Journal de voyage du Canada

« Hélas ai-je pensé, malgré ce grand nom d’HOMMES

que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes… »

Au sommet du Mont Royal qui domine Montréal, saisi par un vent frais au cœur de la forêt rougeoyante de l’été indien, j’ai la sensation de me fondre dans la Nature, de revenir à l’essentiel primitif. Et je pense à la crise qui ébranle le monde : comment l’emballement de l’économie virtuelle, la spéculation, le délire des rémunérations mirobolantes, la démesure ont-ils pu aller si haut, si loin, jusqu’à perte de vue de l’entendement humain ? Et puis brutalement le crac boursier, la crise économique avec ce qu’elle va comporter de drames humains, de douleurs, de souffrances pour les plus faibles.

Le Canada, par sa culture si intégré à la Nature, ramène à plus de rusticité dans la réflexion. L’étendue, le climat rigoureux rappellent sans cesse que l’on peut profiter du beau temps mais…sans se découvrir d’un fil. Cette vigilance qui rapproche des réflexes primitifs des chasseurs, des trappeurs ne permet pas de s ‘éloigner de notre condition d’homme, de modeste élément de la Nature.

Le vent frais qui nous fouette le visage apporte cette fraîcheur dans la réflexion, salutaire pour analyser la situation : N’est-il pas normal que la bulle financière éclate tant elle enflait de façon disproportionnée avec sa pellicule de plus en plus fragile ? Après le réajustement qui va s’opérer, pourra-t-on imaginer une organisation plus raisonnable de l’économie, de la production de richesses et de leur répartition ? Nous avons déjà traversé de nombreuses crises, nous avons déjà rebattit, reconstruit et hélas reproduit des inégalités. Mais c’est la 1ère crise du XXI ème siècle qui sera traitée après l’élaboration du concept de Développement Durable.

Est ce que cette notion de Développement Durable est assez diffusée, partagée, appréhendée pour influer la reconstruction ? Est-elle « la » chance de relance de la société avec la prise en compte environnementale ? Est-ce qu’une nouvelle gouvernance permettra une évolution sociale et sociétale positive ? Enfin, est ce que le réalisme économique qui est revendiqué dans le triptyque du développement Durable s’imposera aussi aux nouvelles organisations ? Simplement, est ce que le Grenelle de l’Environnement sera le canevas de la reconstruction, notre nouveau « plan Marshall » ?

Je le crois, profondément, et mon engagement politique consistera à faire reconnaître et partager cette conviction par la démonstration et l’exemple.

Publié le octobre 15, 2008, dans Non classé, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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