Budget Belleville 2010
Le vote du budget de la commune est le temps fort de la vie municipale. Les impôts resteront les mêmes après la très légère baisse de l’an dernier. Depuis notre arrivée aux responsabilités nous avons baissé par 2 fois les impôts sans jamais les augmenter parce que nous le devons à nos concitoyens. C’est un effort de bonne gestion et d’économies qui ne compromet cependant pas les services à la population et les investissements.
Cette année encore un effort particulier sera fait en direction des plus fragiles avec l’augmentation de notre contribution au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) et des emplois aidés afin que ceux qui recherchent un emploi puissent participer par leur travail à la vie municipale afin de retrouver une utilité pour la société.
Avec l’augmentation du budget pour l’accueil de la petite enfance et nos travaux pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite et pour les économies d’énergie, nous restons fidèles à nos engagements. Nous diminuerons encore un peu la dette de la commune en empruntant moins que ce que nous allons rembourser.
Ce budget sera contraignant pour les élus, pour le personnel mais il est réaliste et juste.
France-Angleterre
La France a réussi le grand chelem en battant l’équipe d’Angleterre. Thomas LIEVREMONT, entraîneur du XV de France, a reçu ce texto : « Ce n’est pas parce qu’ils ont gagné que les joueurs sont heureux, c’est parce qu’ils sont heureux qu’ils ont gagné ».
Rien ne se réussit de beau sans enthousiasme. Ce sont les ambitions collectives partagées qui aboutissent.
Jean Louis Borloo au centre
Jean-Louis BORLOO, Président du Parti Radical, a réuni son Comité Exécutif le 30 mars pour faire le point au lendemain des régionales.
Le Parti Radical n’est pas une plus-value pour la Majorité lorsqu’il est fondu dans l’UMP. L’abandon du centre par le MODEM de François BAYROU laisse un vide qui est catastrophique pour la Majorité présidentielle.
Il faut rassembler les centristes radicaux, démocrates sociaux, écologistes, libéraux sociaux dans un mouvement indépendant de l’UMP pour créer une dynamique de 2ème tour qui puisse faire gagner la majorité.
Nicolas SARKOZY est allé loin dans l’ouverture, la prise en compte de la diversité, la place du Parlement, le soutien au grenelle de l’environnement. Il a géré de façon remarquable la crise à l’échelle européenne. Mais l’Europe est essoufflée face à une Asie en pleine croissance. Nous ne pourrons pas compter sur une redistribution facile car l’Europe est ruinée. Le retour à une gestion socialiste serait catastrophique tout comme un repli conservateur moyen qui aggraverait trop la fracture sociale avec ceux que la crise laisse au bord du chemin en plein désarroi.
Il faut de l’imagination, de l’humanité et de l’enthousiasme pour définir les nouvelles règles de développement durable de notre société.
Jean Louis BORLOO, personnalité de la majorité préférée des Français est le mieux placé pour rassembler les forces radicales, démocratiques, sociales, écologistes, libérales sociales dans le grand mouvement centriste humaniste et européen dont la France a besoin.
Jean FERRAT
Au moment où le Front de Gauche affronte les Verts, l’UMP, le Front National et le PS, Jean FERRAT nous quitte. Ce communiste au look d’écolo était chanté par tous. « La Montagne » est la chanson la plus chantée dans les banquets de pêche, chasse, nature et tradition ! La Fraternité c’est ça : partager l’allégresse de « C’est beau la vie » comme la tristesse de « Nuit et brouillard ». Il chantait la France et l’amour de la France mieux que tous les débats sur l’identité nationale. Les artistes ont ce vrai pouvoir de faire communier les peuples par ce qu’ils ont de meilleur en eux.
Que dire du 1er tour des régionales (2) ?
Les analyses politiques du 1er tour des Régionales semblent montrer que la majorité présidentielle ne s’est pas mobilisée pour aller voter. L’effondrement du MODEM de BAYROU attiré par la gauche laisse vacant le centre traditionnel social, humaniste, européen.
Le Parti Radical doit retrouver sa place dans cet espace politique avec son Président Jean-Louis BORLOO qui peut s’imposer comme le leader charismatique de l’écologie sociale, humaniste et républicaine. Ce doit être notre combat pour apporter à la Majorité Présidentielle et à la France cette force qui lui manque.
Vu au cinéma: la Rafle
La collaboration n’est pas qu’un mot. C’est une honte et la lâcheté ajoutées à l’horreur. Et si nos larmes n’y pourront rien changer, la résistance à la banalisation de la xénophobie reste un devoir.
Lu dans le « Nouvel Obs »
« La mondialisation a dérapé à partir du moment où il était admis que le marché avait toujours raison et qu’aucune autre raison ne lui était opposable. Elle a engendré un monde où tout était donné au capital financier et presque rien au travail, où l’entrepreneur passait après le spéculateur où le rentier prenait le pas sur le travailleur, où les effets de levier, atteignant des proportions déraisonnables, engendraient un capitalisme dans lequel il était devenu normal de jouer avec l’argent des autres, de gagner facilement, rapidement, sans effort et trop souvent sans une création de richesse ou d’emploi » De qui est cette dénonciation ? De Nicolas SARKOZY à DAVOS le 28 janvier dernier.
C’est pour ça que je suis dans la Majorité Présidentielle, c’est pour que ces paroles radicales aboutissent vraiment à une amélioration radicale des conditions de vie de ceux qui travaillent.
Que dire du 1er tour des régionales ?
Que 6 personnes sur 10 qui lisent ce blog ne sont pas allées voter. C’est dramatique pour la démocratie mais cette campagne méritait-elle plus de considération ?
Les Régions, collectivités soi-disant modernes, branchées, très communicantes, qui méprisaient quelque peu les Départements archaïques, bouseux, n’intéressent pas nos concitoyens. Ou plutôt les conseillers régionaux, que personne ne connaît, ne mobilisent pas. Il faut dire que le mode d’élection épuise les candidats lors de la constitution des listes. Ensuite on s’en remet aux sondages en annonçant les élus avant les élections.
J’ai déjà dit sur ce blog tout le mal que je pensais de cette campagne et dénoncé le fait du prince dans la constitution de listes qui recyclent les candidats battus sur leur nom, les collaborateurs d’élus, les apparatchiks, les favorites et les intrigants.
En démocratie, les électeurs ont toujours raison. J’espère que le message est bien reçu.
Déceptions et espoir
Certes l’équipe de France de Rugby a gagné au pays de Galles, vendredi dernier, gardant ainsi la possibilité d’un grand chelem. Mais je n’ai pas été très fier de cette dernière remise en jeu, ou plutôt en non jeu, dégagée directement en touche pour mettre fin au match et priver ainsi l’équipe de Galles d’une ultime possibilité de gagner.
Où est passé le panache français ? L’esprit du Sud Ouest de la France, de Cyrano de Bergerac ? Ce rugby français fantasque qui permettait de tout remettre en jeu en attaquant de ses 22 ?
Et dire que le rugby n’est qu’un jeu. On comprend alors que pour la compétition électorale des élections régionales on « joue autant p’tit bras ». Le début de campagne est lamentable, la composition des équipes consternante, le niveau des attaques affligeant. Il n’y a presque que Frêche qui brave les appareils parisiens. Faut-il se réjouir de son audace ou s’inquiéter de ses dérives ? Même si ses bravades sont réjouissantes, son cynisme de parrain en fin de règne est symptomatique de la puissance des roitelets régionaux.
De qui viendra la fraîcheur ? J’ai apprécié que Jean Louis BORLOO appelle les candidats radicaux aux élections régionales (qui avalent bien des couleuvres) à s’engager sur un comportement républicain qui leur permettra de soutenir tout projet objectivement utile à leur région et leurs habitants et à refuser un comportement hostile à priori aux propositions des autres camps. Une nouvelle façon de faire de la politique qui me plaît radicalement.
Rencontre avec Eric BESSON sur le débat de l’identité nationale
Comme tout républicain radical, je me suis immédiatement réjoui de la tenue d’un débat sur l’identité nationale. La question de l’opportunité de ce débat ne m’a pas effleuré car ce sujet est, à mes yeux, pertinent d’une manière générale et en tout temps.
Face à l’immense matraquage médiatique qui a cours actuellement, je dois avouer m’être un instant interrogé sur les éventuelles arrière-pensées de ce débat. Mais je suis de ceux qui ont voulu relever le défi et saisir la chance d’exprimer les valeurs auxquelles ils croient et pour lesquelles ils s’engagent. Et la volonté affichée par certains de refuser tout débat n’a fait qu’accroître mon devoir d’y participer.
Les médias ne sont pas tendres avec vous, Monsieur le Ministre, vous le savez mieux que moi. « Qui connaît Monsieur BESSON ? » … Certainement pas moi avant de vous avoir rencontré lors de ce débat. Je me dois de reconnaître que votre écoute, votre analyse et vos réponses vendredi dernier m’ont convaincu de la hauteur et de la profondeur avec lesquelles vous menez ce débat sur l’identité nationale.
J’ai eu l’occasion de vous dire qu’en France, on ne peut parler d’identité nationale sans parler d’ identité républicaine, tant la république et la nation forment un tout cohérent depuis les Lumières. L’identité républicaine est ce supplément d’âme qui permet d’élever l’identité nationale au dessus des seules considérations géographiques ou culturelles.
La philosophie de la république a été évoquée par le Père DEVERT, qui a cité Régis DEBRAY. J’ai prolongé cette référence par l’évocation des DEVOIRS que la république ajoute aux DROITS que la démocratie nous donne. J’ai rappelé le SOLIDARISME de Léon BOURGEOIS, avec le « quasi contrat » qui nous rend redevables envers la société qui garantit notre santé, notre éducation, notre protection sociale, notre sécurité et notre culture. Nos aînés payaient leur « dette » à la république par un service militaire, puis un service national, puis un service civique. Afin de concrétiser une part de ce que nous devons à la France et pour retrouver cet esprit d’engagement pour la république, il convient désormais d’instaurer un service citoyen, effectué par tous.
Les modalités de cet engagement citoyen peuvent être débattues : période unique ou plusieurs périodes, durée, lieu, au sein d’associations « reconnues » ou d’institutions officielles, sur la base du choix, du volontariat ou de la réquisition. Sur le principe, il faut seulement que ce service citoyen soit équitable, obligatoire, sans dérogation ni possibilité de rachat ou de substitution pécuniaire. Il doit viser à un échange ou un accompagnement de ceux qui ont suivi une formation courte par ceux qui ont bénéficié d’un enseignement théorique plus long. Cela peut revêtir un engagement dans la sécurité civile ou militaire ou un engagement humanitaire.
Actuellement, une partie de la jeunesse, qui réussit des études longues et coûteuses, trouve immédiatement des emplois dans des secteurs porteurs justement rémunérés. Et puis, à côté, il y a une jeunesse qui n’a pas réussi dans le cursus classique et qui doit payer encore par des contrats aidés à temps partiel, peu rémunérés, sa participation à une fonction publique très utile, voire indispensable à la société qui présente souvent cette contribution comme une charge de bienveillance.
Depuis la fin du service national obligatoire (dont seuls les plus défavorisés n’étaient pas exemptés), ce sont toujours les plus modestes qui ont répondu aux besoins de la société par les dispositifs successifs : CES, Emplois Jeunes, Contrats Aidés, etc… Quels qu’aient été leurs noms et leurs formes, ils ont toujours été peu valorisants.
Aussi rien n’est plus urgent, aujourd’hui, que la prise de conscience de ce que l’on doit à la société et le partage équitable de cette dette par une jeunesse qui doit se retrouver pour faire ce bout de chemin ensemble. Telle est la noble ambition du service citoyen que nous appelons de nos vœux au nom d’une identité républicaine dans la cohésion nationale.
