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L’édito de « la Salamandre »-Juillet 2009
Il y a un an, personne ne nous disait vraiment que nous allions traverser une crise d’une telle ampleur. Est-ce que cette nouvelle situation doit remettre en question nos engagements ? Certainement pas ! Au contraire nous devons relever ce double défi du soutien de l’économie par la réalisation des investissements que vous attendez et en même temps être encore plus rigoureux dans les dépenses publiques pour ne pas alourdir les prélèvements fiscaux.
Nous avons décidé cette année de baisser les impôts de la commune.
Cette baisse compensera, en partie, l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères que la communauté de communes est dans l’obligation de percevoir pour faire face à l’accroissement de ses dépenses. La Communauté de Communes pourra ainsi assumer ses missions avec l’aménagement de la gare, la construction d’une nouvelle gendarmerie et la réalisation de la future médiathèque et du nouveau cinéma.
Cette baisse d’impôts communaux ne s’accompagnera d’aucun renoncement à la solidarité. Nous avons octroyé, avec l’ensemble des communes du canton, une aide exceptionnelle au syndicat de gérontologie afin de sauver l’association d’aide à domicile qui est indispensable pour de nombreuses personnes âgées. Avec l’aide du Conseil Général les personnes handicapées ou dépendantes verront même leur participation diminuer et bénéficier ainsi d’une plus grande aide. Cela permettra de créer des emplois supplémentaires d’aide à la personne. Nous avons également augmenté considérablement les emplois d’été que nous proposons aux jeunes de la commune qui ne peuvent trouver de jobs d’été dans les entreprises compte tenu du contexte économique. Nous allons également recruter de nombreux emplois aidés par l’Etat afin de maintenir dans le monde du travail ceux qui sont le plus en difficulté.
Nous ne sacrifierons pas non plus nos principes de développement durable dans les réalisations de la commune. Et nous irons plus loin en proposant à chaque Bellevillois les aides et les conseils pour réaliser des économies d’énergie. C’est d’ailleurs dans ce domaine que nous engageons le plus grand nombre de travaux sur les bâtiments municipaux car au delà du devoir moral de protéger notre environnement, nous réaliserons de réelles économies de fonctionnement dans les années à venir.
Alors que nous partageons l’angoisse des salariés de DIETAL à Belleville dans cette période difficile, comment ne pas nous réjouir du chantier HARTMANN à l’entrée de notre futur parc LYBERTEC. C’est le symbole du dynamisme de notre commune qui récolte les fruits de ses choix politiques. Nous continuerons ce développement dans le plus strict respect de la préservation de notre environnement, de nos paysages et de notre qualité de vie. Une qualité de vie appréciée par tous les Bellevillois anciens ou récents grâce aux équipements sportifs et culturels que nous allons encore réaliser. Nos ressources proviennent du nombre croissant d’habitants et de l’activité économique soutenue par le dynamisme des entrepreneurs locaux qui affrontent la crise avec courage. Nous savons ce que nous leur devons, ils savent que nous soutenons par tous les moyens possibles leur développement.
Enfin je remercie tous les Bellevillois et les Bellevilloises pour l’usage des horodateurs dans le stationnement en centre ville. Avec 40 minutes gratuites nous avons réussi ensemble à libérer de nombreuses places de stationnement qui facilitent la vie de tous et favorisent l’activité des commerçants.
Je vous souhaite à tous de bonnes vacances.
C’est ainsi que s’appelaient celles et ceux qui prirent la Bastille le 14 juillet 1789. Ils étaient prêts à donner leur vie pour des valeurs qu’ils plaçaient au dessus de tout : la LIBERTE, l’EGALITE et la FRATERNITE. La Bastille était le symbole de l’ordre ancien qui s’effondrait, emportant avec lui l’injustice et l’arbitraire.
Comment rendre hommage et rester fidèle à la mémoire de ces révolutionnaires qui ont fait de la France un modèle dans le monde ?
Il ne suffit pas d’assister au concert de Johnny, à une Garden Party ou au défilé des Champs Elysées. Il faut s’interroger sur les bastilles qu’il reste à abattre. Il en est maintenant de virtuelles comme l’ignorance ou le fanatisme qui enferment ceux qui en sont victimes. Ce sont des prisons intérieures d’autant plus redoutables qu’on ne les voit pas toujours.
Et puis il y en a d’autres, très visibles, ostensibles même, comme la burqua qui est une prison individuelle. Librement consentie disent certains ? Comment ne pas ressentir cette tenue comme un affront à celles qui se sont battues pour l’émancipation de la femme. La mode française a toujours accompagné l’évolution des mœurs et c’est l’honneur de notre pays d’avoir permis la libération vestimentaire comme celle des corps et des esprits. La burqua n’est pas un symbole religieux, c’est un signe d’asservissement de la femme, d’un enfermement quasi autistique.
Notre époque souffre d’un individualisme excessif, d’un repli sur soi, d’un mépris de l’autre. Cela a conduit à la crise économique sans précédent que l’on connait par le comportement égoïste de quelques uns qui accumulaient de façon provocante. Nous ne nous en sortirons qu’avec plus de respect et de partage, avec plus de Fraternité et d’ouverture aux autres.
Aussi, nous ne pouvons pas tolérer un repli sur soi, un refus d’ouverture et de partage aussi ostentatoire que l’est la burqua. Nous avons exporté les valeurs de LIBERTE, d’EGALITE et de FRATERNITE dans le monde, ce n’est pas pour importer des pays les plus rétrogrades sur les droits de la femme, une contrainte vestimentaire aussi dégradante que la burqua.
Si la liberté individuelle est un droit, le respect des droits universels de l’Homme est un devoir auquel nous devons veiller. La tolérance s’arrête à l’intolérable. Les héritiers du siècle des lumières doivent combattre toute atteinte à la dignité humaine sinon la Bastille serait tombée pour rien.
Retour des Ateliers Radicaux de Marseille et Retour sur les Ateliers Radicaux
Chaque rencontre radicale est une fête. Jean Louis BORLOO, parfois décoiffant, toujours sensible, suscite l’enthousiasme. Mais chaque retour est douloureux avec la même « gueule de bois » politique. Les médias nous ignorent et la chape de plomb des gros appareils nous retombe dessus pour nous étouffer. Et pourtant, à chaque fois, n’avions pas raison ? Trop tôt ?
N’avions nous pas raison d’appeler à plus de vigilance laïque avant que l’affaire du voile et tout dernièrement de la burqua ne nous alerte sur la montée des intégrismes et de l’intolérance ?
N’avions nous pas raison de soutenir le plan de cohésion sociale de Jean Louis BORLOO, alors que le mot « social » paraissait incongrue dans l’ambiance de dérégulation économique, dont on a vu à quelle faillite elle nous menait.
N’avions nous pas raison de nous engager avec Martin HIRSCH pour le RSA que la majorité discutait ?
N’avions nous pas raison de militer pour un développement durable bien avant qu’Europe Ecologie ne recueille le succès électoral d’une sensibilisation à la protection de notre environnement ?
L’été dernier encore, à Montélimar, nous annoncions la fin du système économique devenu suicidaire et proposions un nouveau modèle économique avec plus de respect des ressources et des hommes. Qui s’en souvient ? Qui le rappelle ?
Pourquoi nous ignorer alors que notre positionnement politique mérite d’être reconnu ? A la création de l’union pour la majorité présidentielle, bien des centristes y sont allés individuellement. Seul le Parti Radical est resté un parti de plein exercice pour incarner le pôle humaniste, social, laïc et européen de cette union. Les libéraux du Nouveau Centre puis les démocrates chrétiens du MODEM, qui n’avaient de mots assez durs pour combattre SARKOZY avec BAYROU, nous ont finalement rejoints, avec retard pour participer à la majorité présidentielle comme en témoigne encore l’entrée récente de Michel MERCIER au gouvernement.
Depuis le début les Radicaux sont loyaux même si nous revendiquons notre différence. « Engagé mais pas enrolé» disait Alain, le philosophe radical.
Il y a un espace entre l’UMP et le PS que se partagent les libéraux du Nouveau Centre, les Démocrates du MODEM et les Républicains du Parti Radical. Le tout nouveau Rassemblement Centriste de Jean Arthuis risque d’aggraver l’émiettement du centre sans plus value en terme de philosophie politique. Après l’échec de François BAYROU avec ses ambigüités et sa stratégie d’opposition personnelle à Nicolas SARKOZY, il revient à Jean Louis BORLOO, une des personnalités politiques préférées des Français d’incarner le centre.
Cela confère au Parti Radical le devoir de s’ouvrir et d’élargir son espace politique à tous ceux qui veulent faire bouger le cours des choses pour bâtir un avenir plus juste, plus responsable et plus solidaire.
4 réflexions au sujet des Européennes
1 – SARKOZY n’a pas été sanctionné. Au contraire le score de l’UMP le conforte. Les Français qui sont allés voter n’ont pas pratiqué l’alternance contre le pouvoir en place, mais ont montré leur constance à donner à la majorité les moyens d’aller jusqu’au bout de son programme. Le Président recueille les fruits de son engagement à la tête de l’Europe pendant la présidence française. Nos concitoyens veulent des élus qui agissent même s’ils ne se prononceront sur le bilan qu’en fin de mandat.
2 – Le résultat de la liste « Europe Ecologie » de Daniel COHN BENDIT et d’Eva JOLY démontre que les enjeux nobles comme l’avenir de la planète rassemblent un grand nombre d’électeurs de cultures politiques diverses. C’est réjouissant de constater que les grandes causes trouvent un écho dans une campagne électorale pourtant bien terne.
3 – Le PS et le Modem ont subi un désaveu de l’affichage de leurs querelles internes et de leurs préoccupations nombrilistes. La critique systématique, excessive donc insignifiante ne fait pas rêver. Cela ajoute de la crise à la crise alors que nos concitoyens veulent s’en sortir.
4 – La campagne n’a pas été exaltante et l’abstention attendue, annoncée, (souhaitée ?) a été confirmée. Il y avait collusion entre les appareils politiques qui faisaient le service minimum et les médias qui ne cherchaient vraiment pas à élever le débat ni à sensibiliser l’opinion. On avait l’impression d’une équipe sportive qui allait jouer un match dans un petit stade, avec peu de spectateurs, en composant une équipe efficace au jeu peu spectaculaire. Ca paye pour l’équipe qui a gagné mais je regrette que l’Europe, et plus largement l’engagement politique, n’ait pas été le prétexte à une sensibilisation et une réflexion politique plus profonde.
Nous traversons une crise de notre société avec des repères qui doivent changer et une jeunesse qu’il faut sensibiliser pour reconstruire un avenir plus juste et plus humain.


