14 juillet 2010

La prise de la Bastille reste le symbole de l’allégresse avec laquelle le peuple de France s’est libéré du joug de l’arbitraire et de la tyrannie.

Cette aspiration à la LIBERTE allait constituer le grand combat du XIXème siècle avec l’instauration difficile de la liberté de conscience, de réunion, d’association, de la presse, etc… qui allait diffuser dans toute l’Europe. Tout ne s’est pas passé aussi joyeusement que le 14 juillet 1789 il y a eu aussi la Terreur et ses horreurs. Puis les excès du libéralisme avec le travail des enfants et des conditions de travail insupportables.

C’est le principe d’EGALITE qui allait guider l’évolution du XXème siècle avec l’égalité des chances par l’école publique gratuite et obligatoire mais aussi ses excès par l’uniformisation imposée par les régimes totalitaires et leurs malheurs. La chute du mur de Berlin à mis fin à cette utopie comme l’effondrement de Wall Street à mis fin à l’illusion ultra libérale.

Il nous faut désormais reconstruire un monde meilleur avec un juste équilibre entre la LIBERTE et l’EGALITE mais qui développe davantage la FRATERNITE.

La Fraternité c’est la nécessaire solidarité entre les peuples et les générations. C’est le respect des différences qui enrichissent notre humanité. C’est une société de partage plus que de lutte et de spéculation. Prenons l’exemple des retraites. Pourquoi ne l’aborde t-on pas avec plus de dignité ? On nous dit « il faut travailler plus longtemps pour payer nos retraites » c’est faux. Nous ne cotisons pas égoïstement pour épargner de l’argent que nous retrouverons à notre retraite, nous cotisons pour payer la retraite de nos parents, de nos aînés. Aujourd’hui nos cotisations ne suffisent pas. Alors il nous faut travailler davantage. Nous avons accepté de travailler le lundi de Pentecôte ou l’équivalent pour aider davantage les personnes âgées dépendantes et les personnes handicapées, il n’est pas une catastrophe climatique qui ne suscite un élan de générosité de la part de nos concitoyens. Nous sommes prêts à travailler quelques mois supplémentaires pour ceux qui en ont besoin.

En invoquant ces valeurs nobles nous mobiliserons nos générations et nous donnerons l’exemple à nos enfants dont nous aurons besoin, de l’engagement à assurer nos retraites le jour venu. Ce n’est pas en leur léguant une dette supplémentaire que nous obtiendrons leur adhésion.

Alors équilibrons nos comptes et assurons-nous d’une gestion juste et irréprochable de la solidarité nationale.

En cela nous nous montrerons les dignes héritiers de ceux qui en 1789 aspiraient au bonheur universel.

Publié le juillet 19, 2010, dans Ce que j'ai à vous dire, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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