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France-Angleterre
La France a réussi le grand chelem en battant l’équipe d’Angleterre. Thomas LIEVREMONT, entraîneur du XV de France, a reçu ce texto : « Ce n’est pas parce qu’ils ont gagné que les joueurs sont heureux, c’est parce qu’ils sont heureux qu’ils ont gagné ».
Rien ne se réussit de beau sans enthousiasme. Ce sont les ambitions collectives partagées qui aboutissent.
Jean FERRAT
Au moment où le Front de Gauche affronte les Verts, l’UMP, le Front National et le PS, Jean FERRAT nous quitte. Ce communiste au look d’écolo était chanté par tous. « La Montagne » est la chanson la plus chantée dans les banquets de pêche, chasse, nature et tradition ! La Fraternité c’est ça : partager l’allégresse de « C’est beau la vie » comme la tristesse de « Nuit et brouillard ». Il chantait la France et l’amour de la France mieux que tous les débats sur l’identité nationale. Les artistes ont ce vrai pouvoir de faire communier les peuples par ce qu’ils ont de meilleur en eux.
Que dire du 1er tour des régionales (2) ?
Les analyses politiques du 1er tour des Régionales semblent montrer que la majorité présidentielle ne s’est pas mobilisée pour aller voter. L’effondrement du MODEM de BAYROU attiré par la gauche laisse vacant le centre traditionnel social, humaniste, européen.
Le Parti Radical doit retrouver sa place dans cet espace politique avec son Président Jean-Louis BORLOO qui peut s’imposer comme le leader charismatique de l’écologie sociale, humaniste et républicaine. Ce doit être notre combat pour apporter à la Majorité Présidentielle et à la France cette force qui lui manque.
Vu au cinéma: la Rafle
La collaboration n’est pas qu’un mot. C’est une honte et la lâcheté ajoutées à l’horreur. Et si nos larmes n’y pourront rien changer, la résistance à la banalisation de la xénophobie reste un devoir.
Lu dans le « Nouvel Obs »
« La mondialisation a dérapé à partir du moment où il était admis que le marché avait toujours raison et qu’aucune autre raison ne lui était opposable. Elle a engendré un monde où tout était donné au capital financier et presque rien au travail, où l’entrepreneur passait après le spéculateur où le rentier prenait le pas sur le travailleur, où les effets de levier, atteignant des proportions déraisonnables, engendraient un capitalisme dans lequel il était devenu normal de jouer avec l’argent des autres, de gagner facilement, rapidement, sans effort et trop souvent sans une création de richesse ou d’emploi » De qui est cette dénonciation ? De Nicolas SARKOZY à DAVOS le 28 janvier dernier.
C’est pour ça que je suis dans la Majorité Présidentielle, c’est pour que ces paroles radicales aboutissent vraiment à une amélioration radicale des conditions de vie de ceux qui travaillent.
Déceptions et espoir
Certes l’équipe de France de Rugby a gagné au pays de Galles, vendredi dernier, gardant ainsi la possibilité d’un grand chelem. Mais je n’ai pas été très fier de cette dernière remise en jeu, ou plutôt en non jeu, dégagée directement en touche pour mettre fin au match et priver ainsi l’équipe de Galles d’une ultime possibilité de gagner.
Où est passé le panache français ? L’esprit du Sud Ouest de la France, de Cyrano de Bergerac ? Ce rugby français fantasque qui permettait de tout remettre en jeu en attaquant de ses 22 ?
Et dire que le rugby n’est qu’un jeu. On comprend alors que pour la compétition électorale des élections régionales on « joue autant p’tit bras ». Le début de campagne est lamentable, la composition des équipes consternante, le niveau des attaques affligeant. Il n’y a presque que Frêche qui brave les appareils parisiens. Faut-il se réjouir de son audace ou s’inquiéter de ses dérives ? Même si ses bravades sont réjouissantes, son cynisme de parrain en fin de règne est symptomatique de la puissance des roitelets régionaux.
De qui viendra la fraîcheur ? J’ai apprécié que Jean Louis BORLOO appelle les candidats radicaux aux élections régionales (qui avalent bien des couleuvres) à s’engager sur un comportement républicain qui leur permettra de soutenir tout projet objectivement utile à leur région et leurs habitants et à refuser un comportement hostile à priori aux propositions des autres camps. Une nouvelle façon de faire de la politique qui me plaît radicalement.
Rencontre avec Eric BESSON sur le débat de l’identité nationale
Comme tout républicain radical, je me suis immédiatement réjoui de la tenue d’un débat sur l’identité nationale. La question de l’opportunité de ce débat ne m’a pas effleuré car ce sujet est, à mes yeux, pertinent d’une manière générale et en tout temps.
Face à l’immense matraquage médiatique qui a cours actuellement, je dois avouer m’être un instant interrogé sur les éventuelles arrière-pensées de ce débat. Mais je suis de ceux qui ont voulu relever le défi et saisir la chance d’exprimer les valeurs auxquelles ils croient et pour lesquelles ils s’engagent. Et la volonté affichée par certains de refuser tout débat n’a fait qu’accroître mon devoir d’y participer.
Les médias ne sont pas tendres avec vous, Monsieur le Ministre, vous le savez mieux que moi. « Qui connaît Monsieur BESSON ? » … Certainement pas moi avant de vous avoir rencontré lors de ce débat. Je me dois de reconnaître que votre écoute, votre analyse et vos réponses vendredi dernier m’ont convaincu de la hauteur et de la profondeur avec lesquelles vous menez ce débat sur l’identité nationale.
J’ai eu l’occasion de vous dire qu’en France, on ne peut parler d’identité nationale sans parler d’ identité républicaine, tant la république et la nation forment un tout cohérent depuis les Lumières. L’identité républicaine est ce supplément d’âme qui permet d’élever l’identité nationale au dessus des seules considérations géographiques ou culturelles.
La philosophie de la république a été évoquée par le Père DEVERT, qui a cité Régis DEBRAY. J’ai prolongé cette référence par l’évocation des DEVOIRS que la république ajoute aux DROITS que la démocratie nous donne. J’ai rappelé le SOLIDARISME de Léon BOURGEOIS, avec le « quasi contrat » qui nous rend redevables envers la société qui garantit notre santé, notre éducation, notre protection sociale, notre sécurité et notre culture. Nos aînés payaient leur « dette » à la république par un service militaire, puis un service national, puis un service civique. Afin de concrétiser une part de ce que nous devons à la France et pour retrouver cet esprit d’engagement pour la république, il convient désormais d’instaurer un service citoyen, effectué par tous.
Les modalités de cet engagement citoyen peuvent être débattues : période unique ou plusieurs périodes, durée, lieu, au sein d’associations « reconnues » ou d’institutions officielles, sur la base du choix, du volontariat ou de la réquisition. Sur le principe, il faut seulement que ce service citoyen soit équitable, obligatoire, sans dérogation ni possibilité de rachat ou de substitution pécuniaire. Il doit viser à un échange ou un accompagnement de ceux qui ont suivi une formation courte par ceux qui ont bénéficié d’un enseignement théorique plus long. Cela peut revêtir un engagement dans la sécurité civile ou militaire ou un engagement humanitaire.
Actuellement, une partie de la jeunesse, qui réussit des études longues et coûteuses, trouve immédiatement des emplois dans des secteurs porteurs justement rémunérés. Et puis, à côté, il y a une jeunesse qui n’a pas réussi dans le cursus classique et qui doit payer encore par des contrats aidés à temps partiel, peu rémunérés, sa participation à une fonction publique très utile, voire indispensable à la société qui présente souvent cette contribution comme une charge de bienveillance.
Depuis la fin du service national obligatoire (dont seuls les plus défavorisés n’étaient pas exemptés), ce sont toujours les plus modestes qui ont répondu aux besoins de la société par les dispositifs successifs : CES, Emplois Jeunes, Contrats Aidés, etc… Quels qu’aient été leurs noms et leurs formes, ils ont toujours été peu valorisants.
Aussi rien n’est plus urgent, aujourd’hui, que la prise de conscience de ce que l’on doit à la société et le partage équitable de cette dette par une jeunesse qui doit se retrouver pour faire ce bout de chemin ensemble. Telle est la noble ambition du service citoyen que nous appelons de nos vœux au nom d’une identité républicaine dans la cohésion nationale.
Disparition de Philippe SEGUIN
Comme beaucoup d’entre vous, de droite comme de gauche, j’ai été touché par la disparition de Philippe SEGUIN. Il incarnait cette tendance républicaine de la droite que l’on dit sociale. Cela le rapprochait de la gauche républicaine qui ne sacrifie pas les devoirs aux droits.
Philippe SEGUIN était un citoyen engagé qui osait et qui résistait. Il avait une réelle légitimité sur l’échiquier politique et pourtant il n’a pas accédé aux postes qu’il méritait. Je pense, bien sûr, à Matignon où il aurait dû être nommé en 1995 après avoir fait gagner Jacques CHIRAC sur le thème de la fracture sociale. Hélas c’est JUPPE qui est devenu premier ministre, à contre temps et finalement ces 2 personnalités ont été sacrifiées.
En entendant Dominique de VILLEPIN sur les médias, je songe à l’injustice qui a permis à cet imposteur d’accéder à Matignon et d’oser encore revendiquer un rôle politique alors qu’il est l’anti SEGUIN : un homme de calcul, de coups tordus, sans légitimité électorale et qui n’incarne aucune tendance politique claire si ce n’est le culte de sa belle personne. Même les ambiguïtés de BAYROU apparaissent plus légitimes ! C’est dire !
La fin ne justifie pas tous les moyens
La main de Thierry HENRY est un réflexe de joueur obsédé par la victoire. Aucun sportif, dans tous les sports, n’a échappé à une telle tentation au cours d’une carrière : une envie irrépressible de gagner.
Nous pouvons tous le comprendre, comme nous comprenons qu’un arbitre ne peut pas tout voir. A partir de là, il convient d’avoir le triomphe très modeste et de se racheter en se hissant enfin au niveau de finalistes d’une coupe du monde.
Des enfants gâtés !
Les progrès de la science nous permettent de bénéficier d’un vaccin contre la grippe A H1N1 et éviter ainsi le développement d’une pandémie qui fera forcément des victimes. Certains refusent, hésitent, s’interrogent.
Je me ferai vacciner dès que possible et j’inciterai tout le monde à en faire autant. Comme je le fais pour le tétanos, la polio, la coqueluche, l’hépatite, etc… Et lorsque nous aurons trouvé un vaccin contre le SIDA aussi et s’il y en a un contre la maladie d’Alzheimer aussi. Parce que le progrès, c’est ça.
On assiste actuellement à une recrudescence des rougeoles et de leurs dramatiques complications parce que le vaccin est refusé par des «bobos » qui trouvent naturel de faire des maladies. L’amanite phalloïde aussi est naturelle je ne le recommande pourtant pas !
