religieuse.

C’est pour ça que je suis RADICAL et la méthode de respect, d’écoute et de partage qui a permis à notre Président Jean-Louis BORLOO de faire adopter à la quasi-unanimité au Sénat, en pleine contestation nationale les mesures avant-gardistes du Grenelle de l’Environnement est exemplaire et mérite d’être reconnue.

Rapport sur la santé et la prévention pour le Département

En tant que Vice-président chargé de la santé et de la prévention au Conseil général, j’ai présenté ce rapport en séance publique le 30 janvier dernier :

« Le Président de la République a rappelé en septembre dernier que « la santé est un moteur de la création d’emploi et de richesse dans notre pays ». Il s’appuyait sur le rapport ATTALI qui soutient que « le secteur de la santé ne constitue pas une charge mais un moteur de croissance ». L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère également qu’il est « rentable » d’investir dans le champ de la santé.

Mais en période de crise économique il convient également de s’interroger sur les valeurs et les priorités qui sous-tendent notre engagement. La santé, (le bien-être physique, psychique et social ainsi que l’a définie l’OMS) c’est à dire ce qui permet la vie est bien la raison essentielle de l’action de notre collectivité dont la solidarité est le premier domaine d’intervention.

Depuis de nombreuses années le Département est porteur de multiples actions relevant du champ de la prévention et de la promotion de la santé. Toutefois cette intervention n’a jamais fait l’objet d’une approche globale recoupant tous les domaines de compétence de la collectivité. Ainsi, ce rapport se veut un état des lieux non exhaustif mais prospectif destiné à une prise de conscience collective de l’importance de notre engagement dans ce domaine et vise à vous proposer de nouvelles perspectives d’action pour les années à venir.

Nous devons faire face désormais à un nouveau type d’épidémies, celles que l’on qualifie de « socio-comportementales » (les maladies cardio-vasculaires, les accidents, les conduites à risques, le diabète, le tabagisme, l’obésité) qui ont un coût social et économique non négligeable pour la collectivité. Paradoxalement la demande de bien-être et d’une vie « en bonne santé » n’a jamais été aussi forte dans la société. On veut bien vivre et bien vieillir. Dans ce contexte, les collectivités ont un rôle prégnant à jouer, le Département notamment grâce à ses compétences et son organisation territorialisée.

Le Département est une collectivité légitime à intervenir dans le domaine de la prévention et de la promotion de la santé car cette action s’inscrit dans le cadre de ses compétences légales ( Personnes âgées, Personnes handicapées…) et confortée par la participation à de nombreux réseaux (réseau de périnatalité AURORE, prévention de l’obésité REPOP). Aussi parce que cette action va au-delà et résulte d’une volonté politique (soutien au dépistage organisé des cancers, Bus Info Santé, sécurité routière, défibrillateurs, lutte contre l’ambroisie…) et se trouve en cohérence avec le Plan Régional de Santé Publique.

Il existe un réel intérêt pour le Conseil Général à investir ce champ. La prévention et la promotion de la santé sont susceptibles de réduire de 70 % la charge de morbidité mondiale. Parce que les conduites à risque, quelles qu’elles soient, ont un coût pour la collectivité (chronicité des maladies, handicap…). Il existe un enjeu sur ce positionnement du Département dans le contexte de création des futurs Agence Régionale de Santé (dans le cadre de la future loi « Hôpital, Santé, Patient, Territoire »).

Enfin, le Conseil Général possède des atouts non négligeables pour intervenir. Ses compétences lui permettent d’avoir une approche globale de l’individu et de son environnement (de la naissance à la personne âgée) qui facilité une action cohérente et sur le long terme. Son organisation territorialisée lui permet d’envisager de réels projets de territoire adaptés aux spécificités locales pour des actions pertinentes, facilement réajustables et évaluables. L’analyse du budget relève 350 millions d’€ pour la santé et la prévention, le Département emploie 540 professionnels (auxiliaires de puériculture, infirmiers, sages-femmes…), dont 160 médecins.

Quelles sont les perspectives et les propositions ?

Le 1er enjeu est de conforter la position du Département comme acteur de prévention et promoteur de la santé. L’objectif est d’accroître la cohérence et la lisibilité des actions entreprises, en encourageant le développement de démarches transversales dans la collectivité, en sous-tendant cette action sur un plan de communication stratégique et en promouvant le PNNS (Plan National Nutrition et Santé).

Le 2ème enjeu est de profiter de l’organisation territoriale des services pour que le Département soit un acteur reconnu dans le champ de la lutte contre les inégalités sociales de santé. L’objectif est de repérer des populations ou territoires cibles et mener des actions le plus en adéquation possible avec la réalité locale et y adjoindre des financements axés sur ces projets. Pour cela il faudrait organiser une étude du territoire du Rhône faisant émerger les thématiques et les populations prioritaires, élaborer un schéma départemental « santé-prévention » fixant pour les années à venir les axes forts du soutien de la collectivité, inclure dans les projets de territoires des Unités Territoriales des axes liés à la réduction des inégalités sociales de santé en lien avec le Programme Régional de Santé Publique (PRSP) et les résultats de l’étude du territoire du Rhône.

D’autre part, je vous demande d’approuver 2 actions très spécifiques et néanmoins porteuses de sens pour le Département :

– Approuver le principe d’une démarche expérimentale de mise en place de défibrillateurs automatiques et semi-automatiques dans les parcs et musées départementaux.

Cette démarche s’inscrit en cohérence avec les préconisations de ce rapport et notamment son axe en faveur d’une politique active de promotion de la nutrition et de l’activité physique. Un prochain rapport sera entièrement consacré à cette expérience.

– Approuver le principe de l’accueil en stage des internes de médecine générale et approuver les conventions qui y sont afférentes.

Outre la découverte de la pratique de la médecine territoriale, ces stages sont l’occasion d’une sensibilisation de ces futurs praticiens à la santé publique, la prévention et la promotion de la santé. Ces stages favorisent également une connaissance réciproque des milieux sanitaires et médico-sociaux. »

 

Ce rapport a été approuvé à l’unanimité des différents groupes politique du Conseil Général.