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Invitation aux Voeux du Parti Radical du Rhône

Chers amis,

2012 est arrivé, jouez haut bois, résonnez musette avec :

– une TVA sociale qui avait valu à Jean Louis BORLOO son bannissement de Bercy et que Nicolas SARKOZY voudrait imposer à contre temps, à la hussarde avant les Présidentielles ;

– l’annonce de la taxation des transactions financières dans un délai indéterminé alors que l’urgence nous la fait réclamer depuis des années, que Jean Louis BORLOO la propose depuis l’été dernier avec les amendements défenduspar les députés radicaux ;

– le financement de la protection sociale par l’ensemble des revenus et pas seulement ceux du travail;

– la nécessité de former les victimes du chômage qu’il faut cesser de considérer comme d’ignobles assistés mais au contraire comme des resources humaines à valoriser.

Les voeux du président de la République avaient, cette année, une odeur de Parti Radical, un goût de Parti Radical mais n’étaient pas ceux du Parti Radical.

Comme il faut préférer l’original à la copie, je vous invite :

MARDI 17 JANVIER 2012 à 19 HEURES

au siège du Parti radical du rhône (23 rue d’Algérie 69001 LYON)

 

Pour entendre les vraies propositions radicales que nous devons faire prendre en compte dans les échéances qui s’annoncent.

 

Bien radicalement.

Lettre ouverte de Jean-Louis Borloo

Il y a vingt ans, les valenciennois m’ont demandé de les aider à sortir d’une crise économique, industrielle et sociale d’une très grande gravité. Depuis, je n’ai jamais cessé de me battre pour les Français, notamment pour les plus démunis : relance massive de la construction de logements, rénovation totale des 450 quartiers sensibles, baisse du chômage de 10,2% à 7,7% en trois ans grâce au plan de cohésion sociale, accompagnement de la mutation écologique de notre pays dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Pendant les neuf années que j’ai passées au sein du Gouvernement, j’ai toujours essayé d’être un bâtisseur, un rassembleur, un « tiers de confiance », tout en restant l’avocat des plus fragiles. Ma plus grande fierté est d’avoir été un ministre de « missions », souvent difficiles. Il y a un an, j’ai lancé un appel en faveur d’un virage social. Cet appel, hélas, n’a pas été entendu. Ceci s’est traduit par un profond déséquilibre au sein de la majorité que je n’ai cessé de dénoncer. J’en ai, pour ma part, tiré toutes les conséquences sur un plan personnel et politique. J’ai ainsi refusé de participer au Gouvernement, j’ai quitté l’UMP et j’ai créé, autour de l’Alliance républicaine, écologiste et sociale, un nouveau pôle d’équilibre.

J’ai également repris ma liberté. Au cours de ces derniers mois, j’ai travaillé très en profondeur pour comprendre les origines de la crise que nous connaissons, pour bâtir une vision et pour proposer un projet autour de mes priorités : la formation et la qualification de jeunes, l’école primaire, l’égalité des chances, la diversité, la baisse des prix du logement, la lutte contre le chômage, la croissance verte. J’ai réfléchi au moyen de défendre mes convictions. L’élection présidentielle étant devant nous, je m’y suis préparé patiemment et méthodiquement avec l’aide de mes amis et j’ai donné rendez-vous aux Français, à l’automne. À aucun moment, je ne me suis inscrit dans les schémas traditionnels des petites phrases, des négociations secrètes et des rapports de force.

Quelle est la situation aujourd’hui ? Quelle est mon analyse ? Tout d’abord, force est de constater que la dynamique des centres ne s’est pas créée : ni sur le projet, ni sur les hommes. Les raisons en sont multiples : manque de temps, malentendus, incompréhensions. J’en prends, évidemment, ma part de responsabilité. Sans cette dynamique, je ne vois pas comment une candidature centriste peut prétendre accéder au second tour et l’emporter. Je reste néanmoins convaincu que la France a besoin d’une grande formation humaniste, profondément européenne, assumant pleinement la diversité de notre pays.

Par ailleurs, la France, comme le reste du monde, fait face à une crise sans précédent suscitant un sentiment de crainte, de repli sur soi et de peur. Elle favorise également le développement de mesures simplistes, la recherche de bouc émissaires et le populisme. S’y ajoute un climat de suspicion généralisé lié à un interminable feuilleton judiciaire qui n’épargne aucune institution. Le risque populiste, en France comme en Europe, est réel. Et je ne veux pas faire courir ce risque aux Français. J’ai le sens de l’Etat et je suis un honnête homme. L’élection présidentielle n’est pas un concours d’ego ou de notoriété. Encore moins, le prologue de négociations à venir.

Je sais que ma décision va décevoir mes amis. Il aurait été bien plus facile de profiter des difficultés de la majorité, et notamment de la défaite au Sénat, pour exister et me démarquer. Mais, c’est une lecture trop rapide et superficielle. Je veux rassurer mes amis : je n’ai rien demandé, rien négocié, et surtout rien abandonné de mes convictions. Je vais continuer à me battre pour mes valeurs républicaines, écologistes et sociales. Je vais continuer à me battre pour que l’on cesse d’opposer les Français les uns aux autres. Et je vais continuer à me battre pour accélérer la recomposition du paysage politique français. Je suis, plus que jamais, un homme libre et déterminé à servir les Françaises et les Français.

 

Jean-Louis BORLOO

Lettre aux adhérents du Parti Radical

Chers amis,

Nous sommes encore sous le choc de l’annonce de Jean Louis BORLOO de ne pas présenter sa candidature à la Présidence de la République.

Notre déception est immense car nous mettions beaucoup d’espoir à le voir apporter des solutions nouvelles, plus justes et plus humaines aux défis que doit relever notre société. Beaucoup de nos concitoyens nous expriment aussi leur désarroi et les attentes qu’ils mettaient dans Jean Louis BORLOO. Il est bien dommage qu’ils expriment si tard leur soutien.

La décision de Jean Louis BORLOO est personnelle et nous la respectons. Depuis qu’il avait initié sa démarche de rassemblement des forces du Centre, il y a 1 an à Lyon, rien ne lui a été épargné : défection des uns, trahison des autres, manœuvre de l’Élysée et attaques personnelles indignes.

Nous savions tous qu’il n’était pas guidé par une ambition personnelle et un délire mégalomaniaque d’être candidat à tout prix. Il était prêt à incarner le Centre, mais un Centre rassemblé.

Nous avons tous notre part de responsabilité à n’avoir pas su rassembler plus largement autour de lui. Nous nous sommes heurtés aux petites chapelles qui font (parfois consciemment) le jeu des 2 blocs de droite et de gauche qui peuvent alors puiser dans leurs extrêmes les forces qui leur permettront de se partager le 2ème tour.

Nous regrettons aussi l’éloignement dans lequel l’a entrainé une partie de son entourage, plus attaché à se servir de lui qu’à le servir et qui ne lui a pas permis de mesurer l’enthousiasme qu’il pouvait susciter dans la population.

Il a redonné ses lettres de noblesse au Parti Radical qui n’est plus ignoré ni méprisé. Mais le Parti Radical doit guérir de cette malédiction qui l’amène à sacrifier des talents exceptionnels, aujourd’hui Jean Louis BORLOO comme hier Pierre MENDES FRANCE ou Jean-Jacques SERVAN SCHREIBER.

Nous saluons le courage des Laurent HENART, Rama YADE et bien d’autres qui, avec nous, le soutiennent loyalement.

Nous croyons toujours que des solutions moins brutales, plus justes, plus réalistes existent et nous attendons encore de Jean Louis BORLOO qu’il entraine toutes celles et tous ceux qui veulent vraiment servir notre pays et nos concitoyens.

Nous nous retrouverons le mardi 11 octobre à 19h au siège de la Fédération pour échanger sur cette situation nouvelle et ses conséquences.

Pourquoi un tel acharnement contre Jean Louis BORLOO ?

Depuis que le nom de Jean Louis BORLOO est avancé pour Matignon une campagne de dénigrement est engagée par l’aile droite de la majorité présidentielle, qui mérite quelques corrections :

« Plan de Cohésion sociale, Grenelle Environnement »

 

Introduction :

« La force d’une Nation est dans sa ressource humaine. Un pays n’est puissant que par les hommes et les femmes qui le composent, par l’envie qu’ils ont de vivre et de construire ensemble, par le rayonnement de leur confiance dans l’avenir et par la cohésion sociale qui les unit. La prospérité économique est indissociable de la prospérité sociale. L’ambition de ce Plan de cohésion sociale est de mettre tout le monde dans la famille France ». (Introduction du Plan de Cohésion sociale).

I/ Emploi/ travail :

Evolution du taux de chômage : 10,2% mi-2005 réduit à 7, 8% mi-2007.

. Insertion professionnelle des jeunes : 300 000 apprentis en 2004, 430 000 en 2008 (soit + 40%).

. Services à la personne : 390 000 emplois créés (à temps plein ou à temps partiel), 3 millions d’employeurs et 25 000 organismes agréés depuis 2005.

 

II/ Logement :

. 290 000 mises en chantier en 2000, 430 000 mises en chantier en 2007 (soit + 40%).

. 300 000 permis de construire en 2000, 565 000 permis de construire (soit + 70%).

. 42 260 logements sociaux en 2000, 135 000 en 2007 (soit + 222%).

. 100 000 prêts à taux zéro consentis en 2002, 240 000 prêts à taux zéro consentis en 2006 (soit + 140%).

 

III/ Rénovation urbaine :

11 milliards d’euros de subvention de l’Etat, 40 milliards de travaux (sur la période 2004/2013).

. 26 000 opérations de rénovation menées dans 592 quartiers prioritaires.

. 97% des projets de rénovation ayant fait l’objet d’une convention ont des opérations engagées.

. 2/3 des interventions concernent l’habitat social.

 

IV/ Grenelle Environnement :

Boom des énergies renouvelables :

– + 22% en deux ans.

– Avec : + 900% (photovoltaïque), + 94% (éolien), et + 66% (géothermie).

Boom de la rénovation thermique :

– Signature de 140 000 éco-prêts à taux zéro en 18 mois.

– Rénovation thermique de 250 000 logements en un an.

Boom des transports collectifs :

– Construction en cours de 420 km de nouvelles lignes (dont 205 km de tramways).

– C’est plus qu’au cours des 30 dernières années.

– 50 projets dans 38 agglomérations françaises.

Boom de l’agriculture biologique :

– Hausse de 24% du nombre d’agriculteurs bio en 2009.

– Hausse de 16% au cours de la même période des surfaces cultivées en bio

(2,64% de la SAU totale).

– Total du nombre d’exploitations en juillet 2010 : 19 594 (soit + 20% au cours des 7 premiers mois de l’année 2010).

Confirmation de ces résultats par tous les baromètres internationaux :

– Selon les Universités de Yale et de Columbia : la France est 7ème sur 163 pays en matière d’environnement (+ 3 places en un an).

– Selon le Parlement canadien : la France est le 1er pays du G8 dans le domaine du développement durable.

– Selon Eurostat, la France a le parc de véhicules neufs le plus sobre d’Europe grâce au bonus écologique.

Au delà des sarcasmes, des désinformations, il y a un bilan, une méthode, une vision pour la France. L’aile droite de la majorité s’est beaucoup exprimée depuis cet été et a beaucoup influencé les méthodes du gouvernement.

Si la réforme des retraites a pu passer en force, maintenant il est nécessaire de renouer le dialogue et redonner confiance à l’ensemble des forces de notre pays. Jean Louis BORLOO incarne la réussite de cette méthode, c’est pourquoi la France a besoin de lui à Matignon.

Bienvenue à LYON pour les ateliers des RADICAUX 2010

La Fédération du Rhône vous attend, comme beaucoup de nos concitoyens attendent des Radicaux qu’ils proposent une société plus juste. Cette nouvelle société devra être plus Républicaine, plus Écologique et plus Sociale.

Ces 3 thèmes seront développés samedi matin avec l’intervention de grands témoins qui enrichiront nos débats de leur expertise.

Les Français attendent des responsables politiques crédibles et authentiques, qui leur donnent envie de s’engager et de contribuer à redresser notre pays. Dans un climat de crise, les gens ont besoin d’être rassurés par une action politique constructive et visionnaire. Les Français sont capables d’accepter des réformes, s’ils ont le sentiment qu’elles sont justes et justifiées.

Le 4 septembre, il y a 140 ans, naissait une République qui a fait de l’Éducation pour l’Égalité des chances, sa priorité. Une République qui a de rassembler, d’intégrer et d’assimiler en s’enrichissant des différences. Elle a développé sa protection sociale grâce à une croissance économique stimulée par toutes les forces vives de la nation.

Aujourd’hui, il nous faut remettre l’Éducation au cœur de nos priorités. Il faut donner des chances égales à tous nos enfants de s’épanouir, de réussir dans notre société et de participer à la création des richesses qui contribueront à la solidarité nationale.

Il nous faut reprendre et développer le plan de cohésion sociale qu’avait engagé notre Président Jean Louis BORLOO.

Il nous faut poursuivre la mutation de notre économie dans le respect du Grenelle de l’Environnement comme l’avait fait partager, encore, Jean Louis BORLOO.

Nous attendons tous que notre Président Jean Louis BORLOO poursuive cet engagement radical pour la construction d’une nouvelle société plus Républicaine. Nous avons besoin de plus de République, de respect, de solidarité, d’humanisme et de sérénité.

Nous avons besoin d’autorité, pas de brutalité.

Nous avons besoin d’écoute, de compréhension, de dialogue et de compétence.

Nous comptons sur tous les Radicaux, tous les Républicains, tous les Centristes pour soutenir Jean Louis BORLOO dans la défense de nos valeurs.

Lorsque Fabienne LEVY a lancé l’invitation de ces ateliers des Radicaux à LYON, nous n’imaginions pas nous retrouver avec autant d’enthousiasme à un moment aussi crucial de notre vie politique.

J’espère que LYON, sa gastronomie, son cadre de vie, son savoir faire et sa culture radicale permettront à notre Parti Radical et à notre Président Jean Louis BORLOO de faire entendre une parole utile à la France.

Pour un réformisme radical

Si Jean DANIEL continue à écrire les mêmes éditos dans le Nouvel Obs, j’arrête d’écrire sur mon blog et me contente de recopier ses articles. Dernier en date : « Pour un réformisme radical », il reprend le mot d’Albert CAMUS qu’il décline en 14 points :

« 1- Je ne veux plus changer le monde, je veux le réformer. Je suis réformiste non pas seulement par renoncement à la révolution mais par croyance aux progrès, et je souligne que j’écris ce dernier mot au pluriel. On ne peut plus croire au progrès au sens de Condorcet, de Marx ou d’Auguste Comte. Avant d’être condamné au supplice, Prométhée a tout de même réussi à dérober quelques secrets à Zeus, qui ont fait progresser l’humanité en maints domaines. Je maintiens qu’on peut continuer à le faire ici-bas, dans ce monde et tous les jours.

2- Le réformisme radical se conçoit à l’intérieur de l’héritage des lumières et dans la considération de la raison critique comme un irréversible progrès, même si ces instruments intellectuels de la raison doivent servir à souligner les limites de la raison.

3- Le siècle précédent m’a conduit à refuser toutes les révolutions, à accueillir toutes les résistances et à m’associer aux entreprises de réformes, mais avec un RADICALISME qui empêche les compromis de devenir des compromissions. Le « réformisme radical » exclut toute passivité désenchantée. Il est animé d’un esprit de conquête nullement incompatible avec la passion démocratique, la vigilance républicaine, l’imagination de la modernité.

4- L’explosion des dogmes et des idéologies doit conclure à un respect, voire à un véritable culte de la complexité. En dehors des joutes de la politique et du divertissement des polémiques, le péremptoire n’est plus supportable. J’ai décidé, quant à moi, de m’intéresser toujours aux raisons pour lesquelles on est en désaccord avec moi…

5- La sagesse consiste désormais à ne jamais séparer les concepts de liberté et d’égalité. La première sans la seconde aboutit à la jungle des compétitions. L’égalité sans la liberté mène à l’uniformité et à la tyrannie.

6- Ne jamais séparer non plus le souci de la création de richesses du souci de leur répartition. C’est l’homme qui reste le but de toute création.

7- Dans cet esprit, l’argent ne peut être que le symbole d’une marchandise et l’instrument qui sert à mieux la faire circuler. Dès que la spéculation conduit à considérer l’argent comme une fin et non comme un moyen, autrement dit, dès que le capital se « financiarise », la société tout entière se transforme en une bourse des valeurs qui n’a plus le choix qu’entre un comportement suicidaire et le brigandage.

8- … HEQUEL a fait l’éloge de la Révolution (1789) mais non de la Terreur (1793), et il a vu dans cette dernière non pas un progrès mais une régression. Il n’y a donc pas de fatalité progressiste de la violence, bien au contraire.

9- Il peut cependant y avoir une nécessité de la guerre qui est à la fois « inévitable et inexcusable » pour des raisons d’autodéfense. Mais elle ne saurait être entreprise qu’en tout dernier recours, après que toutes les autres solutions ont été envisagées. Lorsque la guerre est décidée il faut garder à l’esprit 3 réflexions : « a- Oui, il faut parfois se résigner à la guerre, mais en n’oubliant jamais qu’en dépit de la justesse de la cause, on participe à l’éternelle folie des hommes » (Barack OBAMA) ; « b- Chaque fois qu’un opprimé prend les armes au nom de la justice, il fait un pas dans le camp de l’injustice » (Albert CAMUS) ; « c- La justice, cette fugitive qui déserte souvent le camp des vainqueurs » (Simone WEIL).

10- … Dans une époque où l’éclatement des dogmes, où les conflits de la foi conduisent aux fanatismes et où il devient de plus en plus difficile de parler d’universalité des valeurs, une haine s’impose, et le mot n’est pas trop fort, celle de tous les absolus.

11- … les victimes des génocides ne doivent pas se dire « plus jamais nous ! » mais « plus jamais ça ! ».

12- L’abolition de la peine de mort est l’un des grands progrès dont nous avons dit qu’ils étaient possibles mais à la condition que le délinquant à perpétuité ne soit pas conduit au suicide dans sa prison. Sinon, il s’agit seulement d’un meurtre déguisé.

13- … 14- …ne pas installer son fauteuil dans le sens d’une résignation aux malheurs de la vie et à la malédiction des hommes… »

Ces leçons que Jean DANIEL dit tirer de ses maîtres auraient toute leur place en préambule du futur manifeste du Parti Radical. Le réformisme radical est bien cet humanisme social, laïque, républicain auquel il convient désormais d’ajouter une dimension écologique. L’absolue nécessité de respecter la nature et tous ceux qui y vivent en replaçant l’Éducation comme priorité des missions de notre République.

Jean Louis Borloo au centre

Jean-Louis BORLOO, Président du Parti Radical, a réuni son Comité Exécutif le 30 mars pour faire le point au lendemain des régionales.

Le Parti Radical n’est pas une plus-value pour la Majorité lorsqu’il est fondu dans l’UMP. L’abandon du centre par le MODEM de François BAYROU laisse un vide qui est catastrophique pour la Majorité présidentielle.

Il faut rassembler les centristes radicaux, démocrates sociaux, écologistes, libéraux sociaux dans un mouvement indépendant de l’UMP pour créer une dynamique de 2ème tour qui puisse faire gagner la majorité.

Nicolas SARKOZY est allé loin dans l’ouverture, la prise en compte de la diversité, la place du Parlement, le soutien au grenelle de l’environnement. Il a géré de façon remarquable la crise à l’échelle européenne. Mais l’Europe est essoufflée face à une Asie en pleine croissance. Nous ne pourrons pas compter sur une redistribution facile car l’Europe est ruinée. Le retour à une gestion socialiste serait catastrophique tout comme un repli conservateur moyen qui aggraverait trop la fracture sociale avec ceux que la crise laisse au bord du chemin en plein désarroi.

Il faut de l’imagination, de l’humanité et de l’enthousiasme pour définir les nouvelles règles de développement durable de notre société.

Jean Louis BORLOO, personnalité de la majorité préférée des Français est le mieux placé pour rassembler les forces radicales, démocratiques, sociales, écologistes, libérales sociales dans le grand mouvement centriste humaniste et européen dont la France a besoin.

Contribution du Parti Radical au débat sur l’identité nationale

L’organisation d’un débat sur l’identité nationale offre, à chacun d’entre nous, l’occasion de reconstituer le fil parfois ténu de son histoire personnelle, celle de sa famille, de ses ancêtres, de ses origines, de ses convictions et de ses croyances ; de procéder à un vaste examen de sa conscience citoyenne, historique et philosophique.

L’individu n’est pas une page blanche. Il ne naît pas orphelin car tout homme est au moins le fils d’idées, de rencontres, de révoltes ou d’adhésions. Et c’est cette somme de destins croisés qui forme une Nation. On comprend dès lors pourquoi la nationalité est tout sauf une évidence, une donnée statistique ou un simple fait juridique. Elle est au contraire un sentiment complexe, vivant, pluriel, profondément dynamique, situé aux confins de l’histoire, de la géographie et de la philosophie.

Ainsi et par un curieux paradoxe, ce qui est censé nous définir avec le plus de certitude ou de vérité vis-à-vis du reste du monde, relève lui-même du domaine de l’indéfinissable. D’où la nécessité pour chacun d’entre nous, d’effectuer, à intervalles réguliers, ce si beau et si difficile travail de conscience individuelle et collective. La Nation est une communauté de destin en perpétuelle interrogation et donc, en perpétuelle reconstruction. La figer, c’est la condamner. Surtout lorsque l’on est Français.

Car être Français, c’est d’abord une aspiration. On est Français parce qu’on le veut et parce qu’on croit à la devise de la République : liberté, égalité, fraternité. Trois mots qui à eux seuls, résument toute la quête de l’Humanité. Trois mots inflexibles et exigeants dont l’héritage est un devoir. Trois mots qui nous obligent et qui constituent la base de toute vérité collective, la condition de toute dignité et l’origine de toute communauté. Trois mots qui font toujours de l’autre un citoyen potentiel, un ami ou un frère.

Etre Français, c’est avoir la conscience claire, forte, profonde, d’appartenir à une communauté de destin. C’est avoir la conscience que cette appartenance permet non seulement de changer sa propre vie mais également de participer à l’histoire du monde. Etre Français, c’est vivre ensemble ; c’est vivre par les autres et pour les autres. Etre Français, c’est être universel ou, tout au moins, vouloir l’être, au-delà des différences d’origines ou de religions. C’est , à l’image d’un Claude Lévi-Strauss, chercher ce qui caractérise l’humain derrière chaque langue, chaque pays, chaque région, chaque croyance ou chaque coutume. C’est rechercher ce qui unit, ce qui rassemble et non ce qui sépare. C’est apprendre à voir l’autre par le prisme des Lumières et de la vérité. C’est aussi savoir répondre aux appels lancés par sa conscience.

Etre Français, c’est croire que la République est une aventure collective, qui se construit jour après jour, dans les victoires comme dans les épreuves, dans la prospérité comme dans la difficulté, dans la concorde comme dans les malentendus. Une aventure unique, inédite, car fondée sur une valeur – la laïcité – qui nous a été donnée en héritage et qui n’existe nulle part ailleurs. Une valeur qui plonge ses racines au plus profond de notre histoire et qui est le fruit de plusieurs siècles de maturation philosophique, de déchirements et de rassemblements, de guerres et d’aventures militaires parfois malheureuses.

En effet, si l’on se tourne vers les autres Nations en Europe et dans le reste du monde, on constate que parmi ce qui nous distingue, ce n’est ni la langue, ni la couleur de peau (mais quelle couleur en ces temps du métissage bienvenu ?), ni les origines géographiques, ni la même culture, mais cette notion si particulière de laïcité. Une notion qui se nourrit à la fois de respect, de tolérance et de distance critique. Une manière de vivre qui ne rejette rien si ce n’est l’obscurantisme, la violence ou l’aveuglement car la tolérance c’est d’abord de refuser l’intolérable et qui privilégie le libre-arbitre. Sans liberté de ne pas croire, il n’y a pas de foi véritable et sans la laïcité, notre devise nationale resterait en partie lettre morte. Elle en est la sève, le socle, la condition.

 

Ainsi, on ne peut pas parler en France d’identité nationale sans parler d’identité républicaine. Depuis les Lumières, la République et la Nation forment un tout cohérent, les deux visages d’une même réalité. L’identité républicaine est ce supplément d’âme qui permet d’arracher l’identité nationale aux seules considérations géographiques ou culturelles. C’est aussi celle qui nous permet de porter un regard sans cesse renouvelé sur le monde.

Le Parti Radical a-t-il encore des raisons d’exister ?

Le siège du Parti Radical à Lyon était plein pour écouter Jonathan BOCQUET, jeune étudiant en sociologie politique, nous exposer son mémoire universitaire. Au-delà des adhérents, des sympathisants, des universitaires, de nombreux jeunes nous avaient rejoints pour cette soirée. Et ils n’ont pas été déçus. L’exposé de Jonathan était clair, sans concession et très lucide sur la grandeur du Radicalisme et l’insignifiance du Parti Radical aujourd’hui. Et pourtant, avec une telle « marque », de telles valeurs, un leader aussi populaire, qu’est ce qui ne marche pas ?

Un parti politique n’existe sous la Vème République qu’avec un candidat à la Présidentielle. Or depuis 1958 nous n’avons jamais eu de candidat, nous nous contentons d’un ministère pour le Président dans chaque gouvernement. Avec le risque d’attirer les opportunistes qui viennent se servir du Parti Radical, plutôt que de le servir. Ambiguïté aussi de son positionnement : à gauche, même extrême gauche à son origine, le Parti Radical est maintenant à droite, dans l’UMP.

Radicalement républicain, les Radicaux ont imposé la République à la France. Une République sociale, humaniste, laïque, européenne. Est-ce que l’œuvre est accomplie et que le Parti Radical n’a plus de raison d’exister ? Il ne doit pas être réduit à l’aile écologique de la majorité présidentielle, le combat pour la laïcité n’est pas terminé, la réflexion sur la bioéthique, sur le développement durable avec ses composantes économiques et sociales est encore à mener. Notre Président Jean Louis BORLOO est avant tout connu comme Ministre du Développement Durable et n’est pas perçu comme Radical. Nos parlementaires sont invisibles et inaudibles. Il y a au Parti Radical une faillite complète de la communication, une absence de porte parole qui devrait intervenir régulièrement. Pour être entendu aujourd’hui, il faut être en désaccord, critiquer, s’opposer. Cela ne va pas avec la méthode BORLOO de recherche de consensus. Il a fait adopter à l’unanimité le Grenelle de l’Environnement par des partenaires que tout opposaient.

Il y a aujourd’hui une façon radicalement différente de faire de la politique. Plutôt que de hurler avec les loups, polémiquer par petites phrases, les Radicaux avancent efficacement : reconnaissance du plan de cohésion sociale de Jean Louis BORLOO, des métiers d’aide à la personne et de l’apprentissage de Laurent HENART, succès du Grenelle de l’Environnement, succès électoraux à Aix en Provence, Perpignan et Aubervilliers, avec l’élection de 4 députés européens. Mais tout cela sans éclat, sans retombées médiatiques.

Après que Jonathan BOCQUET ait bien remis en perspective le Parti Radical depuis son origine en 1901 jusqu’à aujourd’hui, les questions et les interventions ont affluées :

« Sommes-nous compatibles avec l’hyper présidence de SARKOZY ? »,

« Nous sentons nous à l’aise avec le rapprochement du MPF ? »,

« Comment nous situons nous face à la dérive communautariste ? »,

« Que pensons-nous du bouclier fiscal ? ».

Et bien sûr nos relations avec les Radicaux de Gauche et les autres formations du centre.

Notre conférencier a demandé qui ne partageait pas les valeurs du Radicalisme dans la salle. Personne n’a levé le doigt et pour autant tous ne s’engagent pas au Parti Radical. Est venu le moment où la question du nom du Parti s’est posée. C’est une étudiante en Science Po, militante au P.S, qui est intervenue pour dire qu’on ne peut pas abandonner un tel nom, une telle histoire avec de telles valeurs. Il ne manque qu’un engagement militant dans ce parti de notables qui doit garder confiance et reprendre courage.

Merci Jonathan d’avoir aussi brillamment introduit et animé ce débat et à Jessy MANTEAU, Président des Jeunes Radicaux, de l’avoir organisé.

Rencontre radicale

Jean Louis BORLOO est venu rencontrer les militants du Parti Radical à Bron vendredi 2 octobre. Deux jours plus tard sur France Info, le philosophe Michel SERRES expliquait que le débat polémique était vain, ne faisait pas progresser les idées et n’était que du spectacle. Jean Louis BORLOO en a fait la démonstration. Pas de petite phrase pour la presse mais une argumentation sérieuse pour démontrer que l’heure est grave et qu’il faut un changement RADICAL de mode de vie, d’organisation de notre société pour s’en sortir. Il n’est pas pessimiste (être Radical c’est être optimiste disait Edouard HERRIOT) mais il sait qu’il faut changer nos comportements qui épuisent la planète sinon nous courons à notre perte. Il nous faut de l’imagination (Jean Louis BORLOO en a) pour proposer une croissance qui protège nos ressources naturelles et distribué équitablement à chacun ce qu’il mérite.

NON, nous ne sommes pas adeptes de la DECROISSANCE

NON, nous ne sacrifions pas la cohésion sociale aux dogmes écologistes.

Nous voulons encourager ceux qui investissent dans le développement durable, nous voulons réorganiser nos territoires pour plus d’efficacité et d’économie et nous voulons proposer une nouvelle fiscalité plus juste et plus efficace pour protéger l’environnement. La taxe carbone va dans ce sens, comme la TVA sociale pouvait également se substituer à d’autres impôts qui pénalisent ceux qui travaillent et qui font des efforts pour l’environnement.

C’est bien un changement RADICAL de façon de vivre qu’il faut proposer pour que les gens soient heureux et reprennent confiance en l’avenir.