«Si j’avais pensé devoir ébranler la majorité départementale, j’y serais allé»

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« Pourquoi je ne serai pas candidat à la présidence »

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Pas d’alliance avec le FN, Pas une voix pour le FN

Les Radicaux rappellent que leur ligne de conduite reste claire et précise à quelques jours du second tour des cantonales.

Les Radicaux appellent en effet, partout où le cas se présente, à faire barrage au Front National.

Bien entendu, les Radicaux ne partagent pas les propositions politiques des partis de gauche.

Cependant, lorsqu’un duel oppose un candidat de gauche à un candidat du front national, ce sont les valeurs humanistes et républicaines qui sont mises en cause.

Dès lors, sans hésitation, les Radicaux appellent à voter, partout, contre le candidat FN. Le Parti Radical ne banalise pas l’extrême droite.

Débattre sur l’Islam ou la laïcité ? CHICHE !

Nous ne sommes pas dupes des intentions de ceux qui nous proposent de débattre sur la place de l’Islam en France ou sur la Laïcité pour rentrer dans le politiquement correct.

Faut-il pour autant rejeter le débat sous prétexte qu’il serait pipé d’avance ? NON, il faut relever le défi. N’apportons pas d’arguments à ceux qui n’attendent que ça : rester seuls en piste pour débattre et caricaturer tous ceux qui fuient la confrontation.

Au contraire, réjouissons-nous de pouvoir parler haut et fort de la laïcité. C’est grâce à elle que nous pouvons conserver une place digne à toutes celles et tous ceux qui prient différemment de la majorité des « biens pensants » sous réserve qu’ils respectent les règles de notre République laïque.

Il faut oser parler du financement des mosquées alors que l’on entretient les églises avec l’argent public parce que ce sont des monuments historiques ou des biens communaux. Il faut oser parler des menus dans les cantines publiques parce que si l’on doit respecter les pratiques de chacun, les collectivités ne peuvent se soumettre à toutes les exigences individuelles.

Jean Louis BORLOO l’a très bien dit : « attention à ne pas braquer un revolver sur l’Islam » comme la loi de 1905 ne devait pas être « un revolver pointé contre l’Église » selon les propos d’Aristide BRIAND.

Nous devons veiller à la cohésion de la communauté nationale qui rassemble tous les Français quelque soient leurs origines, leurs cultures, leurs religions et l’ancienneté de leur acquisition de la nationalité.

Les radicaux ont permis à la majorité de ne pas se déshonorer sur ce thème la semaine dernière. Encore bravo BORLOO.

Hommage à Marc JULIEN

Nous étions nombreux, très nombreux, mercredi dernier pour partager la peine de Fabienne, l’épouse de Marc et de ses fils Vincent, Simon et Arnaud et pourtant notre peine était si grande qu’elle pesait encore trop lourdement.

« Le temps est loin de nos vingt ans… » chantait Marc et c’est si vrai que l’on ne se souvient plus du jeune homme qu’il fut, du sportif, de l’athlète même. Un de nos copains de classe me rappelait qu’il était imbattable au grimper de corde. On ne le sait pas parce qu’il n’y a pas de médaille du grimper de corde, ni photo, ni article dans le journal. C’est un effort solitaire à l’entrainement pour être en forme au service de son équipe. Marc a été au service du club de Hand comme joueur puis entraineur puis dirigeant puis journaliste puis élu. Il était modeste, discret, efficace et toujours en retrait.

Il a été le sauveur de nombreuses associations, dès qu’une difficulté apparaissait il s’investissait. Il n’était pas de ceux qui ne font que DIRE, lui il était dans le FAIRE. Et une fois la tâche accomplie il s’effaçait. C’est à lui que l’on doit le nom du gymnase intercommunal « Philippe GARDENT » et il était heureux de la présence de Philippe et de Jackson RICHARDSON pour un match de gala. Il connaissait tous les sportifs de Belleville quelque soit leur âge ou leur discipline. Il était rayonnant lors des trophées sportifs qu’il remettait chaque année. Il pouvait réciter le parcours de chaque équipe, de chaque joueur. Il avait une mémoire encyclopédique.

« La plus grande pauvreté serait de n’être utile à personne » Marc était riche, le plus riche d’entre nous. Cette richesse de cœur lui a fait sacrifier bien des ressources et revenus professionnels, personnels que son talent, ses compétences et sa capacité de travail auraient pu lui fournir.

Son engagement pour les autres l’a conduit naturellement vers la vie publique. C’est lui qui aurait dû être Maire de BELLEVILLE. Dès ma 1ère campagne il s’est occupé de tout : les photos bien sur mais aussi les finances, l’administration, les rencontres. J’ai découvert à cette occasion qu’il connaissait énormément de monde et qu’il était apprécié de tous. Je sais tout ce que je lui dois, sans lui je n’en serai pas là aujourd’hui.

DIOGENE se promenait dans les rues avec une lampe allumée en cherchant un Homme, de la même façon je vous mets au défi d’en trouver qui n’aimait pas Marc. Je n’ai pas le souvenir d’un seul désaccord entre nous. Nous étions d’accord sur tout, notre seul différent était sur la conception du temps. Je manque toujours de temps et lui, il en avait toujours. Ou plutôt il en prenait toujours du temps, ou il prenait toujours sur son temps pour les autres en sacrifiant trop souvent son travail et sa famille qu’il aimait tant.

Il n’avait pas de dilemme entre son éthique de responsabilité qu’il privilégiait et son éthique de conviction. Parce que sa conviction était d’être au service des autres. C’était un Humaniste, opératif, pas un donneur de leçon. Il n’est pas facile dans notre société, dans notre culture de dire d’un homme qu’on l’aime. Mais Marc, je l’aimais comme tous ceux, nombreux, qui le connaissaient.

Il avait l’esprit conscrit, c’était un Trip’ailleurs (d’ailleurs c’est lui qui avait trouvé le nom) il s’était occupé du club de Hand, trésorier, Vice-président, il a toujours refusé d’être Président. Il a été au Conseil d’Administration du Comité Départemental et a reçu la Médaille d’Or de Jeunesse et Sport. Il s’occupait du club de gym, de l’AGIVR, du Comité de Jumelage avec SALZKOTTEN. Je me souviens la joie de Marc lorsque nous avons chanté « avoir un bon copain » nous en français et Michael DREIER, le Maire de Salzkotten, en allemand. Michael DREIER est venu avec d’autres amis de salzkotten aux funérailles de Marc, nous rappelant que c’était toujours Marc qui descendait le 1er du car en arrivant à Salzkotten.

Il ne chantera plus « Jolie Bouteille » en imitant l’accent de Graeme ALWRIGHT, nous la chanterons sans lui en l’attendant, comme on l’a attendu souvent, mais cette fois nous l’attendrons trop longtemps.

Il s’était beaucoup impliqué dans les étapes du PARIS-NICE à Belleville et mardi dernier un bel hommage lui a été rendu à PARIS par Christian PRUDHOMME. Marc m’avait dit qu’il avait pleuré en apprenant la mort de Laurent FIGNON qui fut notre 1er interlocuteur. Aujourd’hui c’est nous qui pleurons Marc.

Vincent, Simon et Arnaud peuvent être fier de leur père. En 55 ans, il a fait beaucoup plus pour Belleville et pour ses habitants que bien d’autres en une vie plus longue ou avec plus de responsabilités. Ce n’était pas une raison pour qu’il nous soit arraché si tôt.

Notre peine aujourd’hui est immense parce qu’elle est à la hauteur des bons moments que nous avons partagés avec lui.

Article du Progrès: Hommages à Marc Julien

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Article du Patriote: Disparition de Marc Julien

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« Des gens très bien »

Alexandre JARDIN a écrit un livre sur son grand père Jean JARDIN qui était directeur de cabinet de LAVAL au moment de la rafle du Vel d’Hiv. Comment quelqu’un « de bien » peut se retrouver dans une telle situation de collaboration ? C’est par manque de Fraternité.

Ces responsables avaient de la sympathie pour les juifs qu’ils connaissaient mais la déportation de gens qu’ils ne connaissaient pas, de religions différentes, étrangers pour certains avec un nom « pas très catholique » ne les émouvaient pas.

La Fraternité, ce n’est pas privilégier son frère, le préférer à son cousin et son cousin à son voisin et son voisin à un étranger. La Fraternité c’est considérer chacun comme son frère, quelque soit son nom, son origine, sa couleur de peau, sa croyance, ses différences.

Une famille s’enrichit de la diversité de ses membres. La société s’enrichit aussi des différences et c’est pourquoi ce beau mot de Fraternité doit représenter une valeur vivante et ne doit pas rester lettres mortes sur le fronton de nos monuments nationaux.

Edito de la Salamandre – Janvier 2011

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Avec l’ensemble de l’équipe municipale nous vous souhaitons une belle et heureuse année 2011.

Nous avons bien conscience que la crise que traverse notre pays n’épargne pas nombre de Bellevillois. Dans les périodes difficiles nous devons être encore plus solidaires et attentifs envers ceux qui sont les plus fragiles. Nous avons réorganisé nos services municipaux en renforçant nos services à la population afin d’être encore plus réactifs. Mais je voudrais saluer toutes celles et tous ceux qui se sont engagés dans la réserve communale de sécurité afin de porter secours en cas de difficultés. Nous avons déjà mesuré leur disponibilité et leur engagement. Ils méritent tous un grand merci pour l’exemple qu’ils donnent et pour les valeurs humaines qu’ils véhiculent.

Nous devons porter une attention toute particulière aux jeunes qui galèrent parce que l’activité économique ne leur propose pas d’emplois. Nous soutenons toutes les initiatives pour les motiver, les mobiliser et ne pas les laisser se décourager. Toute la vie associative participe à cette mobilisation et ce soutien.

Nous avons le devoir de gérer au mieux notre collectivité, personne ne comprendrait le moindre laxisme dans cette période où nous devons tous ensemble participer à l’effort de redressement de notre économie. Nous resterons ferme sur les grands principes qui nous ont toujours guidés : pas d’augmentation d’impôts, désendettement de la commune tout en poursuivant notre effort d’investissement grâce à une gestion rigoureuse. Car nous devons rester optimistes et préparer l’avenir. Les grands projets qui sont développés dans ce bulletin municipal participent aussi à l’activité économique de notre territoire. Nous pouvons les réaliser à cette dimension grâce à notre association avec les 10 autres communes de notre communauté de communes.

Nos frontières municipales n’ont aujourd’hui plus aucun sens pour nos équipements ou nos activités. La réforme des collectivités territoriales doit nous inciter à nous interroger encore sur la pertinence de nos limites actuelles. C’est la cohérence territoriale, l’efficacité économique et la possibilité de réduire nos dépenses qui doit nous guider. Je fais confiance aux élus de notre territoire pour ne retenir que l’intéret général dans les décisions que nous aurons à prendre. Avec St Jean et Taponas pour la station d’épuration, avec Dracé pour l’urbanisme et toute la communauté de communes pour la gare et le futur complexe culturel cinéma-médiathéque, avec St Georges, le Département et la Chambre de Commerce pour le LYBERTEC nous avons su partager les décisions les plus importantes pour rendre notre territoire performant et votre vie plus agréable.

Bien sur les chantiers en cours créent des inconforts passagers. Je vous remercie toutes et tous pour votre compréhension et votre implication dans la vie municipale. Nous continuerons encore à vous servir au mieux et vous représenter le plus fidèlement possible dans les décisions à venir.

« Soyons nous même le changement que nous désirons voir dans le monde ».

Article du Patriote du 30 décembre 2010

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