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« Pourquoi je ne serai pas candidat à la présidence »

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Article du Patriote du 30 décembre 2010

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L’Edito du bulletin de l’intercommunalité

Notre pays est engagé dans une vaste réorganisation territoriale et fiscale avec la disparition de la Taxe Professionnelle et la réforme des collectivités territoriales. Nous avons anticipé ces évolutions par la mutualisation des services entre la Commune de BELLEVILLE et la CCBVS. Notre objectif est triple : rendre un meilleur service aux habitants, optimiser notre organisation et réduire les coûts de fonctionnement. Les agents de nos deux collectivités ont parfaitement joué le jeu et les élus œuvrent tous pour la réussite de cette mutation. Vous restez attaché à votre Mairie et à nos élus municipaux qui représentent le niveau de proximité le plus efficace et le plus appréhendable. Mais l’aménagement de notre territoire et son développement économique nécessite la mutualisation de nos compétences.

La taxe professionnelle représente aujourd’hui la majorité des recettes de notre Communauté de Communes. Sa disparition, même si elle est compensée, ne sera pas sans conséquence sur les ressources de notre collectivité. Cette année un gros effort a été demandé à celles et ceux qui payent la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) pour que cette contribution passe de moins de 50 % à plus de 70 % des charges de ce service. Cette décision a été prise avec un souci de vérité des coûts induits par les déchets que nous produisons et de sensibilisation de chacun d’entre nous. Plus nous trierons, plus nous composterons, moins nous produirons de déchets et moins nous paierons pour leur traitement.

Les grands chantiers de notre Communauté de Communes sont engagés, le premier d’entre eux est le réaménagement de la gare qui perturbe beaucoup la vie de ceux qui prennent le train pour aller travailler chaque jour. Nous voulons arriver à un juste équilibre entre le stationnement de ceux qui n’ont pas d’autres solutions que de venir en voiture mais aussi ceux qui viennent à pied, en 2 roues ou par les transports en commun que nous voulons développer. Notre Communauté de Communes est aussi engagée dans le LYBERTEC qui réalise cette grande zone d’activité sur Belleville, Charentay et St Georges de Reneins. La 1ère entreprise en construction est l’usine HARTMAN qui emploiera 150 personnes. Nous allons également construire une nouvelle gendarmerie adaptée aux nouveaux effectifs de gendarmes et le complexe culturel Cinéma-Médiathèque, à proximité du lycée et du collège.

Nous restons, agents et élus, à votre disposition pour échanger sur nos orientations et notre gestion. Nous vous remercions de votre implication dans la vie de notre collectivité.

Gérard CANARD nous a quittés

Il restera toujours « Monsieur BEAUJOLAIS », celui qui a hissé au sommet la notoriété de ce breuvage. Ses compagnons du beaujolais ont dit « chapeau l’artiste », saluant son talent. Il faut aussi saluer les longs et pénibles travaux que ce travailleur infatigable, voyageur aussi infatigable, a dû accomplir.

Infatigable mais hélas pas inépuisable. Son oeuvre peut être comparée à celle d’un tailleur de pierre, la pierre bleue de Brouilly, l’une des plus dure au monde comme il se plaisait à le rappeler. Chaque poignée de main, chaque verre levé furent autant de coups de maillet sur le ciseau qui taille cette pierre et fait jaillir une étincelle pour illuminer l’univers.

Gérard CANARD était un humaniste. Pas un humaniste de salon, un humaniste opératif C’est en misant tout sur les relations humaines, la sincère amitié, la fraternité qu’il a mené sa tâche. Il nous quitte en ce printemps 2009 alors que la crise marque la faillite des experts en tout genre : marketing, étude de marché, analyse financière. Gérard c’était tout le contraire. Le primat de l’humain sur l’économique et il a réussi merveilleusement la promotion du Beaujolais grâce à ces valeurs humaines de confiance, de respect et de fidélité.

C’était aussi un homme de devoir. Il s’est imposé un devoir de réserve lorsque ses successeurs ont remis en question la méthode CANARD, démolissant tout l’édifice de sympathie qu’il avait patiemment construit autour du Beaujolais. Cette réserve officielle ne l’empêchait pas de porter en privé des jugements francs et directs sur les incompétents prétentieux qui se sont installés à sa place.

Gérard était aussi un homme de conviction. Militant Républicain Radical il ne s’est jamais retranché derrière sa fonction, sa notoriété pour ne pas prendre parti. Il a su s’engager de façon juste et digne en gardant le respect de tous.

Je sais tout ce que je lui dois et le poids de son soutien.

Je me souviens aussi des grandes causes auxquelles il a associé le Beaujolais. Lorsque l’Afrique du Sud s’est engagée à sortir de l’Apartheid, son équipe de rugby a été autorisée à rencontrer à nouveau les équipes européennes. Le premier match a eu lieu en France, à Lyon et la réception dans le Beaujolais grâce à la complicité de Gérard et de Bobosse. La convivialité n’enlevait jamais rien à la grandeur.

Et puis, je ne peux m’empêcher d’évoquer ces bons mots, son humour dont il agrémentait ses discours, ses interventions. Chaque fois il feignait de les laisser échapper presque à son insu, s’excusant, avant même d’en avoir terminé.

 

Alors pour rester fidèle à sa mémoire, je me risquerai à dire que c’est bien la 1ère fois que Gérard, si courtois, si attaché aux conventions et aux rituels, manque de savoir-vivre et nous laisse seuls, dans l’embarras, sans lui.

Rapport sur la santé et la prévention pour le Département

En tant que Vice-président chargé de la santé et de la prévention au Conseil général, j’ai présenté ce rapport en séance publique le 30 janvier dernier :

« Le Président de la République a rappelé en septembre dernier que « la santé est un moteur de la création d’emploi et de richesse dans notre pays ». Il s’appuyait sur le rapport ATTALI qui soutient que « le secteur de la santé ne constitue pas une charge mais un moteur de croissance ». L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère également qu’il est « rentable » d’investir dans le champ de la santé.

Mais en période de crise économique il convient également de s’interroger sur les valeurs et les priorités qui sous-tendent notre engagement. La santé, (le bien-être physique, psychique et social ainsi que l’a définie l’OMS) c’est à dire ce qui permet la vie est bien la raison essentielle de l’action de notre collectivité dont la solidarité est le premier domaine d’intervention.

Depuis de nombreuses années le Département est porteur de multiples actions relevant du champ de la prévention et de la promotion de la santé. Toutefois cette intervention n’a jamais fait l’objet d’une approche globale recoupant tous les domaines de compétence de la collectivité. Ainsi, ce rapport se veut un état des lieux non exhaustif mais prospectif destiné à une prise de conscience collective de l’importance de notre engagement dans ce domaine et vise à vous proposer de nouvelles perspectives d’action pour les années à venir.

Nous devons faire face désormais à un nouveau type d’épidémies, celles que l’on qualifie de « socio-comportementales » (les maladies cardio-vasculaires, les accidents, les conduites à risques, le diabète, le tabagisme, l’obésité) qui ont un coût social et économique non négligeable pour la collectivité. Paradoxalement la demande de bien-être et d’une vie « en bonne santé » n’a jamais été aussi forte dans la société. On veut bien vivre et bien vieillir. Dans ce contexte, les collectivités ont un rôle prégnant à jouer, le Département notamment grâce à ses compétences et son organisation territorialisée.

Le Département est une collectivité légitime à intervenir dans le domaine de la prévention et de la promotion de la santé car cette action s’inscrit dans le cadre de ses compétences légales ( Personnes âgées, Personnes handicapées…) et confortée par la participation à de nombreux réseaux (réseau de périnatalité AURORE, prévention de l’obésité REPOP). Aussi parce que cette action va au-delà et résulte d’une volonté politique (soutien au dépistage organisé des cancers, Bus Info Santé, sécurité routière, défibrillateurs, lutte contre l’ambroisie…) et se trouve en cohérence avec le Plan Régional de Santé Publique.

Il existe un réel intérêt pour le Conseil Général à investir ce champ. La prévention et la promotion de la santé sont susceptibles de réduire de 70 % la charge de morbidité mondiale. Parce que les conduites à risque, quelles qu’elles soient, ont un coût pour la collectivité (chronicité des maladies, handicap…). Il existe un enjeu sur ce positionnement du Département dans le contexte de création des futurs Agence Régionale de Santé (dans le cadre de la future loi « Hôpital, Santé, Patient, Territoire »).

Enfin, le Conseil Général possède des atouts non négligeables pour intervenir. Ses compétences lui permettent d’avoir une approche globale de l’individu et de son environnement (de la naissance à la personne âgée) qui facilité une action cohérente et sur le long terme. Son organisation territorialisée lui permet d’envisager de réels projets de territoire adaptés aux spécificités locales pour des actions pertinentes, facilement réajustables et évaluables. L’analyse du budget relève 350 millions d’€ pour la santé et la prévention, le Département emploie 540 professionnels (auxiliaires de puériculture, infirmiers, sages-femmes…), dont 160 médecins.

Quelles sont les perspectives et les propositions ?

Le 1er enjeu est de conforter la position du Département comme acteur de prévention et promoteur de la santé. L’objectif est d’accroître la cohérence et la lisibilité des actions entreprises, en encourageant le développement de démarches transversales dans la collectivité, en sous-tendant cette action sur un plan de communication stratégique et en promouvant le PNNS (Plan National Nutrition et Santé).

Le 2ème enjeu est de profiter de l’organisation territoriale des services pour que le Département soit un acteur reconnu dans le champ de la lutte contre les inégalités sociales de santé. L’objectif est de repérer des populations ou territoires cibles et mener des actions le plus en adéquation possible avec la réalité locale et y adjoindre des financements axés sur ces projets. Pour cela il faudrait organiser une étude du territoire du Rhône faisant émerger les thématiques et les populations prioritaires, élaborer un schéma départemental « santé-prévention » fixant pour les années à venir les axes forts du soutien de la collectivité, inclure dans les projets de territoires des Unités Territoriales des axes liés à la réduction des inégalités sociales de santé en lien avec le Programme Régional de Santé Publique (PRSP) et les résultats de l’étude du territoire du Rhône.

D’autre part, je vous demande d’approuver 2 actions très spécifiques et néanmoins porteuses de sens pour le Département :

– Approuver le principe d’une démarche expérimentale de mise en place de défibrillateurs automatiques et semi-automatiques dans les parcs et musées départementaux.

Cette démarche s’inscrit en cohérence avec les préconisations de ce rapport et notamment son axe en faveur d’une politique active de promotion de la nutrition et de l’activité physique. Un prochain rapport sera entièrement consacré à cette expérience.

– Approuver le principe de l’accueil en stage des internes de médecine générale et approuver les conventions qui y sont afférentes.

Outre la découverte de la pratique de la médecine territoriale, ces stages sont l’occasion d’une sensibilisation de ces futurs praticiens à la santé publique, la prévention et la promotion de la santé. Ces stages favorisent également une connaissance réciproque des milieux sanitaires et médico-sociaux. »

 

Ce rapport a été approuvé à l’unanimité des différents groupes politique du Conseil Général.

Article « Entreprendre en Beaujolais »: LYBERTEC

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Election du Président et des Vice-Présidents du Conseil Général

Michel MERCIER, président sortant du Conseil général du Rhône a été réélu président ce jeudi 20 mars. Il a obtenu 29 voix sur 54 suffrages exprimés dont 22 votes blancs et 3 voix pour Martial PASSI (Parti Communiste), qui s’était aussi porté candidat.

Il a été procédé à l’élection de 15 vice-présidents qui, avec le Président composent le bureau exécutif.

Ont été élus :
– Dominique PERBEN, 1er vice-président,
– Jean Luc da PASSANO, 2ème vice-président,
– Dominique NACHURY, 3ème vice-président,
– Danièle CHUZEVILLE, 4ème vice-président,
– Albéric de LAVERNEE, 5ème vice-président,
– François BARADUC, 6ème vice-président,
– Jean Paul DELORME, 7ème vice-président,
– Raymond DURAND, 8ème vice-président,
– Bernard FIALAIRE, 9ème vice-président,
– Michel THIEN, 10ème vice-président,
– Paul DELORME, 11ème vice-président,
– Georges BARRIOL, 12ème vice-président,
– Daniel POMERET, 13ème vice-président,
– Charles BRECHARD, 14ème vice-président,
– Lionel LASSAGNE, 15ème vice-président.

La commission permanente, qui statue sur les affaires courantes du département est composée des 54 conseillers généraux.

Lors de la prochaine séance publique, il sera procédé entre autres, à la constitution des commissions spécialisées et à la désignation dans les différents organismes où le Département est représenté.

Résultats élections cantonales – canton de Belleville

Communes
Inscrits
Votants
MAHUET (PS)
HENRI (FN)
FIALAIRE
BISSAY (PCF)
Belleville
4082
2249
21.59 %
8.33 %
66.01 %
4.07 %
Cercié
677
444
18.40 %
15.33 %
61.79 %
4.48 %
Charentay
787
512
17.66 %
11.91 %
64.27 %
6.16 %
Corcelles
567
424
20.65 %
20.65 %
55.72 %
2.99 %
Dracé
612
367
16.85 %
19.10 %
61.24 %
2.81 %
Lancié
545
373
24.58 %
12.29 %
53.91 %
9.22 %
Odenas
579
396
21.88 %
10.94 %
61.98 %
5.21 %
St Etienne les Oullières
1281
735
19.09 %
10.75 %
66.34 %
3.82 %
St Etienne la Varenne
513
346
17.17 %
13.55 %
65.36 %
3.92 %
St Georges de Reneins
2964
1683
17.77 %
13.84 %
63.85 %
4.44 %
St Jean d’Ardières
1834
1107
22.13 %
13.54 %
59.29 %
5.04 %
St Lager
699
447
10.75 %
12.38 %
74.30 %
2.57 %
Taponas
512
348
13.82 %
17.35 %
63.53 %
5.29 %
Total
15652
9431
19.36 %
12.60 %
63.56 %
4.49 %

Participation : 58.11 %

LYBERTEC (LYon BEaujolais Rhône TEChnoparc)

Le projet de grande zone d’activité sur notre canton est né il y a quelques années au Conseil Général devant le constat d’absence d’espace encore disponible pour accueillir de grandes industries dans le département du Rhône. L’agglomération lyonnaise s’étalait dans l’Isère vers l’Isle-d’Abeau, au delà de Saint-Exupéry et dans la plaine de l’Ain.

C’est ensuite la Chambre de Commerce, présidée par Pierre Alloin, qui a porté l’étude de ce projet avec la création d’un syndicat mixte rassemblant le Conseil Général, la CCIVB, les Communautés de Communes Beaujolais-Val-de-Saône et Vauxonne, la Chambre des métiers avec la Chambre d’agriculture et le soutien de la Région Rhône-Alpes.

Un périmètre d’étude de 700 hectares a été défini entre Belleville, Charentay et Saint-Georges-de-Reneins à l’Ouest de la voie ferrée. Les études ont retenu un potentiel de 350 hectares aménageables et les collectivités se sont entendues sur les 150 hectares le plus au nord pour démarrer ce projet. D’emblée nous avons voulu placer ce projet dans un contexte de haute qualité environnementale et toutes les études ont été menées dans cet d’esprit.

J’ai invité, dès 2004, le sénateur Laffitte qui a conçu et créé « Sophia Antipolis », le grand parc d’activité qui génère 60 % du PIB des Alpes-Maritime. Le ministre de l’Industrie de l’époque, François Loos, est également venu soutenir ce projet lors de notre démarche de pôle de compétitivité rural.

J’ai constitué un groupe de réflexion piloté par Yves Buchsenchuss, qui fut directeur de Blédina à Villefranche, pour réfléchir avec d’autres entrepreneurs de la filière agroalimentaire, de la production à la distribution. C’est d’ailleurs ce groupe qui a proposé le nom de LYBERTEC (LYon BEaujolais Rhône TEChnoparc) pour afficher notre situation économique dans la Région Urbaine de Lyon et la plus-value de la notoriété du Beaujolais.

Le syndicat d’étude du Beaujolais Technoparc a laissé sa place à un nouveau syndicat de réalisation LYBERTEC que je préside avec la participation du Conseil Général pour 50 %, de la CCIVB pour 30 %, de la CCBVS pour 17 % et de la CCBV pour 3 %.

Aujourd’hui une première entreprise veut s’implanter sur 14 hectares. Nous avons le double défi de réussir l’implantation de cette entreprise dans les meilleures conditions de développement durable et bâtir parallèlement la charte et le cahier des charges de la future zone pour répondre aux normes 14 001 qui garantissent la qualité environnementale de zones d’activités.

Ce projet devrait générer 2000 à 4000 emplois et offrir un potentiel de développement extraordinaire pour notre région Beaujolaise Val de Saône.

1ère réunion publique à Taponas (19 janvier)

Nous avions choisi, volontairement, la plus petite commune du canton pour notre première réunion cantonale. C’est le symbole de la considération que nous devons porter aux problèmes de tout notre territoire.
La participation des référents de chaque commune a permis de réunir une assistance nombreuse. Le débat a été intéressant, j’ai senti une assistance motivée.
C’est le résultat de l’élection cantonale, le 9 mars prochain, qui donnera du poids à mes prises de position au Conseil Général.
Je crois que le message est bien passé et que nous allons faire une campagne énergique. C’est très important.
Je remercie encore toutes celles et tous ceux qui s’impliquent dans cette aventure. Ils sont formidables, je ne vais pas les décevoir.