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Patrimoine

Pour la journée du patrimoine, le Parti Radical a ouvert au public le bureau d’Edouard HERRIOT et son local rue d’Algérie. C’est un local historique pour avoir abrité Edouard HERRIOT et les Radicaux qui dirigeaient LYON mais aussi la FRANCE sous la 3ème puis la 4ème République.

Ni l’architecture ni le décor n’en font un lieu remarquable, et pourtant il entre dans notre patrimoine par son histoire, son atmosphère et ce qu’il nous inspire. Il y a une dimension immatérielle dans la notion de patrimoine. Il en est de même dans la banalité de la maison du Docteur DUGOUJON à Caluire où Jean MOULIN a été arrêté. Il suffit d’y pénétrer pour en ressentir toute l’émotion.

Pour le Parti Radical, ce patrimoine est-il une chance ou un poids ? Le poids de l’histoire à porter ? Comment donner une image innovante, jeune, dynamique à la formation politique de Jean Louis BORLOO et rester fidèle à un glorieux passé ? La solennité du bureau d’Edouard HERRIOT, son côté désuet ne doit pas empêcher l’innovation ni l’audace. Le patrimoine est une richesse, ce n’est pas une contrainte.

A voir le nombreux public qui a défilé dans le siège du Parti Radical pour les journées du patrimoine, on peut penser que la curiosité ou l’intérêt reste intact. Alors donnons des ailes à nos racines !!!

Retour des Ateliers Radicaux de Marseille et Retour sur les Ateliers Radicaux

Chaque rencontre radicale est une fête. Jean Louis BORLOO, parfois décoiffant, toujours sensible, suscite l’enthousiasme. Mais chaque retour est douloureux avec la même « gueule de bois » politique. Les médias nous ignorent et la chape de plomb des gros appareils nous retombe dessus pour nous étouffer. Et pourtant, à chaque fois, n’avions pas raison ? Trop tôt ?

N’avions nous pas raison d’appeler à plus de vigilance laïque avant que l’affaire du voile et tout dernièrement de la burqua ne nous alerte sur la montée des intégrismes et de l’intolérance ?

N’avions nous pas raison de soutenir le plan de cohésion sociale de Jean Louis BORLOO, alors que le mot « social » paraissait incongrue dans l’ambiance de dérégulation économique, dont on a vu à quelle faillite elle nous menait.

N’avions nous pas raison de nous engager avec Martin HIRSCH pour le RSA que la majorité discutait ?

N’avions nous pas raison de militer pour un développement durable bien avant qu’Europe Ecologie ne recueille le succès électoral d’une sensibilisation à la protection de notre environnement ?

L’été dernier encore, à Montélimar, nous annoncions la fin du système économique devenu suicidaire et proposions un nouveau modèle économique avec plus de respect des ressources et des hommes. Qui s’en souvient ? Qui le rappelle ?

Pourquoi nous ignorer alors que notre positionnement politique mérite d’être reconnu ? A la création de l’union pour la majorité présidentielle, bien des centristes y sont allés individuellement. Seul le Parti Radical est resté un parti de plein exercice pour incarner le pôle humaniste, social, laïc et européen de cette union. Les libéraux du Nouveau Centre puis les démocrates chrétiens du MODEM, qui n’avaient de mots assez durs pour combattre SARKOZY avec BAYROU, nous ont finalement rejoints, avec retard pour participer à la majorité présidentielle comme en témoigne encore l’entrée récente de Michel MERCIER au gouvernement.

Depuis le début les Radicaux sont loyaux même si nous revendiquons notre différence. « Engagé mais pas enrolé» disait Alain, le philosophe radical.

Il y a un espace entre l’UMP et le PS que se partagent les libéraux du Nouveau Centre, les Démocrates du MODEM et les Républicains du Parti Radical. Le tout nouveau Rassemblement Centriste de Jean Arthuis risque d’aggraver l’émiettement du centre sans plus value en terme de philosophie politique. Après l’échec de François BAYROU avec ses ambigüités et sa stratégie d’opposition personnelle à Nicolas SARKOZY, il revient à Jean Louis BORLOO, une des personnalités politiques préférées des Français d’incarner le centre.

Cela confère au Parti Radical le devoir de s’ouvrir et d’élargir son espace politique à tous ceux qui veulent faire bouger le cours des choses pour bâtir un avenir plus juste, plus responsable et plus solidaire.

Président de la Fédération du Rhône du Parti Radical

Mardi dernier, mes amis du Parti Radical m’ont réélu Président de la fédération du Rhône. C’est un plaisir de recueillir la confiance de celles et ceux qui partagent mes convictions politiques même si je mesure les sacrifices que je vais continuer à infliger à ma famille, à mes proches.

Le Parti Républicain Radical et Radical Socialiste, c’est son nom depuis 1901, est porteur des valeurs humanistes, sociales, laïques et européennes qui motivent mon engagement public. J’ai toujours revendiqué cette culture politique même lorsque la « mode » n’était pas aux valeurs républicaines.

Les murs s’effondrent les uns après les autres, d’abord le mur de Berlin mettant fin à l’utopie socialiste et récemment l’effondrement de Wall Street qui englouti les illusions ultra libérales. L’édifice républicain, lui, reste solide. Avec ses droits et ses devoirs, avec la priorité donnée à l’Homme. Toute organisation sociale n’a de sens que pour permettre l’épanouissement des êtres humains et l’économie ne doit être qu’un moyen de répartir justement les fruits des efforts de chacun.

Le Parti Radical, depuis sa création, a participé à l’émancipation des individus face aux différentes organisations aliénantes : noblesse, clergé, grand capital. Il a été à l’origine de la solidarité et de tous les progrès sociaux (assurance maladie, retraite, chômage, …). Notre Président actuel, Jean Louis BORLOO, a encore apporté sa pierre à l’édifice de la cohésion sociale avant de s’engager dans la promotion du développement durable, indispensable pour l’avenir de notre planète, de nos enfants et de la nouvelle économie du partage que nous avons à construire. Les philosophes Régis DEBRAY (« le moment fraternité »), Michel SERRE (« Le Mal propre ») et Blandine KRIEGEL (« Querelles françaises ») rappellent tous par leurs réflexions les enjeux qui sont les nôtres au Parti Radical depuis plus de 100 ans.

Il nous reste à nous organiser de façon plus lisible, plus efficace pour tenir un rôle dans une vie politique française qui a bien besoin de nos valeurs humanistes. A mon niveau, avec le soutien de ma fédération, je m’y engage auprès de Jean Louis BORLOO dont l’affirmation radicale doit être plus perceptible.

« Quelle Laïcité Demain ? »

L’adhésion de tous les citoyens aux valeurs républicaines et à un Etat laïque est une condition de la pérennité de notre pacte social. Principe républicain essentiel à la coexistence pacifique de toutes les composantes de la société, la laïcité est la traduction d’une vision du bien commun forgée par notre histoire et par les choix du peuple français. Elle exprime l’idée que l’Etat repose directement sur la volonté des citoyens, sans subordination à aucune autorité supérieure à cette volonté.

Sans être une idée neuve, ce principe a vocation à façonner l’avenir de notre pays et permettra de consolider l’unité de la communauté nationale face à la montée des communautarismes et à la tentation du repli identitaire.

Pour cela, il est sans doute nécessaire, aujourd’hui plus qu’hier, que notre droit garantisse plus efficacement le respect du principe de laïcité. Cet objectif implique la définition de règles claires et concrètes, afin que chaque citoyen puisse mesurer la portée des droits et des devoirs qui découlent du caractère laïque de la République et de la société française.

Toutefois, la laïcité est d’abord un idéal avant d’être une norme juridique créatrice de droits et d’obligations. Le caractère laïque de la République ne sera définitivement acquis que si toutes les composantes de la société, et notamment les populations issues de l’immigration, voient dans ce principe une chance, une garantie de pouvoir exercer librement leur culte et, plus généralement, une valeur indissociable des notions de liberté et d’égalité. C’est donc essentiellement vers un effort d’explication, d’information, et d’éducation à la laïcité que doit s’orienter l’action publique.

Sur chacun de ces 2 plans, les services publics sont au cœur des enjeux liés à l’affirmation du principe de laïcité.

Parce qu’ils incarnent l’Etat et les collectivités territoriales, nul ne doit pouvoir douter de la neutralité des élus, des fonctionnaires et délégataires de services publics. Ils doivent donc être mis en mesure de résister aux pressions et aux tentatives d’instrumentalisation, et d’appliquer le principe de laïcité avec fermeté et discernement, dans tous les services publics de proximité, notamment l’école, l’hôpital et les services publics locaux.

Parce qu’ils ont la charge d’œuvrer à la diffusion des valeurs républicaines, notamment dans le cadre de l’éducation nationale, mais aussi de l’accueil des nouveaux arrivants et de l’organisation des principales étapes de la vie citoyenne, les services publics ont une mission essentielle de défense et de promotion de la laïcité comme principe, et doivent se fixer pour objectif de créer les conditions d’une adhésion durable de tous les citoyens à cet idéal commun.

Quatre ans après l’adoption de la loi du 15 mars 2004 sur le port des signes religieux ostensibles à l’école, la laïcité reste un enjeu majeur pour notre avenir. L’apaisement rendu possible par cette loi peut être mis à profit pour engager une action durable, centrée principalement sur un effort d’éducation, d’information et de formation. En effet, la construction d’une société laïque ne doit pas seulement être le fruit d’une réaction à des situations de crise, mais faire l’objet d’un effort continu et concerté inscrit dans le long terme.

LA LAICITE EN DEBAT

La laïcité est consubstantielle à la République. Elle en est le principe fondateur : la République est faite par des citoyens, pour les citoyens. Il est contraire à sa nature même d’admettre qu’une prescription ayant une source religieuse ou idéologique puisse être considérée comme supérieure à la loi.

La laïcité assure une coexistence de toute les religions, elle rassemble ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Elle garantit la neutralité de l’espace public. Un effort de pédagogie est nécessaire auprès de ceux, notamment les jeunes, qui penseraient que la laïcité est un facteur d’exclusion de leur religion. C’est grâce à son caractère laïque que la France a toujours intégré ceux qui l’ont rejoint au cours du siècle dernier. La laïcité est pour l’islam une chance, en aucun cas un obstacle.

Aucun homme ne peut se voir exclu de la société française au nom de ses convictions ou de ses choix religieux. Le combat pour la laïcité exige de ne pas déroger à ce principe car son application est la condition nécessaire pour construire une société ouverte et tolérante.

Il ne s’agit pas d’envisager une nouvelle loi qui remplacerait celle de 1905. On ne peut exclure, pour renforcer la laïcité ou régler quelques problèmes comme celui des carrés confessionnels dans les cimetières, des modifications législatives ou réglementaires.

REAFFIRMER LE ROLE CENTRAL DE L’ECOLE

L’école, même si la loi de mars 2004 a réglé une grande partie des problèmes, n’est pas sortie des difficultés : absentéisme pour cause religieuse, refus ciblé d’assister à certains cours, augmentation des actes de violence à caractère ethnique, revendications en matière de menu dans les cantines. Une extrême vigilance s’impose pour que l’école publique reste le creuset de la République, le lieu de privilégié de l’apprentissage de la tolérance et de la citoyenneté. Les professeurs doivent être formés pour pouvoir développer cet aspect primordial de leur œuvre éducative. Ils devront donc recevoir à l’Université, en IUFM, en formation continue, une formation obligatoire sur la laïcité et le fait religieux. L’école, sans pour autant renoncer à son obligation de neutralité, a le devoir de proposer dans le cadre des programmes existants une approche rationnelle des religions.

En cas de problème, les professeurs et, au-delà, toute la communauté éducative, doivent être soutenus et bénéficier de lignes directives claires et détaillées. Pour cela il convient de pérenniser les « cellules laïcité » créées en 2004 dans les rectorats.

En proposant une formation obligatoire pour tous les acteurs du système éducatif, en exigeant de la hiérarchie qu’elle s’engage clairement, en institutionnalisant les cellules laïcité et en intégrant des les programmes l’enseignement du fait religieux, le Parti Radical est fidèle à sa tradition et à son engagement républicain. C’est par l’école que la laïcité n’est pas seulement un principe juridique mais un ensemble de règles pour la vie collective. Elle mérite donc une vigilance encore plus forte au moment où la société est traversée de mouvements communautaristes et identitaires.

L’HOPITAL

L’hôpital exige lui aussi une attention particulière. C’est un lieu critique, propice à l’expression exacerbée des différences religieuses ou culturelles. Le personnel hospitalier, parfois formé dans des pays n’ayant pas les mêmes traditions culturelles que la France, peut être lui aussi tenté d’exprimer publiquement ses croyances et ses convictions.

LES SERVICES PUBLICS DECONCENTRES ET LES COLLECTIVITES LOCALES

Il en est de même dans tous les autres services publics, surtout les services publics locaux issus de la décentralisation et de la déconcentration. Ces derniers sont soumis à de multiples sollicitations émanant de groupes de pression ou d’associations qui mettent en cause la neutralité de l’espace public en en limitant ou conditionnant l’accès (refus par exemple de la mixité dans les piscines). La gestion des cimetières pose de ce point de vue un problème particulier ; une pression très forte existe pour voir légaliser les carrés confessionnels. Les responsables locaux (surtout les maires) sont demandeurs d’informations pour éclairer et assurer leurs choix.

Intervention de Bernard FIALAIRE

Soirée débat du Mardi 9 décembre 2008

 

Référence :

« La laïcité dans les services publics »

par André ROSSINOT

 

« Penser le XXIème siècle »

Lors de l’Université d’Eté du PARTI RADICAL, avec Jean Louis BORLOO nous avons essayé de « penser le XXIème siècle ». Nous allons changer d’ère, quitter plus rapidement que nous l’imaginons un monde dont l’économie repose sur les énergies fossiles : pétrole, gaz, charbon, même l’uranium connaîtra un épuisement.

 

Il nous faut nous orienter radicalement vers les énergies renouvelables, inépuisables comme le soleil, le vent, etc… Nous n’entrons pas dans une phase de pénurie, de récession, nous allons changer d’abondance. Et cette évolution plutôt que révolution, s’accompagnera de l’explosion des NTIC avec une communication mondiale ultrarapide qui transforme les relations dans la planète.

 

S’il est légitime de nous interroger sur l’allongement de la vie dans notre pays et ses excès d’acharnement thérapeutique qui poussent certains à réclamer la fin de l’enfer qu’ils vivent sur terre avant de mourir. Ayons la dignité de le faire sans oublier qu’ailleurs sur la planète des enfants réclament seulement le droit de vivre un peu, de se nourrir, de se soigner. De même que nous croulons sous les déchets, la production d’ordures ménagères par habitant ne cesse de croître, alors que près d’1 milliard d’habitants sur notre planète ne mangent pas à leur faim.

 

Il nous faut une volonté politique pour infléchir ces tendances. Le système de bonus/malus environnemental de Jean Louis BORLOO est un exemple de dispositif qui permet de déplacer une consommation vers des produits respectueux de l’environnement. Il s’agit de redistribuer en bonus sur les produits vertueux ce que l’on aura prélevé en malus sur les produits polluants. La 1èreexpérience sur les véhicules a permis d’atteindre en quelques mois les objectifs que se fixait l’Europe pour 2020.

 

On peut faire bien et vite.

 

Etre radical, c’est être optimiste. Comment ne pas l’être lorsque nous plaçons l’Humain au centre de nos préoccupations et que nous assistons dans notre pays à une révolution démographique. On n’a jamais vécu aussi longtemps, aussi bien, en restant aussi performant. « On n’a pas de pétrole, mais on a des idées » disait-on. Cela signifie que nos richesses, ce sont nos ressources humaines. Et bien, elles augmentent, elles se développent, elles sont de plus en plus performantes. OUI nous croyons dans le progrès. Un progrès qui ne sera plus le même, qui ne se traduira pas par du « TOUJOURS PLUS » mais par du « MIEUX ». Nous produirons mieux, nous consommerons mieux, nous vivrons mieux. Pour cela nous devons continuer à investir dans cette richesse humaine, en premier lieu par l’éducation.

 

C’est par l’éducation pour tous, tout au long de la vie, pour l’Egalité des chances, des chances individuelles et de la chance collective que nous pouvons enrichir notre société. C’est bien le message majeur que nous avons à relayer, nous radicaux, pour le XXIème siècle. C’est d’ailleurs la raison d’être du PARTI RADICAL depuis son origine.

 

Nous avons débattu de la SOLIDARITE nationale avec Martin HIRSCH dont nous soutenons sans réserve le RSA, avec Rama YADE pour les droits de l’homme, en présence de ministres Sénégalais, Congolais, de l’ambassadeur d’Afghanistan en France. Après l’analyse économique de Jérémy RIFKIN, Henri GUAINO a rappelé le pouvoir de la volonté politique face au fatalisme économique. « Pour que demain soit ce que nous ferons et pas ce qui doit arriver ».