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Article du Patriote: Disparition de Marc Julien

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Edito de la Salamandre – Janvier 2011

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Avec l’ensemble de l’équipe municipale nous vous souhaitons une belle et heureuse année 2011.

Nous avons bien conscience que la crise que traverse notre pays n’épargne pas nombre de Bellevillois. Dans les périodes difficiles nous devons être encore plus solidaires et attentifs envers ceux qui sont les plus fragiles. Nous avons réorganisé nos services municipaux en renforçant nos services à la population afin d’être encore plus réactifs. Mais je voudrais saluer toutes celles et tous ceux qui se sont engagés dans la réserve communale de sécurité afin de porter secours en cas de difficultés. Nous avons déjà mesuré leur disponibilité et leur engagement. Ils méritent tous un grand merci pour l’exemple qu’ils donnent et pour les valeurs humaines qu’ils véhiculent.

Nous devons porter une attention toute particulière aux jeunes qui galèrent parce que l’activité économique ne leur propose pas d’emplois. Nous soutenons toutes les initiatives pour les motiver, les mobiliser et ne pas les laisser se décourager. Toute la vie associative participe à cette mobilisation et ce soutien.

Nous avons le devoir de gérer au mieux notre collectivité, personne ne comprendrait le moindre laxisme dans cette période où nous devons tous ensemble participer à l’effort de redressement de notre économie. Nous resterons ferme sur les grands principes qui nous ont toujours guidés : pas d’augmentation d’impôts, désendettement de la commune tout en poursuivant notre effort d’investissement grâce à une gestion rigoureuse. Car nous devons rester optimistes et préparer l’avenir. Les grands projets qui sont développés dans ce bulletin municipal participent aussi à l’activité économique de notre territoire. Nous pouvons les réaliser à cette dimension grâce à notre association avec les 10 autres communes de notre communauté de communes.

Nos frontières municipales n’ont aujourd’hui plus aucun sens pour nos équipements ou nos activités. La réforme des collectivités territoriales doit nous inciter à nous interroger encore sur la pertinence de nos limites actuelles. C’est la cohérence territoriale, l’efficacité économique et la possibilité de réduire nos dépenses qui doit nous guider. Je fais confiance aux élus de notre territoire pour ne retenir que l’intéret général dans les décisions que nous aurons à prendre. Avec St Jean et Taponas pour la station d’épuration, avec Dracé pour l’urbanisme et toute la communauté de communes pour la gare et le futur complexe culturel cinéma-médiathéque, avec St Georges, le Département et la Chambre de Commerce pour le LYBERTEC nous avons su partager les décisions les plus importantes pour rendre notre territoire performant et votre vie plus agréable.

Bien sur les chantiers en cours créent des inconforts passagers. Je vous remercie toutes et tous pour votre compréhension et votre implication dans la vie municipale. Nous continuerons encore à vous servir au mieux et vous représenter le plus fidèlement possible dans les décisions à venir.

« Soyons nous même le changement que nous désirons voir dans le monde ».

Quel mot est plus beau dans notre langue que «ESPERANCE» ?

L’espérance de vie augmente dans notre pays comme sur toute la planète. Dans cette période de crise économique, ce doit être un motif de satisfaction à garder à l’esprit. Or on fait de ce point positif, une catastrophe : cela mettrait en péril l’équilibre des retraites et cela conduirait à voir s’accroître le nombre de personnes âgées dépendantes. Pourtant l’espérance de vie en bonne santé augmente beaucoup plus vite que l’espérance de vie générale. On surestime le poids à venir de la dépendance, une récente étude publiée le mois dernier dans « Sciences » conclu à une surestimation de 80 % des personnes âgées dépendantes à venir. On mesure le poids économique des personnes âgées en coût de santé ou dépense de voyage et loisir. Je n’ai pas trouvé de mesure de la production de richesse des personnes âgées.

Les retraités pourraient être considérés comme des « quasi fonctionnaires », ils sont rémunérés par la collectivité et exercent une fonction publique qu’ils choisissent : certains gardent leurs petits enfants remplissant ainsi la fonction d’assistant maternel, d’autres leurs parents parfois dépendants, complétant l’intervention des auxillaires de vie, d’autres assurent des tâches administratives dans la vie associative, d’autres sont producteurs de fruits et légumes en cultivant leur jardin. On le voit, nos ainés produisent des richesses qui ne sont pas toutes comptabilisées dans le PIB de notre pays. Le PIB est un mauvais indicateur du bonheur des habitants d’un pays, il faut trouver un indicateur qui mesure l’apport de nos ainés dans notre société. Cela permettra d’aborder les problèmes de retraite, de dépendance, de 5ème risque dans un autre état d’esprit.

Je reste consterné par la façon réductrice dont le débat sur les retraites a été rapporté. Le problème n’est pas de savoir comment assurer nos retraites futures, il est de trouver une solution immédiate pour payer celles de nos parents et de nos ainés. Nous ne pouvons pas créer une dette insupportable pour nos enfants à qui l’on demanderait de payer nos retraites alors que nous aurions refusé d’assumer celles de nos parents. Le message que nous envoyons aux générations qui nous suivent est inquiétant. Montrons-nous responsables et justes.

Hommage à Raymond DESRAYAUD

Nous étions très nombreux samedi dernier pour rendre hommage à Raymond DESRAYAUD et partager la peine de son épouse Simone, son fils Jean Paul et toute sa famille.

Raymond DESRAYAUD incarnait l’esprit d’entreprise, il était entreprenant dans tout ce qu’il touchait, c’était un « ENTREPRENEUR » au vrai sens du terme, un leader, un « CHEF d’entreprise ». La 1ère entreprise dans laquelle il excellait fut son entreprise professionnelle. Créée en 1926 l’année de sa naissance par son père Jean qui s’illustra chez les pompiers, il la rejoint en 1956 alors qu’elle compte 5 à 6 personnes. Il apporte aux établissements DESRAYAUD PÈRE ET FILS sa compétence technique, développe de nouvelles technologies, crée un bureau d’étude et élargi son domaine d’intervention dans le Grand Lyon. L’entreprise compte près de 50 employés dans les années 80, en 1986 lorsque son fils Jean Paul le rejoint pour lui succéder au poste de PDG en 1993. Raymond et son épouse Simone continuent à être présents et à s’investir dans cette entreprise familiale qui est reconnue pour son sérieux, ses compétences, la confiance qu’elle inspire aux architectes, aux donneurs d’ordre. Elle est appréciée pour la qualité et l’authenticité du travail. Il y a un terme symptomatique de l’état d’esprit qu’avait insufflé Raymond DESRAYAUD, il parlait toujours de «ses compagnons » pour parler de ses employés, cela en dit long sur la considération qu’il portait à ses collaborateurs.

La 2ème entreprise qu’il a menée à bien fut le club de rugby de Belleville. Après un titre national dans les épreuves sportives de sapeurs pompiers, il est devenu joueur de Rugby et le Président du Comité du Lyonnais qui l’a affronté s’en souvient. Puis il est devenu dirigeant auprès d’Albert D’AUTRYVE avant de lui succéder comme Président en 1956. Il le restera près de 40 ans avec un intérim entre 1983 et 1987. Il a pris le club dans les plus petites séries et l’a hissé en 3ème division nationale, à l’époque où la 3ème division était vraiment le 3ème niveau national puis en 2ème division dans la poule de 2 anciens champions de France : le Stade Français et La Voulte avec Bourg en Bresse, une division au dessus des clubs de Mâcon et Villefranche démontrant comment on peut se surpasser avec de la volonté, du sérieux et de l’enthousiasme. Il a fait confiance à des entraineurs Daniel BENASSI, Jean Claude BIDEGARAY mais aussi René DRESSY, René BARRAUD, Bernard GUENOT ou Albert DOUSTE. Il était attentif à tous les niveaux du club. La 1ère fois que je l’ai rencontré c’était dans son bureau où il a sorti d’un grand placard mon sac, mon short et mon maillot de l’École de Rugby. Plus tard il emmenait les équipes de jeunes dans la DS Break à une époque où on était moins regardant sur le nombre de passagers. Il était présent aux entrainements des équipes séniors puis aux repas chez la pomponnette avant que son épouse Simone ne cuisine les repas d’avant match servis dans le sous sol de sa villa spécialement aménagée. Ce fut un grand Président qui a porté le club lorsque je lui ai succédé en 1994 il était là, bienveillant, pour aider encore. Jamais je ne l’ai entendu réprimander ou menacer, il manageait par encouragement et enthousiasme.

Je l’ai appelé Monsieur DESRAYAUD, puis PRESIDENT et j’ai eu la chance de l’appeler ensuite RAYMOND comme tous ses amis. Il était attentif et attentionné avec ses connaissances, toujours discrètement. Et puis il avait l’esprit conscrit, ça en dit long sur son sens de l’amitié. Lorsqu’on a fêté ses 80 ans on se voyait fêter ses 100 ans comme sa maman ou son oncle. La vie en a décidé autrement comme elle en avait décidé autrement pour ses beaux frères Marcel et Michel, comme pour son fils Gilles. Il avait surmonté ce drame terrible avec courage, dignité et pudeur comme toujours.

Alors ce n’est pas un adieu que je veux lui dire, ni au revoir, je veux lui dire MERCI. Merci pour ce qu’il a donné, il aimait les voitures de sport, il aurait pu s’en offrir de belles avec ce qu’il a consacré au rugby. Merci pour l’exemple qu’il a donné en toutes circonstances. Et merci pour avoir été ce qu’il a été.

SPORNOCRATIE

La spornocratie est le néologisme de la nouvelle alliance dominante du sport, du sexe et des médias corrompus par l’argent. Après les frasques de Tiger WOOD, les dérapages auditionnés de RIBERY, GOVOU et BENZEMA on s’interroge.

Le sport devait permettre à des individus d’extraction modeste de réussir dans la société par une voie annexe qui valorisait le talent, l’effort et la discipline. Or tout ce fric accumulé, à faire pâlir d’envie même les traders, les rend-il plus heureux ? Plus épanouis ? Il ne semble pas, cela a plutôt tendance à leur tourner la tête.

Et ces corps d’athlètes qui font rêver toutes les femmes de la planète permettent à certains d’épouser des top- modèles habituées à vivre grand train alors que d’autres n’auraient comme solution que de se payer des prostituées mineures !

La spornocratie c’est vraiment l’écrasement de l’intelligence, de la culture, de la classe par le fric, le sexe et les muscles ! Quel gâchis.

Budget Belleville 2010

Le vote du budget de la commune est le temps fort de la vie municipale. Les impôts resteront les mêmes après la très légère baisse de l’an dernier. Depuis notre arrivée aux responsabilités nous avons baissé par 2 fois les impôts sans jamais les augmenter parce que nous le devons à nos concitoyens. C’est un effort de bonne gestion et d’économies qui ne compromet cependant pas les services à la population et les investissements.

Cette année encore un effort particulier sera fait en direction des plus fragiles avec l’augmentation de notre contribution au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) et des emplois aidés afin que ceux qui recherchent un emploi puissent participer par leur travail à la vie municipale afin de retrouver une utilité pour la société.

Avec l’augmentation du budget pour l’accueil de la petite enfance et nos travaux pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite et pour les économies d’énergie, nous restons fidèles à nos engagements. Nous diminuerons encore un peu la dette de la commune en empruntant moins que ce que nous allons rembourser.

Ce budget sera contraignant pour les élus, pour le personnel mais il est réaliste et juste.

Que dire du 1er tour des régionales ?

Que 6 personnes sur 10 qui lisent ce blog ne sont pas allées voter. C’est dramatique pour la démocratie mais cette campagne méritait-elle plus de considération ?

Les Régions, collectivités soi-disant modernes, branchées, très communicantes, qui méprisaient quelque peu les Départements archaïques, bouseux, n’intéressent pas nos concitoyens. Ou plutôt les conseillers régionaux, que personne ne connaît, ne mobilisent pas. Il faut dire que le mode d’élection épuise les candidats lors de la constitution des listes. Ensuite on s’en remet aux sondages en annonçant les élus avant les élections.

J’ai déjà dit sur ce blog tout le mal que je pensais de cette campagne et dénoncé le fait du prince dans la constitution de listes qui recyclent les candidats battus sur leur nom, les collaborateurs d’élus, les apparatchiks, les favorites et les intrigants.

En démocratie, les électeurs ont toujours raison. J’espère que le message est bien reçu.

Le Tribunal de Commerce de Villefranche a prononcé la liquidation de DIETAL

86 personnes sur le carreau avec tout ce que cela comporte de drame personnel. Pourtant les employés, derrière leur comité d’entreprise, se sont battus avec acharnement et avec dignité. Ce sont eux qui faisaient la richesse de cette entreprise avec leur savoir faire, leur implication. La productivité est là pour en attester ainsi que le faible taux d’absentéisme. Et pourtant, qu’est ce qu’ils ont subi depuis la reprise par DIETAL !

J’ai grandi à côté de cette usine qui s’appelait alors SABIR. C’était la plus grosse entreprise du secteur, plus de 500 personnes y travaillaient avec Monsieur LEPOCHARD le 1er polytechnicien que j’ai croisé, le fondateur Francis VOUILLON qui venait en Mercedes blanche décapotable et puis les rugbymans : René DRESSY, Jean TISSOT, Jo MARGUIN et Jean Claude BIDEGARAY qui a apporté son talent au club de Belleville. J’entends encore les frères POTIER qui chantaient en traversant notre jardin, répétant les chansons de leur orchestre. Tout cela est fini.

Il nous faut maintenant retrouver du travail pour toutes ces personnes à qui on a annoncé hier matin le licenciement. Il y a bien sûr HARTMANN qui offrira des emplois préférentiellement aux licenciés de DIETAL et puis les entreprises avec lesquelles nous allons prendre contact pour s’installer dans les locaux. Au-delà de la municipalité et de la communauté de communes c’est toute la population du secteur qui est solidaire.

L’édito de « la Salamandre »-Juillet 2009

Il y a un an, personne ne nous disait vraiment que nous allions traverser une crise d’une telle ampleur. Est-ce que cette nouvelle situation doit remettre en question nos engagements ? Certainement pas ! Au contraire nous devons relever ce double défi du soutien de l’économie par la réalisation des investissements que vous attendez et en même temps être encore plus rigoureux dans les dépenses publiques pour ne pas alourdir les prélèvements fiscaux.

Nous avons décidé cette année de baisser les impôts de la commune.

Cette baisse compensera, en partie, l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères que la communauté de communes est dans l’obligation de percevoir pour faire face à l’accroissement de ses dépenses. La Communauté de Communes pourra ainsi assumer ses missions avec l’aménagement de la gare, la construction d’une nouvelle gendarmerie et la réalisation de la future médiathèque et du nouveau cinéma.

Cette baisse d’impôts communaux ne s’accompagnera d’aucun renoncement à la solidarité. Nous avons octroyé, avec l’ensemble des communes du canton, une aide exceptionnelle au syndicat de gérontologie afin de sauver l’association d’aide à domicile qui est indispensable pour de nombreuses personnes âgées. Avec l’aide du Conseil Général les personnes handicapées ou dépendantes verront même leur participation diminuer et bénéficier ainsi d’une plus grande aide. Cela permettra de créer des emplois supplémentaires d’aide à la personne. Nous avons également augmenté considérablement les emplois d’été que nous proposons aux jeunes de la commune qui ne peuvent trouver de jobs d’été dans les entreprises compte tenu du contexte économique. Nous allons également recruter de nombreux emplois aidés par l’Etat afin de maintenir dans le monde du travail ceux qui sont le plus en difficulté.

Nous ne sacrifierons pas non plus nos principes de développement durable dans les réalisations de la commune. Et nous irons plus loin en proposant à chaque Bellevillois les aides et les conseils pour réaliser des économies d’énergie. C’est d’ailleurs dans ce domaine que nous engageons le plus grand nombre de travaux sur les bâtiments municipaux car au delà du devoir moral de protéger notre environnement, nous réaliserons de réelles économies de fonctionnement dans les années à venir.

Alors que nous partageons l’angoisse des salariés de DIETAL à Belleville dans cette période difficile, comment ne pas nous réjouir du chantier HARTMANN à l’entrée de notre futur parc LYBERTEC. C’est le symbole du dynamisme de notre commune qui récolte les fruits de ses choix politiques. Nous continuerons ce développement dans le plus strict respect de la préservation de notre environnement, de nos paysages et de notre qualité de vie. Une qualité de vie appréciée par tous les Bellevillois anciens ou récents grâce aux équipements sportifs et culturels que nous allons encore réaliser. Nos ressources proviennent du nombre croissant d’habitants et de l’activité économique soutenue par le dynamisme des entrepreneurs locaux qui affrontent la crise avec courage. Nous savons ce que nous leur devons, ils savent que nous soutenons par tous les moyens possibles leur développement.

Enfin je remercie tous les Bellevillois et les Bellevilloises pour l’usage des horodateurs dans le stationnement en centre ville. Avec 40 minutes gratuites nous avons réussi ensemble à libérer de nombreuses places de stationnement qui facilitent la vie de tous et favorisent l’activité des commerçants.

 

Je vous souhaite à tous de bonnes vacances.

Une semaine qui répond à certaines interrogations du blog

Lundi 30 mars : le Conseil municipal de Belleville a voté à l’unanimité une baisse des taux des impôts de la commune. La Communauté de Communes Beaujolais-Val-de-Saône avait dû, la semaine précédente, augmenter la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères pour faire face à son accroissement de charge. Le Conseil communautaire a souhaité aller au-delà de l’augmentation des charges pour se donner les moyens d’engager les grands travaux que la population attend : cinéma, médiathèque et réhabilitation de la piscine, tout en maintenant la même redistribution de ressources aux communes.

Le Conseil municipal de Belleville a voulu compenser ces prélèvements supplémentaires en faisant un effort particulier sur la taxe d’habitation mais aussi sur les taxes foncières pour que les commerçants, artisans et les entreprises bénéficient comme les ménages de cette réduction. Cela implique que chaque adjoint et délégué « serre les boulons » de ses dépenses de fonctionnement. Car l’investissement sera maintenu pour aider la relance économique et offrir du travail aux entreprises locales. Nous allons impliquer tout le personnel municipal dans cette démarche d’économie. Il ne serait pas juste qu’en cette année de crise la collectivité ne fasse pas le même effort qu’auront à faire tous nos concitoyens.

La solidarité s’est aussi manifestée par une subvention exceptionnelle au syndicat de gérontologie qui permettra à l’association d’aide à domicile des personnes âgées et handicapées du canton d’être sauvée et de signer une convention avec le Conseil Général pour réduire le coût de l’heure d’intervention à domicile de 19,24 € à 17,50 €. Cette économie permettra aux personnes âgées dépendantes et aux personnes handicapées d’augmenter le nombre d’heures à leur service et créera ainsi des emplois à la personne.

Et nous doublerons le recrutement de jeunes cet été pour donner du travail aux jeunes Bellevillois qui auraient du mal à trouver un job d’été en entreprise dans la conjoncture actuelle.

Je donne toujours rendez-vous aux blogueurs pour leur démontrer que la masse d’impôts prélevée par la commune + la communauté de communes était inférieure à la masse d’impôts prélevée par la seule commune de Belleville avant notre arrivée, même si les taux n’ont pas tous varié uniformément pour respecter les liens imposés par la loi entre les 4 taxes (taxe professionnelle, taxe d’habitation, foncier bâti et foncier non bâti).

 

Mardi 31 mars : débat au Parti radical du Rhône sur la Bioéthique. Edouard TREPPOZ, professeur de droit nous a exposé l’évolution du droit en matière de bioéthique, la notion de « corps » et de « chose », la différence entre « découverte » et « invention » et le droit de propriété intellectuelle, la « brevetabilité du vivant » et ses conséquences sur les dons de sang, d’organes, etc… Ensuite le docteur Marie Pierre CORDIER, généticienne, nous a exposé l’état des connaissances actuelles en matière de diagnostic prénatal, préimplantatoire, de médecine prédictive, etc… Il s’en est suivi un débat digne et respectueux sur la place de l’Homme dans la société, le sens de la vie entre partisans et opposants de l’avortement, de mère porteuse, de procréation médicalement assistée, d’adoption…

Je crois que ce type de débat est important pour permettre à chaque citoyen d’intervenir sur le site : http://www.etatsgenerauxdelabioethique.fr dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique qui sont ouverts jusqu’au 30 juin 2009.

De même que les Radicaux du début du XXème siècle ont élaboré avec le solidarisme de Léon BOURGEOIS un projet de société conçu à partir des connaissances scientifiques de l’époque (méthode expérimentale de Claude BERNARD et microbiologie de Pasteur), nous devons en ce début de XXIème siècle élaborer un projet de société à partir des réflexions éthiques qui sont portées sur nos connaissances scientifiques.

Le Professeur GRIMFELD, Président du Conseil Consultatif National d’Ethique, souhaite que la bioéthique s’intègre dans une dimension environnementale plus vaste qui prenne en compte toute la planète et la place de l’Homme dans la biodiversité. Blandine KRIEGEL rappelle dans son dernier ouvrage « Querelles françaises » la place des droits de l’Homme, face aux droits des citoyens qui accompagnent un individualisme croissant. Régis DEBRAY définit dans son « moment fraternité » la nouvelle Religion de l’Occident Contemporain (ROC) que sont les droits de l’Homme, omnipotents.

Comme les dons du sang, les produits provenant du corps ne peuvent qu’être donnés, même si après transformation, transport et conservation ils acquièrent un coût. Peut-on envisager que les produits qui viennent de la planète : eau, pétrole, minéraux soient gratuits ? Mais alors qui déciderait de leur juste utilisation ? Actuellement c’est le marché, l’offre et la demande qui enrichissent ceux qui ont la chance d’être nés à l’intérieur de frontières qui entourent les lieux de prélèvements.

 

Mercredi 1er avril : soirée débat à Saint-Jean-d’Ardières avec l’association « Handicap en pays Beaujolais » sur l’accessibilité dans les lieux publics. Les témoignages de personnes handicapées physiques ou sensorielles, d’éducateurs ou parents de personnes handicapées mentales, d’architectes, d’élus a permis de mieux comprendre, de progresser dans cette indispensable démarche d’accessibilité.

J’ai rappelé mon engagement dans le schéma départemental des personnes âgées et handicapées pour proposer un statut d’expérimentateur aux personnes porteuses de handicap qui font progresser les techniques spécifiques à la compensation de leur handicap mais qui deviennent « facilitatrice » de la vie courante de tout le monde. Je crois que l’on doit exploiter ces pistes de recherche avec de grands bénéfices pour anticiper l’ergonomie des objets que nous utilisons quotidiennement. C’est une plus-value importante et qui doit devenir rentable économiquement.

 

Jeudi 2 avril : à 11h30 j’avais rendez-vous avec le père TABONE, curé de Belleville, suite à son expression sur mon blog. Je ne conçois pas que le Maire et le Curé d’une commune dialoguent par message blog interposé. C’est bien la moindre des choses que de se rencontrer et échanger. J’ai eu beaucoup de plaisir à me retrouver dans ce presbytère, où j’allais au catéchisme puis au patronage pour repeindre des pièces ou simplement discuter avec le prêtre de l’époque. C’est entre ces murs également que l’on m’a appris à débattre, discuter avec une grande bienveillance.

Le père TABONE m’a reçu très courtoisement, il est charmant. En revanche sur le fond il est intransigeant sur les paroles du pape qui ne peuvent être discutées puisqu’elles sont LA Vérité. J’avoue que je ne peux partager cette soumission et que je crois nécessaire de faire appel à notre raison pour analyser et discuter tout propos, même papaux. Je suis un héritier du Siècle des Lumières, de la Révolution Française (que le père TABONE regrette). Je revendique la tolérance de VOLTAIRE, l’éducation pour l’égalité des chances de CONDORCET.

Nous avons beaucoup échangé sur les propos de Benoît XVI, leur contexte, les excès de leurs attaques et l’aveuglement de leur défense. J’espère avoir fait comprendre au père TABONE le rôle d’un blog, mon souhait de provoquer le débat, les références de mon premier texte incompris. Depuis j’ai appris qu’il existe un site catho : « Touche pas à mon pape » avec une main blanche et jaune aux couleurs pontificales. Le père TABONE, admirateur de Benoît XVI, ne peut concevoir qu’un chrétien convaincu puisse regretter les propos du pape. Une telle soumission me stupéfie et m’inquiète à la fois. Les propos du philosophe Yves COQ, reproduits dans un commentaire du blog, éclairent davantage l’enjeu du débat.

Je m’interroge sur le but recherché par la curie romaine qui manipule cette communication provocatrice. Le but n’est-il pas de provoquer des réactions qui resserrent les rangs des fidèles les plus intransigeants ? C’est la technique développée fin du XIXème siècle par les théoriciens juifs qui ont provoqué l’antisémitisme pour redonner une conscience juive à ceux qui s’intégraient trop à leur goût. Cette thèse est très bien décrite dans la 1ère partie du livre de Jean Denis BREDIN sur l’Affaire Dreyfus écrit en 1983. cela a produit l’Affaire Dreyfus puis le Nazisme et la collaboration. Il faut donc être très prudent avec les apprentis sorciers de la communication pontificale. Jean Paul II, bien que conservateur sur le fond était beaucoup plus ouvert sur la forme ainsi que Monseigneur BARBARIN. Le père TABONE, élève de RATZINGER, préfère nettement l’intransigeance de Benoît XVI. Dont acte. Pour ma part je ne suis pas aveuglé par la parole du chef de l’Eglise catholique, je ne le crois pas infaillible et je continuerai à alerter l’opinion chaque fois que ma conscience me le commandera, en provoquant toujours et encore la réflexion et le partage d’arguments.

 

Samedi 4 avril : forum cantonal à Lancié avec ma suppléante Evelyne GEOFFRAY, accueilli par Jacky MENICHON, maire de Lancié. J’ai rappelé les différentes missions d’un conseiller général :

– siéger dans l’assemblée départementale,

– défendre son canton au sein du Département,

– représenter la population qui l’a élu.

Depuis ma 1ère élection je n’ai jamais manqué d’organiser ce forum, espace d’échanges avec celles et ceux que je représente. Avec les rencontres régulières des élus du canton, les rendez-vous personnels à LYON ou BELLEVILLE, mes échanges sur mon blog, le débat public est un moyen complémentaire de rendre des comptes. Beaucoup de questions ont porté sur la future organisation territoriale proposée par le rapport BALLADUR, les missions sénatoriales et de l’Assemblée Nationale , les conséquences de la crise sur l’avenir du canton et le plan de relance départemental.

 

IL n’y a pas de sujet tabou, la parole est libre, c’est la conception de mon engagement républicain.